18.08.2009

L'Afghanistan ou l'erreur Occidentale.

2953355288.jpgJeudi, auront lieu les élections présidentielles en Afghanistan dans un climat de terreur orchestré par des Talibans très actifs sur le terrain, menant une guerre psychologique de front et menaçant la population de représailles ; particulièrement dans le sud du pays où les Pachtounes soutiennent Hamid Karzaï en grande majorité.

L’intensité du conflit et la mort en quelques mois de plus de soldats qu’en huit années d’occupation,  nous rappellent à quel point le changement de stratégie est indispensable de la part des Occidentaux.

Cette guerre d’expansion en Afghanistan montre ses limites.  Les troupes de l’OTAN sont vouées à l’échec  et il n’est pas envisageable de laisser croire qu’un nombre supplémentaire  de soldats envoyés sur ce front pourrait y changer quoi que ce soit.

En menaçant de couper les doigts de celles et ceux qui se rendront aux urnes (la validation du vote se fait par un encrage d’un doigt de la main) les talibans montrent qu’ils sont bien décidés à perturber cette mascarade démocratique. Il n’est pas d’exemple où une armée d’occupation (ou perçue comme cela) soit parvenue à gagner contre  la puissance psychologique d’un peuple.  L’histoire en fourmille d’exemple.

Une autre question serait de savoir si notre modèle démocratique est soluble dans toutes les cultures et s’il y aurait une justification assez forte pour  imposer notre modèle dans une culture où dominent des valeurs féodales et claniques ?

En cela, Barak Obama se trompe lorsqu’il veut désengager ses troupes positionnées en Irak pour « mettre le paquet » dans un pays qui, manifestement, ne comprend pas la légitimité occidentale à s’imposer sur ses terres.

La menace islamique brandit comme argument des opposants à un quelconque retrait ne tient pas tant on sait maintenant et avec certitude  que les principaux pourvoyeurs  des terroristes se trouvent non pas dans ce pays de montagnes mais bien au Pakistan et transitent financièrement  par l’Arabie Saoudite.

JPB

 à lire aussi l'excellent article d'un confrère bloggeur, Gilles Devers,  sur le même sujet où Hamid Karzaï tient les femmes pour quantité négligeable. ICI

23.12.2008

Mayotte

02-mayotte.jpgL’histoire de Mayotte, petite île de 374 km2 et d’environ 200 000 habitants,  faisant partie de l’archipel des Comores, située à 10 000 kilomètres de la métropole, entre Madagascar et le Mozambique, se confond depuis près de deux siècles avec celle de la France.

Rattachée à la France en 1841, Mayotte a enclenché un profond débat politique lors du processus d’indépendance de l’archipel des Comores en 1976.

Cette année-là, Mayotte a obtenu in extremis et sous la pression de ses élus, une modification des termes de ratification de l’indépendance des Comores  par la République française.

En votant alors à 70 % pour le maintien dans la République alors que 99 % des électeurs de Grande Comore, de Mohéli et d’Anjouan – les trois autres îles de l’archipel -votaient pour l’indépendance, Mayotte a obtenu un statut de collectivité territoriale à part (collectivité territoriale puis collectivité départementale).

Tous les scrutins organisés par la suite ont confirmé la volonté massive des Mahorais de rester liés à la Métropole.

Le débat  se poursuit actuellement puisque le Président Nicolas Sarkozy, recevant les élus de l’île le 16 décembre, a confirmé la volonté de la France de voir se tenir en mars 2009 un référendum permettant à l’île de pouvoir s’exprimer clairement sur sa volonté de devenir à l’horizon 2011 le 101ème département français et ce, d’une façon progressive et adaptée.

Mahoraise, africaine, française et musulmane à 99 %, Mayotte pratique un islam ouvert.

Mayotte est confrontée à une explosion démographique et à un phénomène d’immigration clandestine massive principalement en provenance de l’île d’Anjouan.

Tous les jours, des embarcations clandestines  arrivent sur les terres mahoraises. Bon nombre de ces embarcations sont interceptées par la marine nationale du fait des radars implantés sur les côtes.

