08.06.2009
Elections européennes, J+1
A l’issu des résultats d’hier soir, je n’ai ressenti aucun état d’âme particulier. Plutôt le sentiment que les intuitions qui m’avaient habité pendant toute cette campagne et que je taisais par solidarité pour le groupe auquel j’appartiens se concrétisaient d’une certaine manière par le résultat que nous infligeaient les urnes.
Le mouvement démocrate a besoin de recentrer son discours s’il veut rester audible et défendre la valeur principale qui est la sienne et qui se résume au fond par une idée très simple, placer l’homme au cœur de toute entreprise politique.
Nous sommes pour la plupart d’entre nous, issus d’une rupture qui est née en 2007 avec la volonté de faire de la politique autrement. L’idée est séduisante sur le papier mais ne reste au mieux qu’une idée, et au pire une intention opportunisme, si nous ne la concrétisons pas en actions.
L’une des raisons principales de notre échec, je ne l’ai pas entendu hier soir dans la bouches de celles et ceux qui ont commenté les résultats.
Nous avons manqué de pragmatisme et nous avons été partial dans notre lecture de l’action gouvernementale.
Notre première erreur est sans doute que nous n’avons pas cessé de pensé à 2012 pendant toute cette campagne qui s’établissait sur le thème de l’Europe. C'est-à-dire, au fond nous avons fait ce que font d’habitude les partis lorsqu’ils sont au pouvoir, sans être au pouvoir.
Nous avions tous cela dans la tête et tous les meetings étaient empreints de cette obsession là. Et je défie n’importe quel militant d’affirmer le contraire.
La deuxième erreur et qu'il fallait à tout prix « plumer la volaille socialiste ». J’aime bien cette image même si nous l’avions emprunté à un journaliste qui avait vu clair dans notre jeu. A tel point qu’on a vu, au fur et à mesure de la campagne, notre discours se gauchiser. Pas tant dans le sens marxisme du terme. Il se gauchisait dans les paroles, pour ratisser large.
2 exemples :
La Loi Hadopi d’abord. On aurait pu se contenter de dire que cette loi n’était pas bonne pour expliquer que nous ne la soutenions pas, qu’elle n’était pas adapter à la problématique des artistes qui se font pilier tous les jours, notamment dans l’industrie du cinéma. Amener quelques arguments simples pour dire comment elle pouvait être perfectible ou réécrite.
Au lieu de cela, on a affirmé que le gouvernement qui la mettait en place en voulait à nos droits fondamentaux, que s’en était fini de notre liberté tout en apportant parallèlement la preuve qu’il était impossible de fliquer tout le monde, que l’instance administrative chargée de ce travail serait très vite dans l’incapacité de bien faire son boulot. Qu’il serait impossible d’affirmer qu’un IP était la propriété d’une personne physique ou morale. Bref tout et son contraire.
Cela s’appelle de la démagogie. On ne peut pas crier au loup et démontrer en même temps que le loup est en fait un petit roquet qui aboie plus qu’il ne mord. Si c’est cela réinventer la politique, je crois qu’on doit pouvoir faire mieux.
2ème exemple. La théorie du complot. Je pensais jusqu’ici naïvement quelle était l’apanage des partis extrémistes. Je dis qu’il faut que le Mouvement démocrate cesse cette mauvaise habitude qui consiste à brandir ce spectre tous les 5 minutes en jouant de surcroit les Caliméros !
Les sondages sont truqués ! Combien de fois ai-je entendu cette phrase !
On ânonnait cela de toute part. C’est vrai, ils prévoyaient que nous fassions un score entre 11 et 13%. Vous imaginez un instant qu’elle eut été les réactions des Ayatollahs du mouvement si un institut de sondage nous avait crédité de 8,45% ? Nous serions descendus dans la rue pour crier au fascisme. Et bien c’est le score que nous avons fait !
La nouvelle mode est de dénoncer le passage du Film HOME à la veille des élections comme un message subliminal à voter Cohn-Bendit ! On se demande bien qui serait derrière et a qui cela profiterait puisque ce film a eu une sortie planétaire le même jour.
