29.06.2009

Un emprunt d'Etat au doux parfum pompidolien

 

François Fillon a réuni dimanche le gouvernement pour lancer un  débat sur les priorités qui seront financées par l'emprunt national annoncé lundi dernier par le Président Sarkozy.

pompidou.jpgCet emprunt nous rappelle les vieilles ficelles économiques qui tenaient lieu de pratiques courantes en France, sous de Gaulle, Pompidou et Giscard d’Estaing. Le Franc était en compétition avec d’autres monnaies en Europe et nombreux économistes français s’accommodaient des mécanismes inflationnistes  récurrents pour en diminuer les effets.

Que cette époque me parait lointaine

Aujourd’hui, l’Euro a remplacé le franc, la banque centrale européenne impose son La,  l’inflation est proche du zéro absolu et le la dette dépasse 7% du Produit Intérieur Brut.  On se demande dans ces conditions si l’emprunt national imaginé par le shadow cabinet de Nicolas Sarkozy  et médiatisé par le Premier Ministre (qui n’aurait pas été consulté sur son bien fondé) pourrait relancer la machine économique ?

A voir comment les choses se mettent en place, nous nous situons surtout dans la communication politique plutôt que dans la volonté de réduire les déficits structurels. Comme nous savons encore que très peu de choses sur cet emprunt, notamment à combien  il s’élèvera, on ne peut qu’émettre quelques réserves de bon sens et s’en remettre au calendrier de Matignon pour en connaître davantage.

Disons pour finir qu’une hausse des taux d’intérêts fortuite (même si ce n’est pas la tasse de thé de J-C Trichet) enraierait définitivement le peu d’oxygène que cet emprunt serait supposer apporter et qu'enfin, Il n’est pas non plus certain que les français répondent à l’élan national demandé et y souscrivent en masse.

JPB

Commentaires

Ni dettes, Ni emprunts, La France doit créer de l’argent!

La population doit oser rompre le tabou autour de la création monétaire aujourd’hui au seul de la finance international et sans aucun contrôle.

Nous devons exiger une commission parlementaire pour mettre à jour les actions crapuleuse de la finance en prenant l’exemple de la commission Pécora de 1933 sous Roosevelt.

Puis nous devons exiger un nouvelle organe de création monétaire, une banque de la France, afin d’émettre un crédit productif public.

Le Saviez vous?

Jusqu’au 3 janvier 1973, jusqu’à la loi Giscard Pompidou, la France pouvait créer de l’argent afin de financer de grands travaux. Aujourd’hui, nous sommes soumis au crédit sur des marchés financiers… La France est volé!

David C.
david.cabas.over-blog.fr

Ecrit par : David C. | 01.07.2009

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