Parfois, ces immigrants meurent dans les flots de l’Océan Indien, largués par leurs passeurs à quelques encablures d’un des plus beaux lagons du monde.


Quel rapport entre Mayotte et une section locale du MODEM ?

Abdoulatifou Aly, député de Mayotte, est un des rares parlementaires de notre mouvement. Il a été élu aux dernières élections législatives au second tour en battant Mansour Kamardine (UMP).

Ses diverses interventions à l’Assemblée nationale reflètent l’idée que l’on peut se faire d’un travail parlementaire de qualité (intervention sur le sort des clandestins dans les centres de rétention, sur le projet de loi de finances…).  

Souhaitons lui bonne chance pour cette période qui s’annonce riche de profonds bouleversements pour Mayotte (alignement progressif sur le droit métropolitain, remplacement de la justice cadiale par la justice de droit commun, régularisation de l’état-civil pour encore la moitié des Mahorais, défis économiques et démographiques…).

Souhaitons aussi que le groupe de haut niveau franco-comorien mis en place par les Présidents Sarkozy et Sambi puisse jeter les bases d’une nouvelle coopération et que Mayotte ne soit plus un sujet de discordes mais bien un lieu où l’on puisse jeter des ponts entre différentes nations, entre différentes religions, entre différentes cultures.

C’est aussi en cela que Mayotte et le MODEM ont bien des choses en commun.            

Alors oui, Karibou Maoré (* Bienvenue à Mayotte), peut-être futur 101ème département français.


Patrick Dessen
Vice-président de la section du Modem de Châtenay-Malabry


----------------------
Où se documenter ?
RFO : www.rfo.fr (journal télévisé de Mayotte en français)
Mayotte hebdo (remarquable journal d’informations) : www.mayottehebdo.com
Les interventions d’Abdoulatifou Aly sur le site du Modem : www.mouvementdémocrate.fr/actualites/parlement
ou sur le site de l’assemblée nationale :
www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/337586.asp
Beaucoup de publications dont :
« Mayotte dans la République » Actes du colloque de Mamoudzou aux éditions Montchrestien
« L’évolution du marché foncier à Mayotte » Askandari Allaoui aux éditions L’Harmattan 

06:47 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 03 Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mayotte, monchatenay.com

05.11.2008

La Boucle est bouclée

Je voudrais avoir une pensée  pour Rosa Parks qui à la fin des années 50 s'est assise dans un bus à une place réservée aux blancs.

Il y a une toujours une femme aux origines de l'humanité, il y a sans doute cette femme à l'origine de la victoire de Barack Obama.

C'est ce qu'on pourrait appeler, l'effet papillon.

904483987.jpg

 

 

 

 

 

02.08.2008

Peuple libre, un peu trop.

Je reviens sur mon post précédent que je n’avais pas envie de commenter « à chaud » tellement l’image qui m’était donné de voir me choquait. Tant d’ignominies à la vue de  ce macabre spectacle m’a submergé de honte pour les quelques pourcentage de gènes qui me rattachent à l’Italie : ce pays qui est devenu tellement con grâce notamment à une succession de politiciens véreux et mafieux dont les italiens semblent s’accommoder très bien, et de mauvais choix socio-économiques qui lui ont fait perdre toute cette richesse, qui faisait à mes yeux son attrait.

L’Italie, comme beaucoup de pays en Europe se cherche des boucs émissaire : le peuple ROM est la cible idéale.

Comment accepter la diabolisation de ce peuple de migrants intérieurs, de voleurs de poule, qu’incarne la communauté nomade la plus ancienne de notre territoire européen ?  Comme s’ils devenaient la mauvaise conscience de notre société qui a perdu de vue depuis longtemps ses idéaux de progrès pour ne sembler vouloir jouir que de son apparence personnelle où chaque individu est invité à exprimer son moi le plus profond, son intériorité à l’aide de quelques marques et de logos publicitaires savamment orchestrées par des campagnes du pub couteuses.