D’une part c’est prendre les français pour des gogos et d’autres part c’est donner beaucoup d’importance au déroulement de cette élection française. Je rappelle que le Parti démocrate italien à obtenu plus de 27 % des voix avec la même programmation.
Bref ce n’est pas sérieux.
Si on analyse les résultats de cette élection, on voit que les français ne sont pas revenus vers les partis de gauche. Pourtant la crise est là et beaucoup d’entre eux en souffrent.
Ça montre bien que l’offre de gauche ne répond pas à ce que les français attendent ou tout au moins que cette offre est de moins en moins adaptée, audible et comprise. Bref que de moins en moins de gens y croient.
Alors pourquoi ce mouvement démocrate né, je le rappelle il y 2 ans de cette constatation là, se vautre dans un parti-pris de plus en plus complaisant avec la gauche et qu’il est des plus critiques avec les actions du gouvernement en place ?
réponse : par pur électoralisme.
Le MODEM a oublié le pragmatisme dont il se targuait dès ses origines pour enfiler le costume d’une nouvelle gauche qui tiendrait le même discours sociétal mais qui serait décomplexé sur l’aspect de la libre entreprise dès lors que l’idée de marché ne viendrait pas corrompre la notion centrale du respect de l’individu. C’est faire du vieux avec du neuf.
Cela explique peut-être aussi, au fond pourquoi cette crispation a fait fuir certains de nos électeurs vers l’offre écologique puisqu’aucun parti ne leur paraissait crédible.
Le PS traverse une crise structurelle dont l’explication ne se résume pas à la bataille de pouvoirs que mènent ses dirigeants. Les sections départementales sont solides, les militants nombreux, c’est un parti riche, avec de nombreuses personnalités, dont la notoriété est importante et pourtant…pourtant c’est un parti qui prend une gamelle à chaque élection depuis plus de 10 ans. Et c’est vers ce parti que nous devrions tendre tous nos espoirs, nos mains et notre énergie.
Je dis qu’il faut revenir aux fondamentaux. La ligne d’indépendance et d’impartialité.
A titre d’exemple personnel. Dans la ville de Chatenay-Malabry, je me suis présenté en tête de liste aux municipales. Je n’avais aucune notoriété. J’étais inconnu de tous. La liste s’est monté à la dernière minutes et j’ai fait un petit score de 8.6% Un petit score honorable au moment ou le MODEM faisait des score atteignant le double du mien dans la plupart des autre villes du 92.
A l’issue des résultats d’hier au soir, le score de ces villes à chuter d’un bon tiers. J’aurais du naturellement me retrouver pour Chatenay-Malabry aux alentours de 4 ou 5% voire même de moins dans un ordre statistique.
Et bien j’ai réalisé 9,34%
C'est-à-dire que j’ai conforté mon score de presque 1% supplémentaire dans ma ville au moment où toutes les autres ont dégringolées.
Pourquoi ?
J’ai des moyens modestes. J’ai bien sûr plus de notoriété qu’avant, je tiens un blog, je m’exprime dans la tribune du magazine local et dans mes interventions dans les conseils municipaux.
Jamais je n’ai cédé à la facilité qui consiste à démolir tout ce que fait la municipalité UMP. Je m’exprime et j’applaudis lorsque les choses sont bonnes qu’elles vont dans le sens du bien de tous les concitoyens. Lorsque j’en ai l’intime conviction.
Je porte mon mandat d’élu au service de tous les chatenaisiens et n’ont pas des seuls électeurs MODEM.
Je participe activement aux commissions.
Je ne suis jamais démagogue et je respecte tout le monde. Je suis toujours source de propositions et j’émets des critiques lorsque que je pense que les choses ne vont pas dans le bon sens ou bien qu’elles sont perfectibles.
J’envoie des signaux faibles aux habitants de ma commune pour leur dire que j’ai envie de faire de la politique autrement, au-delà des clivages traditionnels, surtout lorsqu’on sait que c’est au niveau local que la démocratie est la plus vivante et que c’est au niveau local que les marges de manœuvres financières sont les plus réduites.
