30.06.2009

Un pique-nique pour la tolérance

DSCF0256.JPGA l’heure où le racisme et l’antisémitisme pointent à nouveau le bout de leurs bottes, je suis très attaché au collectif, Shalom, Paix, Salam.

Ce collectif a pour but de rappeler le bien vivre ensemble entre communautés de différentes religions dans le respect et le partage.

Nous devons continuer le dialogue et affirmer que ce qui se passe en Israël et dans les pays du Proche-Orient sont des problèmes de politique étrangère mais ne doivent en aucun cas s’installer dans nos cités et diviser nos communautés et notre jeunesse.
Nous devons lutter contre des KEMI SEBA, des SORAL et autres M’BALA et se battre pour le respect d'autrui.

A cette fin, un pique-nique sera organisé le dimanche 5 juillet 2009

Adresse : Parc Itzhak Rabin, Paris 12e Métro : Bercy, Cour-Saint-Emillion Bus : 24, 87

Il faut s’y rendre nombreux, en famille, avec vos amis. Et apportez vos spécialités, orientales, ashkenazes, goyes, ou tout autre délice (plus vos guitares, derbouka, violons, flute, etc.) à faire découvrir et partager!

Les musiciens, artistes et les associations sœurs et amies sont chaudement invités à nous contacter. En espérant que le soleil sera aussi de la partie!

But: se retrouver, ou faire connaissance, échanger idées et idées de projets pour la rentrée.

Pour ceux qui regrettent de ne pouvoir venir, un 2e pique-nique aura lieu au même endroit et à la même heure le dimanche d'après, 12 juillet.

C'est l'été et pour se réunir et parler projets, mieux vaut un pique-nique gratuit au soleil, qu'une salle de réunion payante :-)

JPB
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26.06.2009

Michael Jackson 1958 - 2009

MichaelJackson58.jpgLa disparition de Michael Jackson suscitera un vide artistique.

Pour quelqu’un de ma génération, à l’instar de Fred Astaire, Michael Jackson avait réouvert le royaume incroyable de la danse, de la légèreté et du son.

Mickael Jackson fut un authentique artiste et un véritable génie. Il a incarné les névroses et les scories de l’Amérique reaganienne des années 80.

Ces névroses là, il les aura symbolisé jusqu’aux stigmates, au crépuscule d'une vie qu’ont découvrira douloureuse ; à travers les prochaines et nombreuses biographies qui n’en finiront pas de nous révéler les excès.

Comme tous les génies il avait fait de sa vie une œuvre d’art.

Il avait voulu d’abord transcender les races ; ne plus avoir à choisir entre le blanc et le noir, désirant confondre ébène et ivoire.

Ensuite, comme si la farce n’était pas suffisante, il aura tenté de transcender les genres, ne plus avoir à choisir entre l’homme et la femme, désirant arborer un sexe improbable, devenir une icône Warholienne, à l’image d’une Diana Ross qu’il louait comme la Princesse-disco inaccessible, la mère dévorante et prédatrice.

Enfin, il y avait la fascination pour l’enfance. Une enfance qu’il n’avait jamais connu lui-même, trimballé si tôt dans des shows télévisés pour faire le singe avec les autres de la fratrie, sous l’œil pervers d’un père violent tenant d’une main le ceinturon, de l’autre la caisse.

Une enfance qu’il cherchait éperdument à travers d'autres enfants qu'il attrapait dans ses filets, dont on dit qu’il aurait abusé peut-être, perturbés très certainement.

Puis la chronophobie, le cache-cache avec la mort qui n’en finissait pas de le hanter dans ses moments d’extrême solitude. Cette lucidité de l’impermanence des êtres. Surtout ne pas vieillir, devenir Peter Pan et voler.

Lui si doué, portant une énergie et une fragilité sans pareilles aura fait de sa vie une œuvre baroque et lyrique et aura, en un demi siècle, symbolisé cette incarnation et cette désincarnation là !

Lui qui toute sa vie avait voulu dépasser le genre humain aura fini par le transcender d’une bien douloureuse manière.

27.09.2008

L'inauguration du centre Culturel "La Piscine" Album interactif

11:04 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 05 Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

L'inauguration du centre Culturel Firmin Gémier

 

DSCF9405.JPGJ’ai renoué hier avec le calendrier des manifestations Châtenaisiennes.

En effet, les élections départementales du MODEM et plus particulièrement le débat qui s'est tenu en salle Jean Lecanuet au siège de la rue de l’Université, entre les deux prétendants à la présidence du 92 m’ont fait rater un Conseil Municipal : ... je me présente comme conseiller sur l’une d’elles.
Je m’en excuse auprès des habitants de ma ville et je ferai en sorte que ce genre d’absence soit exceptionnelle.
En revanche, je n’ai pas loupé l’inauguration du Centre culturel qui s'est tenue hier soir, vendredi et qui a donné lieu à un spectacle multimorphe intéressant. Le but étant de démontrer la polyvalence et la plasticité de la salle : C’est chose faite.