Ces familles de voyageurs à roulotte et à camping-car représentent en soi  un défi : Elles nous agitent, nous secouent et incarnent les parties de nous-mêmes qui nous échappent lorsqu’elles se refusent obstinément  de s’assimiler à nos mœurs, ce qui nous est au fond absolument intolérable.

L’Italie est toujours pionnière en matière de fascisme. Et le reste de l’Europe assiste sans broncher  à la concentration contrainte et forcée d’une  masse de Tsiganes,  dont on impose le  statut et la condition de réfugiés, (et non plus de migrants) et qu’on parque  sans ménagement derrière des grillages barbelées avant qu’on ne les refoule au diable vauvert

Michel Kubler du journal La Croix affirme que « les ROMS est un peuple de liberté qui constitue en soi un appel à la fraternité, une icône de la condition pèlerine de toute l’humanité »

Peut-être qu’après la mort de ces deux enfants, les autorités européennes cesseront de fermer les yeux sur cette chasse à l’homme intolérable qui semble s’ouvrir de l’autre côté des alpes.

24.07.2008

Read Only Memory

h_4_ill_1076572_635294.jpgsubjectivité du cadrage? histoire perso?  Immigration? Intégration? Politique?  réactions?...je crois que je vais aller vomir...


 

12:33 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 03 Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

21.07.2008

Bronislaw Geremek

 François Bayrou, proche de Bronislaw Geremek, a déclaré dimanche que "la mort accidentelle de ce grand homme, cette figure unique est un arrachement pour tous les démocrates en Europe. Geremek, que nous appelions Bronek, était un acteur de premier plan du combat de la Pologne contre le totalitarisme et de sa libération. Universitaire, grand historien, il avait été pendant toute cette période le plus proche conseiller de Lech Walesa à la tête de Solidarnosc. Il avait mis toutes les ressources de son esprit, qui était grand, et de son caractère, qui était ferme, pour lutter pour un peuple debout". Rappelant qu'il fut ministre des Affaires étrangères, François Bayrou a estimé que Bronislaw Geremek a "réalisé en diplomatie son amour de l'histoire". "Nous avions voulu en faire il y a cinq ans le président du premier Parlement de l'Europe réunifiée. La bêtise du bipartisme droite-gauche a empêché cette candidature d'arriver à son terme même si elle a obtenu plus de 200 voix de parlementaires européens", a-t-il regretté. "Bronek était un grand homme par l'esprit, le militantisme, la dimension des combats. Il était généreux, cultivé, drôle et admirable francophone",a ajouté François Bayrou à propos de celui qui avait été présent à plusieurs manifestations du MoDem

21.06.2008

Pour un ticket Obama-Bayrou

 

bayrou_12.jpgvers une humanité tirée vers le haut ?

 

Obama, Bayrou, deux candidats pour un monde meilleur ? Naïveté ou réalisme ? De l’autre côté de l’Atlantique, quelqu’un qui de par son identité culturelle native fait évoluer doucement l’Amérique vers un modèle postracial. Ici, un Français qui sait garder son bon sens dans un monde qui évolue à très grande vitesse dans la mondialisation.

L’un et l’autre sont proches des gens. Ils se méfient des décisions abruptes, des crispations et des oukazes qui provoquent souvent plus de dégâts qu’ils ne soignent les fractures qu’ils sont censés consolider. Obama a conscience que dans son pays les inégalités sont telles, en particulier en matière de santé, qu’il va devenir nécessaire de proposer à tous une couverture maladie universelle. Bayrou sait que les marges de manœuvres budgétaires d’un pays européen comme la France sont si limitées que pour éviter la paupérisation des classes moyennes, voire la clochardisation d’un grand nombre via les accidents de la vie, il est nécessaire d’utiliser scrupuleusement l’argent public.

Obama.jpgA l’international, Obama sait que les Etats-Unis font peur. Il préfère se désengager de l’Irak, « guerre stupide », où la présence américaine, il en a conscience, peut aller jusqu’à exciter l’action terroriste d’un Ben Laden. Bayrou propose un engagement  via l’Europe par l’addition des diplomaties, où la morale, seule de nature a susciter une adhésion durable autour de nous, garde toute sa place.