Enfin je suis jaloux de mon indépendance et ma principale obsession n’est pas de voter avec le PS sur tout ce qui est dit ou qui se réalise et contre la Maire en place.
Recette simple que m’a enseignée le modem du début et dont il semble s’éloigner dangereusement.
17:20 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 12 Elections Européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2009
L’Europe et les paradoxes d’une énième campagne.
Je ne me suis jamais autant agité de toute part pour mener un combat que je pense important et légitime dans ces élections européennes. Je ne me souviens pas avoir donné autant de temps pour convaincre, autant d’énergie pour conjurer un mauvais pressentiment, un gout de cendre que j’ai dans la bouche et qui me fait craindre le pire dans l’orientation politique prise un peu partout par les dirigeants européens en place à commencer par le nôtre.
Les choses semblent me donner raison : la crise mondiale financière capitaliste que j’avais tant craint et prédit, est arrivée et provoque en plus de la catastrophe économique annoncée, un repli vers l'intérieur, un glissement vers un protectionnisme voilé du chacun pour soi.
Je ne suis pas si sûr que les débordements sociaux qui pètent de toutes parts soient les préludes à une situation pré-révolutionnaires comme l’annoncent certains. Nous n’avons jamais été aussi jaloux de nos intérêts privés qu’à cette heure ou j’écris ces lignes.
Le très controversé traité de Lisbonne pourrait contribuer à mettre un peu plus de clarté dans cette Europe qui reste à définir. A commencer par réformer ou bien à inventer certaines institutions.
Mais les volontés politiques nationales restent la clé de voute d’une structure qui reste à inventer. Or on voit bien que ce sont les bailleurs de l’Europe, c'est-à-dire les gouvernements nationaux qui tirent la couverture sur eux et qui frappent à la moindre difficulté intérieure, une structure politique sans budget propre.
La plupart des pays européens qui ont construit l’Union, sont de vieilles nations qui ont traversées l’histoire avec des destins communs, des guerres qu’elles ont menées entre elles et des luttes fratricides qui étaient naguère encore les leurs.
Y a-t-il possibilité d’une démocratie et d’une seule dans cette espace qui change constamment et dont les frontières s’étirent de plus en plus ?
Il est temps, je veux dire qu’il y a véritablement urgence à que cette structure supranationale se dote des pouvoirs qui lui manquent et qui faute de ceux-ci, se révèle bien fragile sur le terrain.
Les questions étaient simples sur les marchés où nous tractions et dans les cafés démocrates où nous intervenions (lorsque nous n’étions pas entre nous, mais que quelques oreilles dispersées dans la salle, s’invitaient au débat).
Montrez-nous du concret !
Préservez nos emplois, coordonnez les politiques économiques des différents pays, dotez vous d’un protectionnisme intérieur, parlez nous d’écologie, soyez fort face à la Chine et à la Russie et défendez nos libertés d’expression.
Mais le grand paradoxe de ces prières et que mêmes si des réformateurs européens se battent pour cela; les peuples d'Europe, au moment venu de pouvoir agir à travers les urnes, ne montrent aucun désir de transformer les choses et semblent vouloir confier à leurs seuls gouvernements nationaux le soin de veiller à ce que surtout rien ne bouge ou bien très peu.
JPB
08:52 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 12 Elections Européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, campagne européennes, blog politique, paradoxe, monchatenay.com
01.06.2009
Europe et discriminations
Il y a cinquante ans, une des motivations qui poussait chacun à vouloir soutenir l’intégration européenne, était la volonté de réduire à néant tous les conflits d’origine nationaliste et ethnique qui avaient divisé l’Europe.
