30.06.2009
Un pique-nique pour la tolérance
A l’heure où le racisme et l’antisémitisme pointent à nouveau le bout de leurs bottes, je suis très attaché au collectif, Shalom, Paix, Salam.
Ce collectif a pour but de rappeler le bien vivre ensemble entre communautés de différentes religions dans le respect et le partage.
Nous devons continuer le dialogue et affirmer que ce qui se passe en Israël et dans les pays du Proche-Orient sont des problèmes de politique étrangère mais ne doivent en aucun cas s’installer dans nos cités et diviser nos communautés et notre jeunesse.
Nous devons lutter contre des KEMI SEBA, des SORAL et autres M’BALA et se battre pour le respect d'autrui.
A cette fin, un pique-nique sera organisé le dimanche 5 juillet 2009
Adresse : Parc Itzhak Rabin, Paris 12e Métro : Bercy, Cour-Saint-Emillion Bus : 24, 87
Il faut s’y rendre nombreux, en famille, avec vos amis. Et apportez vos spécialités, orientales, ashkenazes, goyes, ou tout autre délice (plus vos guitares, derbouka, violons, flute, etc.) à faire découvrir et partager!
Les musiciens, artistes et les associations sœurs et amies sont chaudement invités à nous contacter. En espérant que le soleil sera aussi de la partie!
But: se retrouver, ou faire connaissance, échanger idées et idées de projets pour la rentrée.
Pour ceux qui regrettent de ne pouvoir venir, un 2e pique-nique aura lieu au même endroit et à la même heure le dimanche d'après, 12 juillet.
C'est l'été et pour se réunir et parler projets, mieux vaut un pique-nique gratuit au soleil, qu'une salle de réunion payante :-)
JPB
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15:35 Ecrit par Le MODEM de Châtenay-Malabry dans 05 Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shalom, paix, salam. pique-nique, rencontre, racisme, tolérance, monchatenay, jean-pierre bozzonne, blog politique
29.06.2009
Un emprunt d'Etat au doux parfum pompidolien
François Fillon a réuni dimanche le gouvernement pour lancer un débat sur les priorités qui seront financées par l'emprunt national annoncé lundi dernier par le Président Sarkozy.
Cet emprunt nous rappelle les vieilles ficelles économiques qui tenaient lieu de pratiques courantes en France, sous de Gaulle, Pompidou et Giscard d’Estaing. Le Franc était en compétition avec d’autres monnaies en Europe et nombreux économistes français s’accommodaient des mécanismes inflationnistes récurrents pour en diminuer les effets.
Que cette époque me parait lointaine
Aujourd’hui, l’Euro a remplacé le franc, la banque centrale européenne impose son La, l’inflation est proche du zéro absolu et le la dette dépasse 7% du Produit Intérieur Brut. On se demande dans ces conditions si l’emprunt national imaginé par le shadow cabinet de Nicolas Sarkozy et médiatisé par le Premier Ministre (qui n’aurait pas été consulté sur son bien fondé) pourrait relancer la machine économique ?
A voir comment les choses se mettent en place, nous nous situons surtout dans la communication politique plutôt que dans la volonté de réduire les déficits structurels. Comme nous savons encore que très peu de choses sur cet emprunt, notamment à combien il s’élèvera, on ne peut qu’émettre quelques réserves de bon sens et s’en remettre au calendrier de Matignon pour en connaître davantage.
Disons pour finir qu’une hausse des taux d’intérêts fortuite (même si ce n’est pas la tasse de thé de J-C Trichet) enraierait définitivement le peu d’oxygène que cet emprunt serait supposer apporter et qu'enfin, Il n’est pas non plus certain que les français répondent à l’élan national demandé et y souscrivent en masse.
JPB
13:49 Ecrit par Le MODEM de Châtenay-Malabry dans 02 Politique en France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : emprunt d'etat, pompidou, monchatenay.com, jean-pierre bozzonne, blog politique
28.06.2009
MUTATIS MUTANDIS
Certains ont cru déceler dans mon précédent article, un besoin de justifier mon départ du MODEM et mon ralliement à Alliance Centriste. J'ai voulu avant tout informer et rester factuel.
Il ne m'a pas semblé manquer de cohérence. Et ceux qui me font l'amitié de me lire, on senti le malaise s'installer et un glissement vers cette rupture. Il me semble que j'avais annoncé assez tôt "la couleur".
