19.06.2009
24 heures chrono
24 heures après l’initiative lancée par les Promoteurs, force est de constater que rien ne bouge, ni personne au 133 rue de l’Université. Les I-phones que mes camarades démocrates caressaient compulsivement pendant des heures, ne sonnent pas.
On se retranche, on s’observe, on attend. L’attentisme, voilà la nouvelle idéologie du MODEM dont une partie du nom signifie pourtant mouvement. Quel paradoxe !
Jean-François Khan, en homme libre et indépendant a exprimé sur le magazine dont il est le fondateur, ce qu’il pensait de la campagne et en a tiré les conséquences en toute amitié. Y-a-t-il eu quelqu’un pour lui reprocher sa parole libre ?
Il a plusieurs façons de faire de la politique. François Bayrou s’est approché de nous avec un langage qui lui était propre. Petit à petit j’ai fait mienne sa grammaire, sa rhétorique et sa dialectique. C’était plus naturel pour moi que d’entendre Nicolas Sarkozy désacraliser la syntaxe, faire des fautes de français, ne pas maitriser les négations et manger ses phrases.
C’est aussi cela faire de la politique. Le pouvoir des mots, le sens de la parole donnée. Tout est langage avait écrit Françoise Dolto dans un livre resté célèbre.
Faire de la politique, c’est s’adresser à l’autre, son voisin, son proche, celui qui n’est pas tout à fait d’accord avec soi. Echanger en toute franchise et en toute liberté. Débattre.
Héritiers de la démocratie chrétienne, du radicalisme, de la pensée libérale ou même de la gauche, nous nous sommes retrouvés dans cette parole et dans la liberté que nous promettait ce mouvement.
Quel doux sentiment pour toutes celles et ceux qui comme moi s’étaient retrouvés un peu en marge des partis traditionnels, qui avions vécu le malaise et la difficulté de ne plus faire parti d’une aventure collective.
Mais il faut avoir une personnalité forte si on veut s’imposer au centre. Ne pas se contenter d’être un orateur habile, ne pas s’attendre à ce que l’autre ait la même opinion que la vôtre, ou bien qu’il s’y rallie par connivence ou facilité.
Pendant la campagne des élections européennes, tandis que nous défendions l’idée de l’Europe, François Bayrou a été perçu des français, comme quelqu’un en guerre contre le Chef de l’Etat, comme quelqu’un voulant absolument en découdre. Son obsession présidentialiste a déterminé son comportement.
Or, la famille centriste n’a pas de tradition bonapartiste. Elle ne doit pas être obsédée par la conquête de la magistrature suprême.
Nous sommes des militants, des femmes et des hommes, des élus et des parlementaires qui partageons le débat d’idées, l’art de vivre ensemble, permettant à chacun d’entre nous de trouver l’espérance et de s’épanouir dans ses engagements professionnels, civiques ou associatifs.
Nous voulons faire vivre des valeurs sociales et européennes, dans le partage, dans l’écoute et l’échange. C’est aussi cela notre combat.
Celui qui s’affirme centriste, démocrate, a une attitude qui consiste à admettre qu’il ne possède pas tout seul la vérité, qu’il croit au dialogue pour pouvoir trouver avec l’autre, le chemin.
C’est essentiellement cela qui anime la démarche des Promoteurs. Les promoteurs d’idées.
JPB
12:29 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 04 MODEM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les promoteurs, modem, monchatnay, blog politique, christophe ginisty, jean-pierre bozzonne





Ecrire un commentaire