24.10.2009
La politique et la foi
Dans un pays laïc comme la France, il est souvent mal perçu qu’on révèle sa foi tout en militant pour un parti politique ou dans une association.
J’avoue m’être souvent posé la question. Croire en Dieu relève de l’intime et hormis celles et ceux qui me croisent à l’office religieux le dimanche matin, je réalise que peu de gens connaissent finalement mon attachement aux valeurs chrétiennes.
Lorsqu’on aborde le sujet, je ne ressens aucun tabou d’en parler. Mais si personne n’en parle autour de moi, ou si certaines vannes fussent contre la religion, les croyants et le Pape, je ne monte jamais au créneau pour exprimer ma désapprobation ou ma gêne. La plupart du temps, je ressens un grand moment de solitude sans être toutefois choqué.
Je suis habitué. Parce que dans le pays où je vis, ce positionnement anticlérical est monnaie courante ; il traverse la culture populaire. Les gens se méfient beaucoup du catholicisme. Moi-même je me sens plus attaché aux valeurs chrétiennes qu’au dogme proprement dit. Il y a des choses qui me plaisent et d’autres choses que je désapprouve : je l’exprime avec une grande liberté le cas échéant. Je fini par penser que ma vie spirituelle ne regarde que moi.
A force de fréquenter des militants, je perçois chez beaucoup d’entre eux, une démarche sectaire, voire de rejet de tout ce qui n’est pas ou ne pense pas comme eux. Ce discours normatif est lié au vœu de fidélité au chef pour lequel ils se sont engagés. Ils écoutent sa parole et la relayent et ce double mécanisme corrobore leur démarche. Il y a un aspect messianique/laïc dans le combat politique.
Dès lors on ne peu pas occulter qu'il y ait beaucoup d'analogies avec la foi. En période de guerre et d'occupation, ceci devient manifeste : la patrie, la liberté, le sacrifice se substituent à Dieu.
Beaucoup de gens en politique - je parle de la base de ce qui constitue la chaire électorale du militantisme - sont finalement assez paumés et à la recherche d'une vérité qu'ils croient pouvoir trouver dans leur mouvement. Le phénomène s'accentue avec les partis extrémistes.
Je pense que la politique est la première rivale de la foi religieuse et en même temps son premier combustible.
Alors comment marier les deux ?
Il n'y a qu'en Italie où on ait pu faire cohabiter des idées politiques avec des convictions religieuses parce que le catholicisme est la première institution politique du pays reconnue et partagée par tous. Elle cimente la nation italienne comme la république cimente la nation française. Dès lors le mariage est possible.
Si nous entreprenions de créer un mouvement de ce genre ; nous serions taxés au mieux d'illuminer au pire de sectaire. Parce que nous laisserions passer un double message; où l'un annulerait l'autre.
En revanche, affirmer nos convictions chrétiennes autour de ce qui constitue nos valeurs est une démarche qui donne plus de sens à notre engagement politique.
Par exemple, je suis membre d’une association qui milite pour l'amitié entre les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans (Shalom, Paix, Salam) affirmant que le conflit au Proche-Orient, ne doit pas mettre à mal la fraternité et le "bien vivre ensemble" entre nos différentes communautés. Les membres de cette association luttent donc pour que la paix et le respect de l'autre demeurent dans nos banlieues.
De la même manière, j’ai rejoins l’ACAT (action des chrétiens pour l'abolition de la torture) qui travaille en partenariat avec Amnesty International. C’est une association œcuménique de défense des droits de l’homme. Nous signons des pétitions pour exiger la libération de prisonniers, d’intellectuels ou de journalistes qui pourrissent dans les geôles de dictatures réelles et meurtrières. La semaine dernière fut consacré à l’abolition de la peine de mort pour les enfants. J’aurais pu m’engager à Amnesty International, mais j’ai préféré personnellement ajouter une dimension chrétienne à ma démarche.