Je dis ce que je fais, et je fais ce que je dis.
Pour le reste :
En 2007, Jean Arthuis n’a ni voulu rejoindre le MODEM, ni le Nouveau Centre d’Hervé Morin, partenaire de l’UMP. Il juge comme catastrophique le morcellement des centristes en plusieurs partis. Une association se crée quelques temps plus tard, « Rassembler les Centristes » dans ce sens. Son objet vise à réunifier la famille centriste
Cette Association rencontre un fort succès, se démultiplie dans toute la France. Mais rapidement, ses statuts limitent ses champs d’actions politiques. Il convenait naturellement que ces associations se retrouvent sous la bannière d’un même corps politique. C’est dans le prolongement de son association qu’est née Alliance centriste.
L'article premier des statuts de ce nouveau parti précise que "sa durée est conditionnée par sa vocation à promouvoir l'unification des formations centristes". Ce qui signifie en clair que ce parti sera dissout le jour où le Centre sera à nouveau réuni sous une même bannière, autour d’un seul Chef.
Il est précisé que le Président ne peut en aucun cas faire parti d’un gouvernement de n’importe quelle sensibilité, à n’importe quel poste.
La charte éthique souligne les valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes que revendique le mouvement tout en mettant l’accent sur le développement durable et l’économie sociale de marché.
En fait, je suis adhérant de l’association de Jean Arthuis depuis quelques jours. Dès lors que le statut associatif tombe et transforme ses adhérents en « encartés politiques », il ne m’apparaissait pas honnête de le taire (ne serait-ce que vis-à-vis de tous mes amis politiques restés au MODEM) : cela aurait été triché.
Si l’Alliance Centriste admette qu’on puisse être encarté au MODEM et membre d’A.C, il me semble que les statuts du Mouvement Démocrate rejettent tout cumul dans ce sens.
Je vais donc envoyer une lettre de démission de mes fonctions de Conseiller départemental et de membre du bureau exécutif du MODEM.
Il n’est pas question maintenant d’avoir une attitude hostile et ironique face au MODEM ainsi que vers les militants que je respecte et qui restent mes amis dans leur grande majorité.
Je ne me suis pas transformé dans la nuit du vendredi au samedi.
Il n’y a d’ailleurs pas grand-chose qui différencie les deux mouvements. La grande différence réside sûrement sur une éventuelle alliance que le MODEM serait prête à tenter avec des partis de gauche. Ce qui semble être rédhibitoire pour Alliance Démocrate (dont le seul but, je le répète est de rassembler au Centre). Mais cela ne m’apparaît pas être une cause suffisante pour me sentir en désaccord idéologique avec Alliance Centriste.
Je ne veux plus entendre parler de François Bayrou. C’est le rejet de l’incarnation politique d’un homme qui a fait que je quitte ce mouvement et rien d’autre. Si le sens de mon engagement en 2007 vers François Bayrou avait eu encore un sens en 2009, je n’aurais pas fait ce pas de deux.
J’estime que si on ne croit plus en celui qui incarne un parti politique, il faut se retirer. Pour ce qui est du MODEM, l’incarnation est totale. Je suis en désaccord avec cela, donc je pars.
Un militant PS me fait remarquer que chez eux, ils ont des courants qui évitent la multiplication des partis. Il y a les Fabusiens, les Hollandistes et les Strauskahnien. Le Centre n’a pas cette tradition. Pour lui, vu de sa fenêtre, je suis devenu Hollandiste ! Ca m’a beaucoup amusé mais cela n’engage que lui, bien évidemment.
JPB
Artiste : levi van helen
20:17 Ecrit par Le MODEM de Châtenay-Malabry dans 04 MODEM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, alliance démocrate, jean arthuis, blog politique, monchatenay.com, jean-pierre bozzonne
Je quitte le MODEM et passe au Haut-débit
Deux ans et être revenu au point de départ.
Deux ans et devoir à nouveau plancher sur des problématiques de gouvernance et dénoncer les déficits démocratiques d’un mouvement qui se voulait exemplaire en la matière.
Deux ans et devoir à nouveau reconquérir un électorat qui s’est distillé entre le Centre-gauche et les Ecologistes.