Si on se tient aux faits divers qui se déroulent actuellement en Europe, comme cet Indien brûlé vif dans une gare de Rome, ces violences racistes qui se banalisent ; ces reflexes communautaires qui augmentent et l’islamophobie croissante dans des populations européennes qui identifient l’Islam au terrorisme, il était nécessaire que notre Mouvement s’interroge sur les remparts que proposent l’Europe contre les discriminations et que cette réflexion se situe dans le cadre de la campagne européenne pour être au plus proche des questionnements des uns et des autres.
A l’invitation de Jean-Pierre Bozzonne et pour répondre à ces questions, Fadila Mehal est intervenue dans le cadre d’un Cinéma Démocrate qui s’est tenu jeudi soir à Châtenay-Malabry.
Assistée de Marie Virapatirin, cette réunion-débat se proposait de faire le point sur les positions du MODEM contre toutes les formes de discriminations et faire le panorama des directives européennes qui nous protègent des tentations nationalistes.
Fadila Mehal a rappelé les 6 formes définies dans la Charte européenne
L’origine ethnique
La conviction
la pratique religieuse
Le handicap
L’âge
Et l’orientation sexuelle
Fadila Mehal a rappelé que L’histoire de l’Europe, c’est l’histoire d’affrontements permanents, tandis que l’idée de l’Europe, c’est au contraire l’utopie d’une paix perpétuelle, d’une communauté de culture et d’intérêts communs renouvelés.
Il a été aussi question du handicap avec Nicolas Mansier, membre de la Commission handicap du MODEM.
Nicolas a rappelé le travail de réflexion remarquable fait par la commission et l’idée d’inclusion qui doit être à la base de tout projet politique économique, d’éducation, d’urbanisme et d’habitat, afin de prendre en compte toute personne en situation de handicap en amont, afin que les progrès en matière de Haute qualité d’Usage devienne une véritable « méthode de gestion de projet » centrée sur la qualité et le développement de l’ensemble des « conforts d’usage » au service de tous les usagers.
Pour conclure, Fadila Mehal a rappelé le projet de François Bayrou de replacer l’homme au cœur de toutes les questions sociales, économiques, culturelles qui animent la France et l’Europe et d’offrir une proposition politique qu’il appelle à un « humanisme radical », à l’inverse de ce qui se pratique aujourd’hui par le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui s’enquière de la seule valeur marchande des individus et mènent des réformes économiques et sociales dans lesquelles seul l’indice de productivité est pris en compte.
Fadila Mehal est actuellement directrice de la culture et de l'information de l'Agence Nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances
Fadila Mehal est présidente fondatrice des Marianne de la diversité, association de femmes et d’hommes engagés, républicains convaincus pour qui la diversité est un cadeau et non un fardeau.
Fadila Mehal est candidate aux élections européennes du 7 juin 2009. troisième de la liste MoDem pour la région Île-de-France, menée par Marielle de Sarnez.
Marie Virapatirin est vice-présidente du Mouvement Démocrate des Hauts-de-Seine. Spécialiste des politiques publiques, elle assure également un enseignement de management public notamment auprès de l’école de commerce ESCP-EAP et a créée l’Association « Mieux Vivre à Bagneux ». Elle est conseillère municipale de Bagneux et conseillère d'agglomération.
Nicolas Mansier est membre de la commission nationale du handicap pour le MODEM.
Jean-Pierre Bozzonne est élu local de Châtenay-Malabry, conseiller départemental des Hauts-de-Seine et membre du bureau exécutif.
18:52 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 12 Elections Européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe et discriminations, fadila mehal, elections européennes, modem, chatenay-malabry
25.05.2009
Une invitation pour participer au débat sur l'Europe et les discriminations au REX de Châtenay-Malabry
Europe et discriminations
téléchargez le tract ICI
Nous aurons le plaisir d’accueillir à cette occasion trois invités principaux :
Fadila Mehal
Numéro 3 sur la liste Ile de France conduite par Marielle de Sarnez aux élections européennes, Présidente fondatrice des Mariannes de la diversité, militante pour la parité et la représentation de la diversité de la France
Jean-Louis Fontaine
Candidat sur la liste Ile de France conduite par Marielle de Sarnez aux élections européennes
Président du Collectif des démocrates handicapés
Marie Darves-Bornoz Virapatirin
Candidat sur la liste Ile de France conduite par Marielle de Sarnez aux élections européennes
Conseillère Municipale de Bagneux
Vice-présidente du Mouvement Démocrate des Hauts-de-Seine
Fondatrice de l’Association «Mieux vivre à Bagneux»
Le débat sera animé par:
Jean-Pierre Bozzonne
Conseiller Municipal MoDem de Châtenay-Malabry
Membre du Conseil départemental des Hauts-de-Seine
Membre du Bureau exécutif des Hauts-de-Seine
appeler le 06 08 37 32 10 pour plus d'informations.