L’accoustique est excellente, le rapport salle-scène est remarquable. Seul bémol, il faudra certainement réfléchir à la climatisation de la salle ; en effet on peut vite s’y enrhumer.

Les volumes du bâtiment et le jeu architectural du rapport volume-lumière sont optimisés. Ce bâtiment a coûté certainement assez cher, 18 millions d'euros, de mémoire, financés à 80% par le Conseil Général. Le budget avait certainement un plafond dont l’architecte a du tenir compte. Pourtant, à aucun moment, l’offre culturelle proposée ne donne l’impression d’un rabais d'aucune sorte.
La scène centrale est véritablement originale : Imaginez un panier d’osier renversé en dedans duquel s'élaborerait l'espace scénique où  se loveraient les spectateurs. Au-dessus, c’est-à-dire, tout en haut de la salle, une sorte de  fente électrique semblable à un œil, se déploie à ciel ouvert. Il y a de l’africanité et du chamanisme là-dedans. Un espace habité donc.

J’ai dit ailleurs ce que m’inspirait l’édifice extérieur et surtout son positionnement géographique sur la ville qui en fait une passerelle culturelle inespérée entre la Cité Jardins et le Centre.
Je ne m’étais pas trompé. Le décloisonnement se fera et l’envie des jeunes d’investir cette espace se produira à n’en pas douter : j'en prends ici le pari.

J'exprime toujours ce que pense : je salue donc l'allocution de Monsieur le Maire qui, en reprenant sur le fond la thématique de la lultte  contre l'acculturation  de nos jeunes, est sorti de la clause de style qui sied à ce genre d’exercice. Le discours fut un discours fort. Après tout, si la lutte contre la discimination culturelle était le pré carré de la gauche et pas celui de la droite (ou l'inverse), les résultats auraient été visibles sur le terrain de la banlieue  et notamment sur celui confié à la gestion des villes de gauche :  ici comme ailleurs, les choses ne sont pas blanches ou noires, mais sont le résultat d'une volonté politique des acteurs municipaux et régionaux en place. Notre Mouvement  Démocrate ne verse pas dans l'idéologie et ceci me va tout à fait.


Je souhaite donc bonne route à cette aventure culturelle qui se fera de rencontres et, je l’espère, créera des vocations.

Pour ma part, j’irai entendre et applaudir Abdel Malik qui se produira très bientôt sur la scène centrale.

NB: Aujourd’hui samedi, c’est porte ouverte sur les coulisses du bâtiment avec visites guidées.

JPB

30.06.2008

Le village des entresorts

Sans titre.JPGJadis, jusqu’au début des années 30, les entresorts étaient des baraques foraines qui offraient un spectacle permanent, où le public venait contempler les phénomènes de foires, les chausses trappes et autres puces savantes.

Dans le Jardin du Souvenir Français, le Festival des arts du cirque a abrité pendant 3 jours (26 au 28 juin 2008) la troupe 2 Rien merci qui s’est produit à travers deux chapiteaux et une ménagerie mécanique (où vous acceuillait Mr Rouille).

On entrait dans des chapiteaux-yaourt aux noms bizzares (Gramoulinophone et Moulin Cabot) sans trop savoir ce qu’on allait y découvrir, inviter à se laisser guider par de drôles de personnages qui faisaient immanquablement penser à ceux des Bas-fonds de Jean Renoir. Le temps était suspendu pendant presqu’une heure d’une plongée poétique où l’univers Dada n’était jamais bien loin.

17:13 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 05 Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sosltice, chatenay-malabry, festival

22.05.2008

Romain Positive

75369941.jpgJ'ai découvert Romain au coin d'un carrefour des grands boulevards. Il est souriant, solaire. Il vous délivre, à votre insu, sa chaleur, son sourire et sa bonne humeur. Avec lui, vous passez un moment agréable. Il m'a tendu un flyer sur lequel il invite les gens à positiver. Il est  tellement convaincu de l'importance de sa démarche, qu'il a construit un site sur lequel chacun est invité chaque semaine à découvrir un épisode de PosiTIVez. sous forme de podcast video, il offre une rubrique de 3minutes et offre des petites solutions à nos problèmes quotidiens. Il est passé au Théâtre du Gymnase en septembre avec son spectable FAUT LIRE ENTRE LES LIGNES.

"Faire pétiller un bout de notre vie en 3 minutes, juste comme ça, pour la joie de vivre, ou juste pour rire"

Je me fais volontiers le passeur de son initiative.

 

 

 

13:47 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 05 Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.01.2008

Lettre ouverte à Monsieur Le Maire : Rendez-leur les clés.

8ede83301651a1b4b7607c41bd28a893.gifJ’ai tracté un peu partout hier matin pour faire connaître ce Blog. J’essaie de faire l’économie d’un postage couteux.