Deux ans depuis que d’élections nationales en élections internes, chacun s’est placé, s’est positionné, a trouvé un petit strapontin, n‘a parlé que de cela, s’est arraché les tripes avec son voisin pour savoir qui prendrait la place de l’autre à la présidence d’un petit département dont tout le monde se fout ! Rejouant dans toute la France le même psychodrame.
Deux ans où personne n’a jamais parlé sérieusement de politique, ayant pour unique consigne de relayer la parole du chef. L’homme « présidentiel ».
Deux ans d’épuisement au bout desquels il nous faut aujourd’hui signer une pétition et adhérer à un collectif pour être entendu.
Petite anecdote : Il y a 3 jours j’appelle Karine, la secrétaire de François Bayrou, pour lui dire que j’aimerais parler au Président, le rencontrer. Qu’il m’accorde au moins 2 minutes d’attention par téléphone. Nous sommes nombreux à penser que le jeu du chat et de la souris a assez duré et qu’il serait bien qu’il s’exprime, qu’il nous reparle enfin.
Nous savons que notre démarche ne lui a pas fait spécialement plaisir, même si cette dernière se voulait constructive et ne remettait pas en cause les fondamentaux auxquels nous croyions.
Et s’il est mécontent, qu’il le dise !
Nous avions été jusqu’ici de bons petits soldats, mais nous avons le sentiment que la déroute électorale a quelque chose à voir avec la façon dont les décisions sont prises au 133 rue de l’Université.
Je donne mon numéro de portable à Karine, pour qu’il me rappelle….
J’attends toujours.
Qu’est ce que je fiche dans l’histoire personnel d’un homme qui a des comptes à régler avec ses anciens amis dont il fustige les méthodes ?
Le doute m’assaille lorsqu’il ne prend même plus la peine de s’expliquer avec quelqu’un qui, quelques mois plus tôt, avait passé avec quelques autres, des nuits entières à lui bâtir sa communication électronique ? Gracieusement ! Quel mépris !
Deux ans depuis qu’il a mis en place ce parti.
Car il sait plus qu’un autre, qu’aucun homme politique dans ce pays, aussi doué soit-il, ne peut prétendre à la magistrature suprême sans une force politique derrière lui.
Mais à l’évidence, le truc l’emmerde, même s’il sait qu’il lui faudra se résigner à passer par cette étape.
Tout ceci va contre sa nature de solitaire.
Il l’a compris à l’instant même où il a réunit son congrès à Villepinte.
Tous ces militants brandissant leurs amendements, qui pinaillaient chaque fin de phrase, sur chaque point virgule oublié ! Il devait certainement penser à François Mitterrand à ce moment-là. A Epinay en 1971. L’homme avait créé le PS ; la machine de guerre qui l’amènerait au pouvoir dix ans plus tard. Dix ans qu’il avait attendu ! Et comme aux Guignols, « putain, dix ans c’est long ! »
Le soir de sa gamelle électorale, au 133 rue de l’Université, il ne serrera aucune poignée de mains, n’aura aucun mot de compassion pour les militants venus le soutenir.
Il rechigne même depuis à offrir des autographes de son fameux bouquin écrit contre Sarkozy avec lequel il s’était rependu sur tous les plateaux télés, pendant toute la campagne électorale européenne.
Quel titre déjà ? Ah oui, Abus de pouvoir, ça me revient !
Bien sûr, il avait sans doute raison lorsqu'il affirmait que les rédactions des JT ne voulaient que lui sur leurs plateaux. Le reste du MODEM n’était pas assez vendeur pour TF1 et le Service Public.
D’ailleurs n’était-il pas le premier à se plaindre qu’il était seul aux commandes ? « Maintenant, j’ai quelques élus derrière moi » avait-il confié après les élections. Comme si cela n’avait pas été toujours le cas !
Mais qu’est ce qui l’empêchait de dire :
« Eh, vous savez les gars, vous qui êtes derrière votre poste, là ! Il y a des tas de cafés démocrates qui ont lieu un peu partout dans toute la France en ce moment où on parle politique et d’Europe en particulier ! Allez sur notre site ! Je suis certain que vous trouverez un lieu de rencontre près de chez vous ! C’est formidable ce qu’il s’y passe. Soyez curieux ! Ils sont animés par des gens formidables qui sont de véritables démocrates et des européens convaincus !
