26.08.2008

Alexandre HARMAND et la liste pour le « RASSEMBLEMENT DEMOCRATE, EN AVANT LE 92 »

 

1597565722.jpgJ’ai décidé de prendre part à l’élection du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine du MODEM et de soutenir Alexandre HARMAND et la liste pour le « RASSEMBLEMENT DEMOCRATE, EN AVANT LE 92 »

 

Pourquoi ?

 

Alexandre a fait preuve d’un sacré courage en montant une liste MODEM sur la 6e circonscription des Hauts-de-Seine (Puteaux-Neuilly)  aux municipales 2008, fief des Sarkozy père et fils.

Alexandre affirmait lors de sa campagne qu’il était resté à l'écart des luttes d'ambition personnelles, à l'écart des trahisons, à l'écart des contradictions de discours et qu’il souhaitait travailler sur une programmatique précise, présenter des mesures concrètes et d'exemplarité dans la conduite de l'action municipale.

Si ce type de discours est très convenu pour ce genre d'exercice, il l’était beaucoup moins aux municipales de Neuilly, au regard des luttes fratricides qui s’y déroulaient.

Ces phrases revêtaient une toute autre signification : C’étaient des paroles de conviction, portées par un homme libre, qui allait au combat, qui savait que la tâche serait démesurément difficile, mais qui avait décidé d’aller jusqu’au bout.

 

Alexandre s’est battu et n’a pas démérité. Au contraire. Entre un Martinon et un Jean Sarkozy engagés dans des luttes de pouvoir interne au sein de leur parti, il fallait faire entendre notre voix. Alexandre a incarné notre mouvement avec panache, avec peu de moyens, contre une presse absente qui préférait s’arracher les confidences des peoples parachutés, speudo-représentant des Neuilléens plutôt que d’entendre et de diffuser la pluralité des programmes des différents partis.

 

Lorsqu'il affirme aujourd'hui vouloir construire un conseil départemental fidèle à nos valeurs d’indépendance tout en étant vigilant et constructif, je le crois naturellement.
 

Je pense profondément que François Bayrou a besoin de s'entourer d'hommes jeunes capables de montrer que pendant les moments difficiles, ils pourra compter sur une garde qui ne courbera pas le dos.

La politique est un métier à risques, dur, mais qui doit être motivé par la nécessité impérieuse de se mettre aux services des autres avec la plus grande détermination, avec probité et courage.

Trois qualités que possède Alexandre.

Je lui souhaite bonne chance.

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Jean-pierre Bozzonne

Président du Groupe Groupe MODEM de Châtenay-Malabry

Conseiller municipal MODEM.

24.08.2008

Retour au charbon

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Je n’ai rien écrit de politique ces temps-ci : Je laisse doucement glisser le mois d’août et son cortège de vacanciers qui rentrent péniblement de leurs lieux de villégiature. Ils se composent en général de deux groupes : l’un rase les murs, bagages en mains afin de faire le moins de vague possible. Ils se font oubliés. L’autre groupe salut à la cantonade et exhibe son bronzage et prend une mine surpris et vaguement inquiète lorsqu’un voisin lui annonce qu’il n’est pas parti en vacances cette année « ah bonnnnn…… !! »

Bruno-Pascal aime bien les statistiques et rappelait dans son dernier post que 50% des français étaient restés chez eux. En partie à cause d’un pouvoir d’achat réduit et d’une situation économique précaire. Je lui emboîte le pas pour écrire ici toute mon indignation sur ce programme politique qui se présentait comme participatif et à l’écoute et qui a profité de l’été pour faire passer toutes sortes de Lois et de décret absolument scandaleuses (les heures travaillés des cadres dorénavant qui les privent de vacances par le truchement de l’annulation des RTT).

L’augmentation du Gaz de 4% à mi-août (il avait déjà augmenté de 5,5% en avril)

L’annonce faite de 34 716 568 395,82 euros de déficit public en 2007 malgré les promesses du candidat Sarkozy de tacler le budget de la France.

L’annonce du dispositif qu’un chômeur qui « refuse à deux reprises une offre raisonnable d’emploi » sera « radié de la liste des demandeurs d’emploi ». C’est incroyable qu’on ait réussi à culpabiliser un homme ou une femme parce qu'il ne trouve pas d’emploi alors qu’on se situe dans un système capitaliste qui décharge par milliers des salariés pour des raisons de profit et qui n'a plus besoin d'un système de plein emploi. C’est à mon sens la plus grande énigme de cette époque.