La ville vivante et festive de ces deux dernières semaines s’est de nouveau assoupie dans la torpeur des lendemains de fête.  Le marché de Noël a cessé sa captation nocturne (mais au fait, à quand remonte cette tradition neuve qui fleurit dans toutes les villes urbaines en mal de terroir ?). 

Je ne suis pas « client » de ce genre de manifestation que j’assimile à une foire commerciale plutôt qu’à une action culturelle proprement dite. Mais je sais que c’est aussi un endroit où les familles chatenaisiennes aiment à  y baguenauder, trainer dans sa poussette le petit dernier, bien emmitouflé dans un cache-nez et un bonnet, ne découvrant  qu’un petit bout de nez et deux yeux qui pétillent aux lumières scintillantes et aux odeurs étranges et mélangées.

J’ai lu ici et là, les souhaits insistants de certains, pour qu’une vie culturelle se développe dans la commune.

Comment être contre ce genre de vœu : La proximité de Paris contre une ville de taille moyenne, au budget serré, n’est jamais très propice à l’appel à plus de culture, plus de créativité ; qui restent les deux vecteurs incontournables pour développer du lien social.

 Il est pourtant nécessaire que vous fassiez preuve d’un tout petit peu plus d’imagination en ce sens, en laissant les acteurs culturels et associatifs de la ville prendre de façon autonome la charge de ce dossier : Les laissez faire simplement leur travail.

Quiconque mieux qu’une compagnie de danse ou de théâtre peut dégager de bonnes idées inédites et pas forcément coûteuses ?  Ces entreprises culturelles sont mieux placées que les décideurs locaux pour réaliser ce qui constitue le cœur de leur activité.

Il faut faire confiance aux acteurs culturels de la ville et ne pas vouloir à tout prix mener des actions d’éclats onéreuses,  manquant de cohérence.

Je sais Monsieur le Maire que dans votre famille politique, on s’est toujours méfié des artistes et des intellectuels. C’est un vieux reflexe qu’on les gens de droite : Ils croient toujours qu’il se fomente dans leur dos, quelques actions menées pour les déstabiliser politiquement au sein même de leur ville, au sein de leur région ou sur le plan national.

Il n’y a qu’à se souvenir de la scène artistique montée par l’UMP, à la Concorde, au soir du deuxième tour des présidentielles pour s’en convaincre : Les artistes invités à se réjouir de la victoire de Nicolas Sarkozy étaient plus affaire de clientélisme et de vieilles amitiés solides que de pur talent. On en avait même sorti certains du placard.  Mais pouvait-on ce soir-là parler d’une diversité géniale et talentueuse ? J’en doute fort. Mais ce fut un bon moment, j’en  conviens. Le seul grand éclat de rire que m’offrit cette triste soirée.  

Tenez ;  prenez Jean-Louis Foulquier. Il s’est toujours venté d'être de droite. Et bien cela n’a pas empêché cet homme d’être à l’origine du festival culturel le plus renommé de France !

Ce serait quand même un sacré pari si vous réussissiez à faire, mettons seulement dix fois moins grand que La Rochelle ! Dix fois moins grand pour une ville qui redeviendrait à la faveur d’une politique audacieuse menée par vous, la référence culturelle théâtrale de la Région Parisienne : Aura dont elle jouissait il y a quelques années, comme Nanterre et son théâtre des Amandiers. C’était juste avant votre élection. Avant que vous ne mettiez un terme à son jeune rayonnement.

Vous souvenez-vous  du Bal, cette pièce magnifique que repris le grand cinéaste Ettore Scola ? Elle racontait l’histoire d’une salle de bal d’un quartier parisien qui traversait les différentes époques du XXème siècle et résistait aux modes ? Oui, certainement, vous vous en souvenez. Personnellement, j'avais été bouleversé par la pièce et le film qui dégageaient une émotion intense. La pièce était née dans une ancienne piscine chatenaisienne désaffectée qui devînt un théâtre de renommé national, où le Théâtre du Campagnol se fit connaître, dans les années quatre-vingt notamment avec le tournage de ce film, à partir de sa création théâtrale.

Et bien, vous le fîtes fermer. Vous pensiez à l’époque qu’il était l’instrument, sinon le QG, d’une association de citoyens qui vous faisait front sur le domaine fiscal, notamment.

C’était il y a quelques années, Monsieur le Maire. Vous ne craigniez plus grand-chose aujourd’hui.

Alors laissez les associations vivre, se rencontrer, se raconter, définir un projet culturel audacieux.

Dès la réouverture de ce théâtre, dont vous avez eu à coeur d'entâmer sa reconstruction, grâce à l'aide financière de quelques uns de vos amis politiques, faites un beau geste : Rendez-leur les clés !

Vous aurez au moins, à quelques années de distance, fait amende honorable.

JPB