Le MOuvement DEMocrate ne tourne pas autour de ma seule personne vous savez!!
Le MODEM est un collectif d’auteurs. Les Commissions sont des espaces démocratiques géniaux, soyez curieux, informez-vous, venez-nous rejoindre ! »
Qui l’empêchait de tenir un tel discours ?
Bon bref, je ne vais pas me répandre davantage et je n’écris pas non plus pour me justifier.
Deux ans déjà ! Pas une minute de plus.
J’ai envie de faire de la politique pour faire passer quelques idées auxquelles je suis viscéralement attaché. Notamment, celles qui concernent les discriminations et les minorités visibles. Je veux faire de la politique sans plus attendre. De la politique dans ma commune, dans ma circonscription et dans ma région.
La Loi sur la régionalisation va redéfinir les cartes et les pouvoirs des élus !
Y aura-t-il encore des Conseillers généraux et régionaux dans deux ans ? Ou bien se confondront-ils en Conseillers territoriaux ?
Et les élus dans les conseils municipaux, que deviendront-ils ? Verront-il s leurs attributions transformées ? Deviendront-ils des élus intercommunaux au pouvoir plus élargis ?
Toutes ces questions demandent de la réactivité, qu’on fasse de la politique dès à présent !
Je crois à l’espace démocratique qu’on appelle le Centre qui ne se situe ni à droite et ni à gauche et je ne veux pas attendre 2012 ou, 2017 pour entrer dans l’action politique.
D’ailleurs à ce propos, je dois demander pardon à Simone Veil. J’ai pensé qu’elle devenait gâteuse le jour où elle a affirmé que François Bayrou était obsédé par le pouvoir ! Vous savez l’histoire de l’alcool fort qu’il nous avait sorti ! Madame Veil avait raison et lui était en rémission !
Partir avant de regretter. Partir pour mieux revenir après. Plus fort et organisé. J’ai fait la connaissance de gens remarquables au MODEM. Je n’oublie personne et j‘ai noué des histoires affectives. Heureusement qu’il y a les hommes. Mais je ne me sens pas obligé d’être fidèle à son leader, somme toute assez médiocre et tout aussi bonapartiste qu’un Nicolas Sarkozy.
Tout compte fait, j’ai fait le job, je n’ai rien à me reprocher.
J’observe qu’on organise des tables rondes pour réfléchir à ce qui n’a pas fonctionné durant cette campagne. Un devoir de vacances : PASSEPORT pour le MODEM - Saison 3 !
Un brainstorming pour réfléchir à un scénario qui a foiré et dont tu n'es ni le réalisateur ni même le preneur de son. Imagines le truc : Jamais on n’est allé te chercher pour te dire comment on allait faire et ce que tu en pensais, toi ? Tu ne t’es occupé de rien, on n'est pas venu te chercher.
Et puis une fois la campagne passée, on te demande de réfléchir sur ce qui a cloché ! Et dénoncer le séditieux !
Et puis, j’avais une autre bonne raison de ne pas m’y joindre. Le collectif des Promoteurs était assez précis dans l’avancée de ses propositions et de ses analyses !
Et comme j’en suis l’un des premiers signataires, je ne me voyais pas à nouveau réfléchir, alors que j’avais apposé ma signature au-bas d’une feuille électronique sur laquelle étaient inscrites un certain nombre de propositions claires et concises!
Il faut rester cohérent dans la vie! Faire plancher des militants sur des trucs qui ne serviront qu’à remplir les tiroirs ! Il me semble que chacun d’entre nous à une petite anecdote à ce sujet.
En politique comme ailleurs, je n’aime pas les doubles vies ! Je n’aime pas les mensonges, même par omission.
J’ai fait la connaissance de personnes qui parlent de politique et d’égalité sociale et de meilleure répartition.
Eux aussi veulent remettre l’individu au centre de toute préoccupation politique et économique.
Ils sont très ouverts et veulent rassembler.
Ils ne sont pas drapés de vertus du style « Mains propres et têtes hautes » .
J’ai tendance à les croire, ils ne donnent pas de leçon.
Ils vous passent d’emblée leur numéro de téléphone et leur e-mail.
Il faut que je vous dise (autrement ce serait malhonnête) que depuis quelques heures, je suis l’un de leur membre : l’Alliance Centriste.