Plus profondément , la question de l’identité des candidats est de nature à permettre un rassemblement autour de valeurs, d’approches et de réseaux aptes à faire évoluer le monde de 2008 pour Obama, 2012 pour Bayrou, vers un surcroît d’humanité.

Obama, élevé aux quatre coins de la planète par une mère blanche et un père noir comprend les problèmes de coexistence raciale. Il a conscience  des problèmes des deux côtés. « La plupart des Américains blancs appartenant à la classe ouvrière et à la classe moyenne n’ont pas le sentiment que leur race les a  particulièrement avantagés…/…C’est pourquoi, quand on leur dit qu’ils doivent envoyer leurs enfants dans une école à l’autre bout de la ville ; quand ils apprennent qu’un Africain-Américain a eu la priorité pour obtenir un travail intéressant ou une place dans une bonne université en raison d’une injustice à laquelle ils n’ont en rien participé personnellement ; quand on leur dit que leurs craintes devant la criminalité sévissant dans les quartiers urbains procèdent sans doute de leurs préjugés, leur ressentiment s’accroît de jour en jour » (discours de Philadelphie du 18 mars).

Bayrou, d’origine rurale, a voulu sauvegarder dans son mode de vie la qualité d’une existence passée et la continuité entre deux mondes Sa place actuelle dans l’échiquier politique français ne résulte d’aucune collusion, ni avec l’argent, ni avec le pouvoir, et le Modem est sa propre création. On y discute librement, les positions ne sont jamais figées, et le plaisir est justement d’inviter le trublion de l’extérieur qui va nous faire reconsidérer nos positions. Ainsi avec Emmanuel Todd à la maison de la chimie.

Le monde actuel est encore un monde de crispations né de l’après-guerre froide et d’une situation où les Etats-Unis ont joué le rôle de gendarme du monde. Obama pourrait faire la transition vers un monde plus apaisé et polycentrique, grâce à la  diplomatie multilatérale qu’il appelle de ses vœux, en déléguant pour la sécurité à des pays émergents comme l’Inde, le Brésil, le Nigeria et l’Afrique du sud. La France pourrait dès lors exercer autre chose que la fonction de succursale armée de l’Otan, sortir à nouveau du commandement intégré. Un choix que François Bayrou assumerait sans complexe.

 

VINCENT LEFORT (Sympathisant équipe MODEM - Châtenay-Malabry) 

 

10:12 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 03 Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

18.06.2008

un autre appel

22juncker1.jpg"Les générations à venir s’apercevront du prix de l’absence de l’Europe, mais seulement lorsque le prix aura été payé. C’est bien là le problème. Il faut savoir entretenir avec les peuples d’Europe une relation de clarté : il faut leur dire ce qu’il adviendra si nous échouons et décrire la route qui doit être la nôtre. Nous sommes confrontés à un problème de générations. Il y a ceux qui ont fait la guerre et ceux qui ne l’ont jamais connue et qui considèrent la paix comme un dû. Est-ce que l’Europe est immunisée contre la guerre ? Non. Il y a moins de dix ans, on tuait, on torturait, on violait en ex-Yougoslavie. Est-ce que les vieux démons ont vraiment quitté l’Europe ? Non. L’absence de la guerre n’est pas la règle, c’est l’inverse. Nous avons su, grâce aux efforts de la génération de nos parents l’éliminer comme mode de gestion normal des différends. Mais demain, d’ici à cinquante ans, si nous ne réussissons pas à maintenir l’Europe qui nous permet de régler pacifiquement nos conflits, nous assisterons au retour des vieux démons. C’est écrit dans l’histoire, c’est inscrit dans le sol européen, c’est inscrit dans ses cimetières. Je sais que ce discours ne passe plus. Ce n’est pas une raison pour ne pas le tenir. Je sais bien que les gens sont d’abord préoccupés par les prix du pétrole ou des produits alimentaires. Ils ont raison d’exiger de l’Europe qu’elle fournisse des réponses. L’Europe est faite pour protéger. Mais il ne faut jamais perdre de vue les raisons de la construction communautaire."