08:12 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 12 Elections Européennes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe et discriminations, châtenay-malabry, monchatneay.com
21.05.2009
Propositions du MODEM en matière d'Europe 1/ Europe économique
Le premier volet des propositions du Mouvement Démocrate concernent ce que nous appelons l’Europe durable. En voici le détail.
I - L’Europe durable : Économie, social, environnement.
1. Crise économique et financière
Grand emprunt européen de 3% du PIB, orienté vers les PME et les grands équipements.
Gouvernance économique européenne avec régulateurs européens.
Création d’une monnaie de réserve mondiale en remplacement du dollar
Éradication des paradis fiscaux.
Organisation des marchés à terme pour éviter les dérives.
Taxe sur les transactions internationales de type Tobin.
Suppression des stock-options pour les entreprises cotées en bourse afin de favoriser l’économie réelle.
Instauration d’une autorité européenne des marchés financiers.
Harmonisation fiscale pour éviter le dumping qui provoque la concurrence des États au lieu de leur coopération.
Le protectionnisme est une mauvaise réponse, en revanche les produits importés doivent être soumis aux mêmes règles que nos propres produits, c’est la justice la plus élémentaire. Si ce n’est pas le cas, on peut et on doit taxer ces importations de façon compensatoire afin de rétablir la juste compétition.
Élargissement de la zone euro comme geste politique aussi fort que la réunification de l’Allemagne. Les conséquences seraient un renforcement de la solidarité intra-européenne et du poids de l’Union.
Sources : 14 engagements. Discours du 29 mars. Site de campagne du MoDem. Intervention de Marielle de Sarnez au Parlement européen le 22 avril.
Institution d’un pouvoir économique au niveau de la zone euro (gouvernance économique européenne).
Mise en place d’une commission bancaire européenne.
Élargissement de la mission de la BCE à l’action en faveur du plein emploi.
Sources : Propositions anti-crise KGW. Site de campagne du MoDem.
3. Emploi
Élargissement de la mission de la BCE à l’action en faveur du plein emploi.
Favoriser les revalorisations salariales par des baisses de charges plus fortes sur les salaires représentant une fois et demi à deux fois et demi le smic afin d’éviter les trappes à bas salaires.
Accepter les règles du libre-échange sauf lorsqu’il devient un moyen avéré et avoué de faire « baisser le coût du travail », donc les salaires, ce qui, en comprimant la consommation, est l’une des causes principales de la crise que nous traversons.
Sources : Propositions anti-crise KGW.
4. Europe sociale
La vocation sociale doit être placée au cœur du projet européen.C’est une faute que l’Europe ait été enfermée sur la seule organisation du marché. L’Europe était une construction pour défendre des valeurs. La crise vient de ce que les considérations uniquement économiques et financières l’ont emporté sur toutes les autres : il faut que l’Europe réhabilite le modèle solidaire.
L’exigence sociale, démocratique et écologique doit être reconnue comme le fondement des politiques de l’Union.
Droit du travail européen apportant de nouveaux droits : santé, droits sociaux, protection des publics fragiles.
L’éducation et la santé ne sont pas des domaines dans lesquels la concurrence doit passer en premier. Ce n’est pas le marché qui doit les gouverner mais le choix politique des citoyens.