Deux ans déjà. Je n’ai pas une minute supplémentaire à perdre, je quitte le MODEM, je passe au Haut-débit.
Je vous dis à bientôt et vous embrasse affectueusement.
JPB
00:10 Ecrit par Le MODEM de Châtenay-Malabry dans 04 MODEM | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : modem, alliance centriste, centre, blog politique, voguehaleine, jean-pierre bozzonne
26.06.2009
Michael Jackson 1958 - 2009
La disparition de Michael Jackson suscitera un vide artistique.
Pour quelqu’un de ma génération, à l’instar de Fred Astaire, Michael Jackson avait réouvert le royaume incroyable de la danse, de la légèreté et du son.
Mickael Jackson fut un authentique artiste et un véritable génie. Il a incarné les névroses et les scories de l’Amérique reaganienne des années 80.
Ces névroses là, il les aura symbolisé jusqu’aux stigmates, au crépuscule d'une vie qu’ont découvrira douloureuse ; à travers les prochaines et nombreuses biographies qui n’en finiront pas de nous révéler les excès.
Comme tous les génies il avait fait de sa vie une œuvre d’art.
Il avait voulu d’abord transcender les races ; ne plus avoir à choisir entre le blanc et le noir, désirant confondre ébène et ivoire.
Ensuite, comme si la farce n’était pas suffisante, il aura tenté de transcender les genres, ne plus avoir à choisir entre l’homme et la femme, désirant arborer un sexe improbable, devenir une icône Warholienne, à l’image d’une Diana Ross qu’il louait comme la Princesse-disco inaccessible, la mère dévorante et prédatrice.
Enfin, il y avait la fascination pour l’enfance. Une enfance qu’il n’avait jamais connu lui-même, trimballé si tôt dans des shows télévisés pour faire le singe avec les autres de la fratrie, sous l’œil pervers d’un père violent tenant d’une main le ceinturon, de l’autre la caisse.
Une enfance qu’il cherchait éperdument à travers d'autres enfants qu'il attrapait dans ses filets, dont on dit qu’il aurait abusé peut-être, perturbés très certainement.
Puis la chronophobie, le cache-cache avec la mort qui n’en finissait pas de le hanter dans ses moments d’extrême solitude. Cette lucidité de l’impermanence des êtres. Surtout ne pas vieillir, devenir Peter Pan et voler.
Lui si doué, portant une énergie et une fragilité sans pareilles aura fait de sa vie une œuvre baroque et lyrique et aura, en un demi siècle, symbolisé cette incarnation et cette désincarnation là !
Lui qui toute sa vie avait voulu dépasser le genre humain aura fini par le transcender d’une bien douloureuse manière.
08:47 Ecrit par Le MODEM de Châtenay-Malabry dans 05 Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : michael jackson, monchatenay, jean-pierre bozzonne, blog politique, artiste
25.06.2009
Marie Virapatirin, une femme d’exception
Beaucoup de choses ont été dites dans cette campagne européenne et beaucoup de travail sur le terrain a été accompli.
Pour ce qui concerne le seul département des Hauts-de-Seine (qui est la deuxième fédération du mouvement par sa taille), je partage l’amertume de beaucoup de militants et de cadres qui n’ont pas vu leur labeur se concrétiser dans les urnes.
Alors bien-sûr, je réclame pour ma part, dans un manifeste, plus de transparence dans la gouvernance du mouvement et émets le vœu qu’un véritable organigramme voit le jour afin que chacun trouve sa place, apporte sa contribution personnelle et puisse développer des initiatives collégiales dans la pluralité la plus achevée.
Mais cette campagne difficile, peu relayée médiatiquement fut aussi une occasion formidable d’aller à la rencontre des autres et de se connaître davantage.
J’ai fait pour ma part, la connaissance de Fadila Mehal qui est une véritable intellectuelle du mouvement et de Jean-Louis Fontaine avec lequel j’ai noué des relations particulières. Rien que pour cela, cela valait le coup de s’engager et je ne regrette pas d’être descendu dans l’arène.
Mais Il y a une personne en particulier à qui j’aimerais rendre un hommage appuyé. Parce qu’elle a fait un travail remarquable pendant toute cette campagne. Un travail immense. Et que c’est aussi et surtout pendant les batailles qu’on juge le mieux la valeur de ses généraux.
Il s’agit de Marie Virapatirin.
