28.11.2008
La protection maternelle et infantile menacée, selon les médecins de PMI
Les médecins de Protection maternelle et infantile (PMI) souhaitent alerter l'opinion, dans un manifeste rendu public le 28 novembre 2008, sur la situation difficile des PMI, demandant aux pouvoirs publics les moyens d'exercer leur mission.
Dans son manifeste, Le syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI) affirme que l'"Etat n'impulse plus aucune politique nationale globale de santé en faveur de la famille, de l'enfant et des jeunes". Il critique la "réduction des moyens octroyés par de nombreux départements à la PMI, de plus en plus remise en question".
Reprenant un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) de 2006, le syndicat souligne que, si la PMI n'a pas vocation à être "une médecine des pauvres", elle doit "rester orientée vers les populations socialement défavorisées". Or, dans de nombreux départements, en pratique, la PMI "voit son périmètre réduit, tantôt au strict domaine de la protection de l'enfance, tantôt au champ de l'action sociale". "De très nombreux" départements ont "purement et simplement" supprimé leurs services de PMI, 48 départements sont "sous les normes" pour les consultations et 55 départements le sont en matière de personnels.
"Les multiples acteurs qui devraient contribuer au financement de la PMI le font a minima", affirme le manifeste, qui rappelle que le budget global consacré à la PMI était, en 2005, de 605 millions d'euros, à comparer aux 23 milliards d'euros affectés par les départements à leurs dépenses d'action sociale et aux 10 milliards consacrés à la prévention dans la dépense de santé.
Les médecins, infirmières et puéricultrices qui exercent dans les services de PMI, enfin, "disposent de statuts et de conditions de rémunération parmi les moins attractifs de leur profession". Le manifeste rappelle les "atouts" des PMI : consultations médicales préventives, visites à domicile, bilans de santé en maternelle, soutien des familles, éducation familiale, prévention des mineurs en danger, dans un contexte de gratuité et de proximité des services.
Le SNPMI défend la création d'une instance nationale pour la promotion et la protection de la santé familiale et infantile, et revendique des moyens pour les PMI, et leur maintien dans chaque département.
La Gazette des communes
22:40 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pmi, rapport des médecins, monchatenay.com, blog social






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