L’harmonisation sociale pose des problèmes en raison des grandes différences de couverture sociale : un SMIC européen est impossible à définir. Mais on peut se fixer des règles de convergence sociale sur le même modèle que les convergences monétaires qui ont permis l’euro, afin de construire un modèle social européen à horizon 10 ans. La solidarité ne s’arrête pas aux solidarités à l’intérieur d’une même génération, mais doit s’étendre aux
solidarités entre les générations. Il faut donc prendre en compte les intérêts des générations futures.
Sources : 14 engagements. Site de campagne du MoDem. Discours du 9 avril. Discours du 29 avril. Discours du 25 avril.
Grands travaux d’infrastructure et d’équipements (transports, éducation, santé, logement social, économie numérique)
Small Business Act européen
Défense des services publics, qui ne doivent pas être soumis à la loi du profit.
Sources : Propositions anti-crise KGW. Manifeste du Parti démocrate européen.
Le savoir et la connaissance, priorités de l’Europe
Doublement du budget européen pour la recherche
Coordination et mutualisation des politiques de recherche
Aide pratique au dépôt de brevets, en liaison avec les États-membres.
Nécessité d’une puissante coordination des politiques énergétiques nationales.
Politique énergétique préparant les énergies du futur.
Le débat sur l’énergie nucléaire est essentiel. Le contrôle de l’industrie nucléaire doit rester l’affaire des citoyens et ne pas passer aux mains d’intérêts privés.
Source : Site de campagne du MoDem. Discours du 29 avril.
Les contraintes environnementales sont inéluctables. Les ressources naturelles ne sont pas infinies. On n’a le choix qu’entre subir l’inéluctable et construire le monde qui tiendra compte de ces contraintes. Arrêtons de subir et commençons à construire.
Véritable politique de développement durable : les conséquences à long terme doivent être prises en compte dans toute décision. On doit se poser la question : cette politique est-elle tenable sur le long terme ?
Une industrie propre, ce ne sont pas que des sacrifices à faire, mais aussi un grand potentiel de création et de richesse.
Le maintien de notre niveau de vie ne peut se faire que si on accepte le passage à une société plus sobre, qui privilégie le qualitatif au quantitatif.
Faire le lien entre l’entrepreneurial, le social, l’environnemental et le développement durable.
Industrie verte : par le levier économique on peut réorienter des productions qui sont aujourd’hui impactantes sur l’environnement.
Protection de la biodiversité, pour des raisons de qualité environnementale et pour des raisons économiques (des études prouvent qu’à long terme, sa préservation produit plus de richesses que sa destruction).
Exemplarité : l’écologie ça commence par les petits gestes concrets. Par exemple, que les députés européens se donnent les moyens de compenser les émissions de CO2 liées à leurs déplacements.
Un commissariat européen au plan. L’économie planifiée est un instrument incontournable pour penser le long terme, et ce plan doit être pensé au niveau européen. Il y a une « ardente obligation du plan en matière environnementale et en matière énergétique » (François Bayrou).
Source : Convention du 29 avril.
Développer les lignes de chemin de fer de liaisons directes entre métropoles européennes.
L’accès aux transports doit être le même tout le territoire de l’Union.
Sources : Propositions anti-crise KGW. Site de campagne du MoDem.
10. Réforme de la politique agricole
La PAC n’a plus d’objectifs, il faut lui donner de nouvelles ambitions.
Nous défendons une politique européenne d’agriculture de qualité : sécurité alimentaire, exigence environnementale, exploitations de taille humaine.
L’agriculture est un enjeu de dimension mondiale, parce que l’équilibre de la planète dépend de la situation des paysans du Tiers-monde. Or il n’y a d’accès aux enjeux mondiaux que par l’Europe.
Poser la question des paysans, pas seulement celle de la production. Il faut éviter le délitement du tissu agricole avant que ce soit irréversible.
Défendre l’organisation des marchés pour obtenir des prix rémunérateurs. Régulation des marchés à terme. Défense des quotas laitiers qui permettent aux petites exploitations de survivre, en particulier dans les zones de montagne.