Je connaissais déjà Marie. Depuis 2007 nous avions eu de nombreuses occasions de nous croiser à des réunions de toutes sortes et participer aux mêmes combats. A Cap Esterel, nous avions trouvé plus de temps, pour mieux nous connaître.
Marie Virapatirin est une femme à la personnalité forte qui intimide aux premiers abords, surtout les hommes (aller savoir pourquoi ?) une personne franche. Une femme qui cache aussi beaucoup de sensibilité sous sa cuirasse de battante.
Pendant cette campagne, elle m’est apparue sous une autre dimension. Marie est une véritable femme politique, une femme brillante, cultivée, parlant rarement pour ne rien dire, ne ramenant rien à elle qui s’est mise à la disposition de toutes et tous en animant n’importe quel débat avec une profonde rigueur et de conscience professionnelle.
J’ai découvert une intellectuelle, une passeuse d’idées, une pédagogue formidable très proche de la démarche d’une autre grande femme du mouvement qu’est Fadila Mehal.
Marie Virapatirin, gagne à être connue, gagne à être entendue, Marie Virapatirin, gagne à être connue, gagne à être entendue, sera un élément précieux pour celles et ceux qui travailleront avec elle.
Alors c’est vrai, Marie Virapatirin n’a pas de blog personnel ; elle n’est pas une adepte des forums sociaux et se met peu en avant sur la blogosphère. Elle reste un peu dans l’ombre du landerneau du Netien..
Je ne sais pas si de temps en temps on lit nos blogs au premier étage de la rue de l’Université ? si on trouve de l’intérêt à lire ce que de simples militants écrivent ou bien des petits cadres qui, comme moi, ont un mandat local et qui s’expriment sans tabou. Mais si des réformes devaient être engagées, si nous devions être écoutés sur les propositions que nous émettons actuellement, et si, à l’issue de tout ceci, des réflexions étaient menées pour choisir des femmes et des hommes nouveaux pour incarner la pluralité et la diversité de notre mouvement, alors il m’apparaîtrait comme une évidence que le nom de Marie Virapatirin soit évoqué et trouve sa place dans ce qui pourrait être le conseil exécutif de ce mouvement.
Car ce serait un gâchis monstrueux que de se passer de son savoir faire, de ne pas saisir cette chance là et de la laisser à la place où elle se trouve. Même si par ailleurs, elle réalise dans ses fonctions d’élue locale de la ville de Bagneux, un travail formidable et constructif.
JPB
Marie Virapatirin – 92 Conseil international en politiques publiques Conseillère municipale de Bagneux Conseillère communauté d’agglomération Sud-de-Seine Vice-présidente du Mouvement Démocrate
07:07 Ecrit par Le MODEM de Châtenay-Malabry dans 04 MODEM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marie virapatirin, bagneux, européennes 2009, monchatenay, jean-pierre bozzonne
22.06.2009
le syndrome Christophe Ginisty
Vais-je à mon tour, subir le syndrome Ginisty ?
C’est drôle ces gens sur Facebook, qui me virent de leur contact à un moment qui coïncide avec mon engagement comme signataire avec les autres Promoteurs.
Les commentaires sont de moins en moins nombreux, les appels de plus en plus rares. Super, je devrais y gagner en forfait téléphonique que j’explosais chaque mois, de façon systématique !
Il y a toute forme de réactions : Il y a ceux qui passent des coups de fil à d’autres pour avoir des infos sur mon état d’esprit. Il y a ceux qui ne m'écrivent plus, qui ne me « chopent » plus au passage sur Facebook comme c’était leur habitude jusqu’alors, de peur que je leur écrive des choses qu’ils n’ont pas envie de lire.
Il y a tout celles et ceux que j’embarrasse mais qui me conservent leur bienveillance.
Ma femme a un très joli tatouage que j’aime beaucoup. Quelque fois il lui est arrivé de regretter de l’avoir fait. Moi je l’aime bien son tatouage et je ne l’imaginerais pas sans celui-ci. Un jour qu’elle me demandait ce que j’en pensais, je lui ai répondu que c’était un excellent baromètre pour faire le tri autour d’elle et de nous…..et aussi un repoussoir à cons.
Voici ce que tout cela m’évoque lorsque je pense à ce que nous vivons actuellement. Peu importe demain, nous aurons essayé.