Paradoxalement, si je m’affirme démocrate et croyant, mêlant ainsi les deux vocables, je suis en droit de penser que je prends le risque d’orienter ma réflexion politique, ou d’envoyer des messages subliminaux qui « prêcheraient pour ma paroisse ». Mais je sais qu’il n’en est rien. Mes engagements associatifs montrent clairement que la chose religieuse me préoccupe, mais qu’elle fait partie de moi comme beaucoup d’autres valeurs et que mes actions, mes positions et mes soutiens sont mués, avant tout, par une démarche citoyenne.
Dans un même souci de transparence, il m’est important d’affirmer une foi chrétienne assumée et non taboue tout en évitant de la brandir comme un étendard, en préambule à celui ou celle qui serait tenté de me rejoindre !
Oui j'affirme être chrétien. Ce qui pourrait me jouer des tours et laisser penser que les juifs ou les musulmans m'en tiendraient rigueur.
Or, en tant que conseiller municipal, je me rends compte que les communautés musulmanes sont plutôt bienveillantes à l'idée de voir un élu local aller à la messe le dimanche parce qu'ils perçoivent quelqu'un proche de leurs préoccupations. Sachant que le Coran est aussi un livre de droit civique et moral qui, contrairement à la bible, se propose de gérer le quotidien de tout musulman dans la Cité.
Avec les juifs, c'est encore plus naturel parce que nous partageons un livre en commun.
Les athées haussent les épaules ou se disent que ces valeurs me regardent pourvu que je prenne soin de ne pas les embarrasser avec cela.
Au fond, j’ai également conscience que m'affirmer chrétien est plutôt un avantage dans le courant de la famille politique dans laquelle je me suis positionné : c’est comme revendiquer, en filigrane, mon attachement aux valeurs humanistes et de partages.
Ce qui rassure un certain nombre d' électeurs potentiels qui se disent que je suis quelqu'un de modéré et qu'ils éviteront avec moi, l' écueil extrémiste (trop à gauche ou trop libéral).
C’est une causerie avec Michel qui m’a donné l’envie d’écrire cet article. Il se reconnaitra. Je l’en suis reconnaissant. Il m’a donné envie d’exprimer les choses clairement et pour ne plus avoir à y revenir.
JPB
23:32 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi et politique, monchatenay.com; jean-pierre bozzonne, blog politique, acat, shalom paix salam
29.09.2009
Laisser courir la dette
Ni hausse d'impôt, ni coupe sombre dans les dépenses : privé de toute marge de manœuvre par la crise, le gouvernement a choisi de présenter un budget 2010 en déficit record qui gonflera encore un peu plus une dette déjà préoccupante.
Sous l'effet du reflux de l'activité, du plan de relance et de la chute vertigineuse des recettes fiscales, le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) va plus que doubler cette année pour atteindre 8,2% du PIB.
Un niveau jamais enregistré, même lors de la précédente récession de 1993 (- 6,4%).
En 2010, malgré l'arrêt progressif des mesures de soutien de l'économie et un retour de la croissance (+ 0,75%), le gouvernement "ne pourra faire mieux que de stabiliser les déficits globaux", a admis le 27 septembre le Premier ministre François Fillon.
Car si le seul déficit de l'Etat doit être ramené de 140 milliards en 2009, 115 en 2010, la crise et la flambée du chômage creuseront encore les comptes sociaux.
Entre hausse des impôts et réduction drastique de la dépense publique - deux domaines dans lesquels la France est en tète des pays industrialisés - le gouvernement a tranché : il laissera filer les déficits, remettant plus tard un choix difficile et forcément impopulaire.
Malgré les recommandations de Bruxelles qui a engagé contre la France une procédure "déficit excessif", Paris a reporté son engagement d'un retour en-dessous de la limite des 3% de déficits fixé par le Pacte de stabilité? européen, précédemment promis pour 2012.
"En 2010, nous ferons voter une loi pluriannuelle qui planifiera une baisse de la dépense publique sur plusieurs années", promet François Fillon. En attendant, aucun plan d'économies de grande ampleur n'est au programme l'an prochain.