Utiliser les surplus céréaliers (inévitables à cause de la variabilité de la production) pour les nouvelles applications industrielles : agro-carburants, agro-industrie, biomasse.
Soutenir de façon plus incitative l’installation ou la réinstallation de jeunes agriculteurs en protégeant mieux leurs revenus des aléas du marché et des pressions monopolistiques, qu’il s’agisse de la grande distribution ou des abattoirs.
Encourager l’agriculture biologique qui donnent un meilleur équilibre économique à l’agriculteur et de meilleurs produits aux consommateurs.
Permettre l’organisation des producteurs comme rééquilibrage nécessaire dans le rapport de forces avec les centrales d’achat.
Co-expertise : associer les représentants du monde agricole à toute décision les concernant. L’expertise scientifique doit inclure des scientifiques désignés par les professionnels en plus des scientifiques désignés par les autorités politiques européennes.
Politique de la pêche : maintenir une activité économique durable sur le littoral, tout en préservant la ressource.
Changer le calendrier des quotas de pêche pour que l’adaptation nécessaire se fasse sur les grandes pêches de l’hiver et pas sur la pêche des petits artisans locaux. Ça ne coûte rien au contribuable et ça change tout pour le pêcheur.
Favoriser les moyens de propulsion nouveaux (hydrogène, pile à combustible) par rapport aux moteurs à combustible fossile (polluants et non durables).
Source : 14 engagements. Site de campagne du MoDem. Propositions anti-crise KGW. Discours du 15 avril.
11. Budget de l’Union européenne
Un budget limité à 1% de la production annuelle, c’est infiniment trop bas. Il faut une augmentation significative du budget de l’Union
Le Parlement européen doit décider du volume.
Budget alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’Union (par exemple un impôt uniforme sur les entreprises ou un prélèvement sur les transactions bancaires et boursières).
Source : 14 engagements.
20:34 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 12 Elections Européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : programme du modem pour les européennes, monchatenay.com, modem, bozzonne jean-pierre, châtenay-malabry
20.05.2009
Besoin d'Europe - Les élections du 7 JUIN 2009
Peut-être certains sont déjà passés par mon site pour savoir si, comme l’affirment certains, le MOuvement DEMocrate avaient quelques idées concernant l’Europe.
Quelques idées qui vaillent la peine que certains d’entre vous fassent le choix de voter pour notre mouvement aux prochaines élections.
Je pense, pour ma part, que les partis institutionnels n’ont que très peu de choses à dire sur l’Europe.
Une Europe qui pourtant s’est immiscée dans notre vie quotidienne à travers des normes, une monnaie, des directives qui nous ont protégées bien plus que ne le pensent certains d’entre nous.
Rappel Historique
Un petit retour en arrière est nécessaire pour comprendre où se situe le Mouvement Démocrate à l’intérieur de l’hémicycle européen.
Le 16 avril 2004, l’italien Francesco Rutelli et François Bayrou ont créé le Parti Démocrate Européen.
C’est la cinquième formation politique européenne après le Parti Populaire Européen, le Parti des socialistes européens (PSE), le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs (ELDR) et le Parti Vert européen.
Le 9 mai 2004, au Siège de l’UDF, un nouveau parti européen s’est constitué autour de la Lettonie, la République Tchèque, la Pologne, la Belgique.
« Il manque un grand courant politique qui ne soit ni conservateur ni socialiste et qui porte l'idéal européen, a déclaré le président de l'UDF François Bayrou. C'est ce grand mouvement politique démocrate que nous avons décidé de construire ensemble », a-t-il précisé. Il s'agirait d'un « grand parti démocrate, qui veuille l'union sous le contrôle et avec la participation des citoyens ».
Le Parti Démocratique Européen est né officiellement le 9 décembre 2004 à Bruxelles sous la présidence d’honneur de Romano Prodi.
Fin février 2006, c’est naturellement que se créé avec la New democrat coalition américaine, une Alliance mondiale des Démocrates.
à suivre......
17:41 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 12 Elections Européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
















