19.08.2009
Le Sénat dit "oui" au travail dominical
Le texte sur le travail du dimanche a été adopté par le Parlement après un vote au Sénat.
Adopté, mais de justesse. À 165 voix contre 159, les sénateurs ont accepté, hier, la loi sur le travail dominical. C'est la plus faible majorité recueillie par un texte au Sénat depuis septembre.
Pas de surprise pour les élus de gauche : les socialistes et communistes ont tous voté contre et leurs députés ont réitéré leur intention de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel. À droite, jusqu'au vote, on doutait. Trois sénateurs UMP ont voté contre, dont André Lardeux (Maine-et-Loire), cinq autres se sont abstenus. Cinq n'ont pas participé au vote, dont Ambroise Dupont (Calvados).
Quatre sénateurs centristes se sont prononcés contre, quatre n'ont pas pris part au vote dont Jean Arthuis (Mayenne) et Joseph Kergueris (Morbihan).
Les sénateurs villiéristes de Vendée, Philippe Darniche et Bruno Retailleau, ont voté contre.
Le texte permet d'ouvrir les commerces le dimanche dans les zones touristiques et thermales, ce qui représente « 497 communes », selon le gouvernement et 5 000 selon l'opposition. Il définit aussi des Puce, Périmètres d'usage de consommation exceptionnel, autour de Paris, Aix-Marseille et Lille où le travail du dimanche est autorisé. Le gouvernement a insisté sur le volontariat, mais les contreparties accordées aux salariés restent toujours floues.
C'est la quatrième mouture du projet de loi. Le texte, introduit en 2008, avait provoqué la fronde de nombreux députés de la majorité craignant une généralisation du travail du dimanche. Débattu mi-décembre, il avait été supprimé de l'ordre du jour en janvier et réintroduit début juillet.
23:06 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 004 Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean arthuis, allaince centriste, travail dominical, monchatenay.com, jean-pierre bozzonne
18.08.2009
L'Afghanistan ou l'erreur Occidentale.
Jeudi, auront lieu les élections présidentielles en Afghanistan dans un climat de terreur orchestré par des Talibans très actifs sur le terrain, menant une guerre psychologique de front et menaçant la population de représailles ; particulièrement dans le sud du pays où les Pachtounes soutiennent Hamid Karzaï en grande majorité.
L’intensité du conflit et la mort en quelques mois de plus de soldats qu’en huit années d’occupation, nous rappellent à quel point le changement de stratégie est indispensable de la part des Occidentaux.
Cette guerre d’expansion en Afghanistan montre ses limites. Les troupes de l’OTAN sont vouées à l’échec et il n’est pas envisageable de laisser croire qu’un nombre supplémentaire de soldats envoyés sur ce front pourrait y changer quoi que ce soit.
En menaçant de couper les doigts de celles et ceux qui se rendront aux urnes (la validation du vote se fait par un encrage d’un doigt de la main) les talibans montrent qu’ils sont bien décidés à perturber cette mascarade démocratique. Il n’est pas d’exemple où une armée d’occupation (ou perçue comme cela) soit parvenue à gagner contre la puissance psychologique d’un peuple. L’histoire en fourmille d’exemple.
Une autre question serait de savoir si notre modèle démocratique est soluble dans toutes les cultures et s’il y aurait une justification assez forte pour imposer notre modèle dans une culture où dominent des valeurs féodales et claniques ?
En cela, Barak Obama se trompe lorsqu’il veut désengager ses troupes positionnées en Irak pour « mettre le paquet » dans un pays qui, manifestement, ne comprend pas la légitimité occidentale à s’imposer sur ses terres.
La menace islamique brandit comme argument des opposants à un quelconque retrait ne tient pas tant on sait maintenant et avec certitude que les principaux pourvoyeurs des terroristes se trouvent non pas dans ce pays de montagnes mais bien au Pakistan et transitent financièrement par l’Arabie Saoudite.
JPB
à lire aussi l'excellent article d'un confrère bloggeur, Gilles Devers, sur le même sujet où Hamid Karzaï tient les femmes pour quantité négligeable. ICI
07:44 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 03 Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, élections présidentielles afghanes, hamid karzai, talibans, conflit barak obama, politique internationale, blo politique, monchatenay.com, jean-pierre bozzonne
14.08.2009
Mon point de vue sur le débat de l’orientation des finances publiques 2010

La France traverse la crise financière la plus grave depuis 1945 avec plus ou moins de bonheur si on compare notre situation à celle de nos voisins immédiats.