Jean-Claude Juncker

30.04.2008

La Présidence européenne : l'agenda français

177283239.jpgAprès  la ratification par Paris du traité de Lisbonne par voix parlementaire en février dernier, la France s’apprête à prendre la prochaine présidence de l’Union Européenne au début juillet 2008.

On se situe à un moment de relance de cette communauté après le NON français et Néerlandais de 2005, à la suite duquel la mécanique communautaire avait été bloquée pendant presque 2 ans. L’élection  française et la présidence allemande ont permis de trouver un compromis autour de dossiers qui empêchaient sa relance,  comme la réforme institutionnelle et son traité.

Toutefois, il faudra attendre la fin des ratifications et plus particulièrement l’irlandaise qui se fera par référendum au mois de juin pour avoir une perspective d’avenir pleine et entière de l’avancée politique du continent européen. En Irlande le débat est tendu, même si les sondages montrent que les irlandais restent prêts à voter POUR à 36% (CONTRE : 23%). Le nombre croissant d’indécis représente plus d’un tiers de la population. Tout ceci sur fond de climat tendu sur le plan politique intérieur, où le premier ministre irlandais est confronté à toute une série de scandales financiers.

Si l’Irlande refusait, on serait à nouveau dans une situation de blocage.

Pendant la présidence française, on sait les 4 priorités affichées par le Chef de l’Etat : l’immigration, l’énergie, l’environnement et la politique européenne de défense. Ce sont des thèmes importants qui font consensus au sein de la population européenne des 27 pays.

Les questions d’énergie marquent plus de conflit d’intérêts : lorsqu’on compare les positions françaises et allemandes, les différences sont importantes.

Sur le réchauffement climatique le consensus est important et l’Europe semble être l’un des continents phares dans le soutien au traité de ratification de Kyoto. Essayant d’exporter une norme environnementale qui semble être la bonne solution. Elle doit définir sa légitimité à travers ce combat.

La séparation du marché de la production et de la distribution du marché de l’énergie marque une convergence d’intérêt entre la France et l’Allemagne. Ce dossier difficile pourrait déboucher sur  la mise en place d’un véritable marché intérieur de l’énergie et notamment dans le domaine de l’électricité.

Ensuite viendra la réflexion sur les grandes masses du budget européen à redéfinir. Une Europe qui consacre encore presque 46 % de ses dépenses à la politique agricole commune et 30 % à l’aide aux régions.

 

10:54 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 03 Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

19.04.2008

La crise est de retour

839008306.jpgSi le pétrole continue de grimper à des sommets non atteints jusqu’ici, c’est qu’on assiste bien à une surchauffe économique mondiale que confirme  l’augmentation des prix des denrées alimentaires de bases : La crise est de retour. La première grande crise du 21ème siècle.

Quelles sont les méthoses éprouvées pour aller la combattre ?

Soit on jugule et on serre l’inflation pour essayer de faire retomber les prix; c'est la méthode Trichet qui a montré jusqu'ici son manque d'imagination et son inefficacité. Ou bien chacun se replie sur soi et gère le potentiel de richesses individuelles de son pays en adoptant une attitude protectionniste vis-à-vis des autres : Plus on a de ressources naturelles, plus le pays et vaste et plus on peut se permettre d’être indifférents à ces voisins les plus pauvres, avec comme danger immédiat le nationalisme et la guerre.

En rêvant un peu, on peut espérer qu’une forme de gouvernance planétaire soit mise en place, remplaçant les Nations-Unis défaillantes et à bout de souffle, afin de  nous protéger des fléaux habituels que transporte ce genre de crise. Cette nouvelle forme d’organisation internationale nous préserverait de la guerre, maintiendrait l’équilibre économique et social  à travers un monde en paix. Une structure planétaire transversale et économique, qui prendrait en en compte le phénomène chinois la crise des sub-primes l’effondrement de l’Afrique, pour trouver une solution qui préserve chacun d’entre nous.

 

Toutes les notes