Ne t’inquiète pas Christophe, ce n’est pas facile pour moi non plus, mais combien satisfaisant de savoir qu’à tes côtés, on a rien perdu de nos idéaux, que nous sommes droits dans nos bottes et qu’il nous reste de l’exigence morale et la possibilité de penser autrement.
Décidément, je n’aime pas les équipes de foot, les stades et la mentalité des supporters. Je fais de la politique pour mettre mes idées en actions et promouvoir les valeurs auxquelles je crois, sans m'embarrasser des conforts de circonstances..mais tu l'as déjà écrit.
JPB
18:43 Ecrit par Le MODEM de Châtenay-Malabry dans 04 MODEM | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : christophe ginisty, les promoteurs, modem, monchatenay, jean-pierre bozzonne
19.06.2009
24 heures chrono
24 heures après l’initiative lancée par les Promoteurs, force est de constater que rien ne bouge, ni personne au 133 rue de l’Université. Les I-phones que mes camarades démocrates caressaient compulsivement pendant des heures, ne sonnent pas.
On se retranche, on s’observe, on attend. L’attentisme, voilà la nouvelle idéologie du MODEM dont une partie du nom signifie pourtant mouvement. Quel paradoxe !
Jean-François Khan, en homme libre et indépendant a exprimé sur le magazine dont il est le fondateur, ce qu’il pensait de la campagne et en a tiré les conséquences en toute amitié. Y-a-t-il eu quelqu’un pour lui reprocher sa parole libre ?
Il a plusieurs façons de faire de la politique. François Bayrou s’est approché de nous avec un langage qui lui était propre. Petit à petit j’ai fait mienne sa grammaire, sa rhétorique et sa dialectique. C’était plus naturel pour moi que d’entendre Nicolas Sarkozy désacraliser la syntaxe, faire des fautes de français, ne pas maitriser les négations et manger ses phrases.
C’est aussi cela faire de la politique. Le pouvoir des mots, le sens de la parole donnée. Tout est langage avait écrit Françoise Dolto dans un livre resté célèbre.
Faire de la politique, c’est s’adresser à l’autre, son voisin, son proche, celui qui n’est pas tout à fait d’accord avec soi. Echanger en toute franchise et en toute liberté. Débattre.
Héritiers de la démocratie chrétienne, du radicalisme, de la pensée libérale ou même de la gauche, nous nous sommes retrouvés dans cette parole et dans la liberté que nous promettait ce mouvement.
Quel doux sentiment pour toutes celles et ceux qui comme moi s’étaient retrouvés un peu en marge des partis traditionnels, qui avions vécu le malaise et la difficulté de ne plus faire parti d’une aventure collective.
Mais il faut avoir une personnalité forte si on veut s’imposer au centre. Ne pas se contenter d’être un orateur habile, ne pas s’attendre à ce que l’autre ait la même opinion que la vôtre, ou bien qu’il s’y rallie par connivence ou facilité.
Pendant la campagne des élections européennes, tandis que nous défendions l’idée de l’Europe, François Bayrou a été perçu des français, comme quelqu’un en guerre contre le Chef de l’Etat, comme quelqu’un voulant absolument en découdre. Son obsession présidentialiste a déterminé son comportement.
Or, la famille centriste n’a pas de tradition bonapartiste. Elle ne doit pas être obsédée par la conquête de la magistrature suprême.
Nous sommes des militants, des femmes et des hommes, des élus et des parlementaires qui partageons le débat d’idées, l’art de vivre ensemble, permettant à chacun d’entre nous de trouver l’espérance et de s’épanouir dans ses engagements professionnels, civiques ou associatifs.
Nous voulons faire vivre des valeurs sociales et européennes, dans le partage, dans l’écoute et l’échange. C’est aussi cela notre combat.
Celui qui s’affirme centriste, démocrate, a une attitude qui consiste à admettre qu’il ne possède pas tout seul la vérité, qu’il croit au dialogue pour pouvoir trouver avec l’autre, le chemin.
C’est essentiellement cela qui anime la démarche des Promoteurs. Les promoteurs d’idées.
JPB
12:29 Ecrit par Le MODEM de Châtenay-Malabry dans 04 MODEM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les promoteurs, modem, monchatnay, blog politique, christophe ginisty, jean-pierre bozzonne