Nous devons continuer les efforts qui ont été entrepris et préparer notre pays à dépasser totalement et durablement cette crise. Nous devrions en profiter pour accélérer toute initiative allant vers l’économie numérique, vers les entreprises des hautes technologies, petites ou grandes qui apporteraient une véritable plus-value à moyen terme et une vision en matière d’innovation.
Mais la crise économique n’est pas la seule responsable de la situation dégradée de nos comptes publics. Les gouvernements successifs ont fait montre de beaucoup de légèreté en matière de dépenses publiques ; la gauche comme la droite. Seuls les centristes, lorsqu’ils étaient au pouvoir avaient une véritable culture de la stabilité financière.
Les recettes fiscales vont connaître une forte baisse cette année encore, du fait du ralentissement général de l’activité. La décision d’abandonner la taxe professionnelle, même si cette idée est bonne dans l’absolu, devrait être gelée le temps nécessaire pour recouvrir à plus de lisibilité dans l’évolution de nos marges de manœuvre.
Si on en croit la Cours des Comptes, la situation des comptes de l’Etat approcherait les 140 milliards d’euros de déficit, soit plus de 7% du PIB pour une dette globale estimée à 1330 milliards d’euros. C’est vrai qu’avec des montants si vertigineux, on est en droit de se demander si des solutions structurelles pourront être trouvées rapidement pour inverser cette situation ?
Les comptes sociaux affichent quant à eux un déficit de 30 milliards d’euros. C’est beaucoup, même si comparé à la dette de l’Etat, ils restent dans des valeurs et des proportions plus modestes.
Nicolas Sarkozy a eu l’idée de ce grand emprunt dont tout le monde parle sans savoir à combien il se chiffrera et à quel taux de rémunération il s’établira. L’idée d’un grand emprunt est d’autant plus étonnante que l’Etat emprunte tous les jours. Et c’est bien l’une des raisons qui explique son fort déficit.
Il s’agit donc plus d’une opération politique que financière. Si l’Etat emprunte de façon médiatique cette fois, qu’il en fasse meilleur usage et qu’il utilise cet argent pour l’injecter dans les entreprises novatrices.
Mais il me semble inquiétant que les prises de décision touchant l’économie se jouent de plus en plus sur le versant médiatique. Prenons la baisse de la tva sur la restauration : voici une décision électoraliste qui ne débouchera sur aucune amélioration sensible de la profession, ni sur une meilleure rémunération des nombreux salariés qui en dépendent. Un enfumage qui ne règle rien, mais qui nous coûte encore un peu davantage.
La seule décision qui serait innovante serait de s’attaquer aux niches fiscales. A un moment où beaucoup réclament plus de transparence et de débats dans les décisions politiques qui sont prises et sont pour le non cumul des mandats.
Il me semble qu’il y aurait comme un air de cousinage avec cette grande réforme, si elle devait être entreprise sérieusement.
JPB
10:47 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 004 Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : orientation budgétaire 2010, économie, monchatenay.com, blog politique, jean-pierre bozzonne, alliance centriste
12.08.2009
Les jeunes qui veulent s'engager
L’Alliance Centriste invite tout(e)s ses jeunes adhérent(e)s et militant(e)s à créer la Fédération dédiée aux jeunes de son parti.
Le Secrétaire général de l’Alliance centriste, le Député Thierry Benoit ainsi que le Vice-président chargé des fédérations, Raynald Dutot, invitent les jeunes de moins de 36 ans à se joindre à eux le 12 septembre prochain.
La réunion se tiendra au Sénat le 12 septembre de 9 h 30 à 12 h 00.
Au cours de cette Assemblée constitutive, deux points essentiels seront à l’ordre du jour :
- L’adoption des statuts de la Fédération de l’Alliance des Jeunes Centristes
- L’élection du Président et des membres du Bureau.
Qui peut venir, qui peut être candidat et qui peut voter ?
Toutes celles et tous ceux qui veulent participer à la création et à la vie de la Fédération des Jeunes de l’Alliance centriste ou de Rassembler les Centristes.
Il suffit d’être âgé de moins de 36 ans, à jour de cotisation le 12/09/09 et partager naturellement nos valeurs communes qui sont celles du Centre, de l’Humanisme et de l’Europe.
L’inscription est obligatoire :
Nom : ……………………………………
Prénom : ……………………
Date de naissance : / /
Adresse : ……………………………………………………………………
Ville : ………………………………………… Code postal : ………………………..
Candidat au poste de :……………………………………( Joindre un courrier de motivation)
Votre présence ou votre acte de candidature doit être déposé avant le 5 septembre 2009 à :
Raynald DUTOT
Vice-président des fédérations
3 chemin de la Vicomté
51140 Montigny sur Vesle
22:07 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : alliance centriste, jeune de l'alliance centriste, monchatenay.com, jean-pierre bozzonne, jean arthuis, raynald dutot
11.08.2009
Philippe Laurent se serait-il trompé de vote en 2007 ?