On a aussi souhaité la bienvenue aux nouveaux fichiers : Par décret qui porte la création d’Edvige, et qui rassemble les données personnelles classées « secret défense ». Le fichier « VIS DGI Multicritère », qui centralise pour la Direction générale des finances publiques des données fiscales à caractère personnel, afin « d’améliorer l’assiette de la fiscalité directe locale et la connaissance du tissu foncier ».

Et puisque je parlais de l’emploi des cadres, voici un rapport qui est téléchargeable (PDF - Xls) et qu’on trouve sur le portail de l’INSEE. et qui évoque plus largement la situation de l'emploi en 2007.

L’Etat doit continuer d’assumer trois fonctions qui me paraissent essentielles dans notre pays, si on veut éviter la disparition de toute solidarité, la dislocation des valeurs morales et brader les trois fondements  symboliques de notre République (comme on brade actuellement, sur l’Autel de la pipolisation, la fonction présidentielle) :

1) Protéger ses citoyens : on voit le désengagement de l'Etat dans son armée et les problèmes socio-économiques qui ne vont pas tarder à surgir dans des petites villes qui vivaient largement grace à la présence militaire.

2) les instruire en leur donnant les moyens du Savoir et de la connaissance et aussi

3)  les soigner. Et pour ce faire, venir à l’aide à toutes celles de ceux qui souffrent.

C’est une hypocrisie de faire croire que les malades ont creusé eux-mêmes  le « trou de la sécu » qui se transformerait en excédent si cette même « sécu » recevait tout à coup les subsides publics et privés providentiels. La réalité quotidienne des malades, je parle de ceux qui ont un traitement lourd et non pas une gastro, est difficile et compliquée. Déjà beaucoup d’entre eux, du fait de la franchise médicale existante,  renoncent à certains soins. Et pendant ce temps, une nouvelle vague de déremboursements est décidée et appliquée dans la plus grande discrétion.

Tiens je viens d'écrire quelque chose de politique..

 

 

 

09:49 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 02 Politique en France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

02.08.2008

Peuple libre, un peu trop.

Je reviens sur mon post précédent que je n’avais pas envie de commenter « à chaud » tellement l’image qui m’était donné de voir me choquait. Tant d’ignominies à la vue de  ce macabre spectacle m’a submergé de honte pour les quelques pourcentage de gènes qui me rattachent à l’Italie : ce pays qui est devenu tellement con grâce notamment à une succession de politiciens véreux et mafieux dont les italiens semblent s’accommoder très bien, et de mauvais choix socio-économiques qui lui ont fait perdre toute cette richesse, qui faisait à mes yeux son attrait.

L’Italie, comme beaucoup de pays en Europe se cherche des boucs émissaire : le peuple ROM est la cible idéale.

Comment accepter la diabolisation de ce peuple de migrants intérieurs, de voleurs de poule, qu’incarne la communauté nomade la plus ancienne de notre territoire européen ?  Comme s’ils devenaient la mauvaise conscience de notre société qui a perdu de vue depuis longtemps ses idéaux de progrès pour ne sembler vouloir jouir que de son apparence personnelle où chaque individu est invité à exprimer son moi le plus profond, son intériorité à l’aide de quelques marques et de logos publicitaires savamment orchestrées par des campagnes du pub couteuses.

Ces familles de voyageurs à roulotte et à camping-car représentent en soi  un défi : Elles nous agitent, nous secouent et incarnent les parties de nous-mêmes qui nous échappent lorsqu’elles se refusent obstinément  de s’assimiler à nos mœurs, ce qui nous est au fond absolument intolérable.

L’Italie est toujours pionnière en matière de fascisme. Et le reste de l’Europe assiste sans broncher  à la concentration contrainte et forcée d’une  masse de Tsiganes,  dont on impose le  statut et la condition de réfugiés, (et non plus de migrants) et qu’on parque  sans ménagement derrière des grillages barbelées avant qu’on ne les refoule au diable vauvert

Michel Kubler du journal La Croix affirme que « les ROMS est un peuple de liberté qui constitue en soi un appel à la fraternité, une icône de la condition pèlerine de toute l’humanité »

Peut-être qu’après la mort de ces deux enfants, les autorités européennes cesseront de fermer les yeux sur cette chasse à l’homme intolérable qui semble s’ouvrir de l’autre côté des alpes.

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