Je suis un lecteur assidu du blog de Philippe Laurent.
A chacun de ses articles, Laurent offre ses points de vue, ses arbitrages et distribue les bons ou mauvais points à la classe dirigeante.
Avec une certaine application, il critique beaucoup les décisions prises par le gouvernent sur deux ou trois sujets qui lui sont chers. Actuellement, la Loi sur la régionalisation est l’un de ses thèmes favoris. Très prochainement, il publiera un livre : décentralisation : en finir avec les idées reçues ! Je ne sais pas si le livre fera date, s’il sera lu avec attention, mais en tout cas, je me le procurerai très certainement.
Philippe Laurent est brillant, compétent, pertinent dans ses remarques, mais je n’arrive pas à saisir son louvoiement politique qui laisse toujours planer un doute sur ses intentions personnelles. Il n’écrira jamais par exemple qu’il faut soutenir untel contre tel autre, mais préférera les messages subliminaux pour faire comprendre ce qui l’agace. Et puis le soir venu des veilles électorales, il nous laissera sur sa fin et fera route ailleurs.
S’il est si critique envers Nicolas Sarkozy, alors pourquoi ne ne l'a-t-il pas exprimé au matin du second tour des élections présidentielles ? Pourquoi n’a-t-il pas utilisé cette élection si importante pour exposer toute l’inquiétude qu’était la sienne et que laissait présager l’arrivée du Président de l’UMP aux affaires ?
Voici ce qu'il écrit sur son blog à la veille du second tour des présidentielles
"J’ai décidé, pour ce second tour, d’apporter ma voix et mon soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy.
J’ai pris cette décision, je tiens à le souligner, en toute liberté et sans avoir subi aucune « pression », de quelque nature que ce soit.
Je l’ai prise pour au moins trois raisons.
Le choix de société d’abord. Je ne veux pas ajouter ma voix à celles de l’extrême gauche et des socialistes conservateurs, héritiers de la vieille stratégie usée d’union de la gauche. Ce n’est pas le choix de société que je souhaite faire pour mes enfants.Le programme ensuite ...
Une raison plus personnelle enfin. Depuis 2001, perpétuant l’union municipale existant à Sceaux depuis des décennies, les élus membres de l’UMP ont toujours soutenu et voté les délibérations que j’ai présentées au conseil municipal, et ils participent pleinement à l’exécutif municipal..."
Pourquoi n’a-t-il jamais soutenu ouvertement le MODEM au lieu d’abandonner cette besogne encombrante à sa première adjointe et laisser un flou abyssal autour de son choix personnel ? Et enfin pourquoi est-il si critique aujourd’hui envers le Chef de l’Etat ? S’il y a une chose qu’on ne peut pas reprocher à Nicolas Sarkozy ; c’est sa franchise politique : il n’a laissé aucun doute, lors de la campagne présidentielle, sur qu’il comptait faire s’il parvenait au pouvoir. En cela, il est la somme de ses actes. Cela veut dire que les quelques points qui semblent émouvoir notre élu local étaient déjà dans les cartons et les programmatiques des futurs ministrables.
J’ai toujours pensé que le recul électoral du MODEM était du pain béni pour Philippe Laurent. Imaginez que le Mouvement démocrate ait gagné en voix et en popularité ! Il aurait du se positionner devant ses administrés et leur annoncer clairement dans quel camp il se situait.
Car voici bien le problème du maire de Sceaux : son électorat local. Les Scéens sont des électeurs bourgeois et conservateurs qui se feraient mal à l’idée d’un maire flirtant avec quelques idées trop centristes qui seraient assimilées à une gauche progressiste. Alors il s’inscrit dans les « divers droite », ce qui ne veut pas dire grand-chose, mais suffisant pour rassurer ses électeurs et faciliter ses réélections.
L’homme sur son terrain d’élu enfile la veste du parfait humaniste et démocrate. Jusqu’au moment des élections où son message devient flou et où, comme à l’accoutumé, il disparait idéologiquement et se met en vacances.
Moi qui suis resté dans le même parti mais qui a seulement changé de courant, je dois m'en expliquer tous les jours...
Allez, Il y en a qui ont de la chance ! Quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils racontent, on les applaudit des 2 mains !
JPB
16:18 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 01 Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philippe laurent, sceaux, politique locale, monchatenay com, jean pierre bozzonne