06:45 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 004 Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, dette publique, monchatenay.com, blog politique, jean-pierre bozzonne, alliance centriste
14.08.2009
Mon point de vue sur le débat de l’orientation des finances publiques 2010

La France traverse la crise financière la plus grave depuis 1945 avec plus ou moins de bonheur si on compare notre situation à celle de nos voisins immédiats.
Nous devons continuer les efforts qui ont été entrepris et préparer notre pays à dépasser totalement et durablement cette crise. Nous devrions en profiter pour accélérer toute initiative allant vers l’économie numérique, vers les entreprises des hautes technologies, petites ou grandes qui apporteraient une véritable plus-value à moyen terme et une vision en matière d’innovation.
Mais la crise économique n’est pas la seule responsable de la situation dégradée de nos comptes publics. Les gouvernements successifs ont fait montre de beaucoup de légèreté en matière de dépenses publiques ; la gauche comme la droite. Seuls les centristes, lorsqu’ils étaient au pouvoir avaient une véritable culture de la stabilité financière.
Les recettes fiscales vont connaître une forte baisse cette année encore, du fait du ralentissement général de l’activité. La décision d’abandonner la taxe professionnelle, même si cette idée est bonne dans l’absolu, devrait être gelée le temps nécessaire pour recouvrir à plus de lisibilité dans l’évolution de nos marges de manœuvre.
Si on en croit la Cours des Comptes, la situation des comptes de l’Etat approcherait les 140 milliards d’euros de déficit, soit plus de 7% du PIB pour une dette globale estimée à 1330 milliards d’euros. C’est vrai qu’avec des montants si vertigineux, on est en droit de se demander si des solutions structurelles pourront être trouvées rapidement pour inverser cette situation ?
Les comptes sociaux affichent quant à eux un déficit de 30 milliards d’euros. C’est beaucoup, même si comparé à la dette de l’Etat, ils restent dans des valeurs et des proportions plus modestes.
Nicolas Sarkozy a eu l’idée de ce grand emprunt dont tout le monde parle sans savoir à combien il se chiffrera et à quel taux de rémunération il s’établira. L’idée d’un grand emprunt est d’autant plus étonnante que l’Etat emprunte tous les jours. Et c’est bien l’une des raisons qui explique son fort déficit.
Il s’agit donc plus d’une opération politique que financière. Si l’Etat emprunte de façon médiatique cette fois, qu’il en fasse meilleur usage et qu’il utilise cet argent pour l’injecter dans les entreprises novatrices.
Mais il me semble inquiétant que les prises de décision touchant l’économie se jouent de plus en plus sur le versant médiatique. Prenons la baisse de la tva sur la restauration : voici une décision électoraliste qui ne débouchera sur aucune amélioration sensible de la profession, ni sur une meilleure rémunération des nombreux salariés qui en dépendent. Un enfumage qui ne règle rien, mais qui nous coûte encore un peu davantage.
La seule décision qui serait innovante serait de s’attaquer aux niches fiscales. A un moment où beaucoup réclament plus de transparence et de débats dans les décisions politiques qui sont prises et sont pour le non cumul des mandats.
Il me semble qu’il y aurait comme un air de cousinage avec cette grande réforme, si elle devait être entreprise sérieusement.
JPB
10:47 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 004 Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : orientation budgétaire 2010, économie, monchatenay.com, blog politique, jean-pierre bozzonne, alliance centriste
16.07.2009
Le Grand Paris, les projets vont bon train.
Le Président voulait aller vite mais la complexité du projet l’en empêche.
Seule information qui filtre : les membres du Conseil Régional et du Grand Paris pourraient être élus en même temps grâce aux élections régionales, les têtes de liste iraient à la région et les autres, au Grand Paris.
Nicolas Sarkozy l’a dit et répété, il veut aller vite. Cela me rappelle le Maire de Paris qui voulait qu’à la fin de sa première mandature, les Parisiens puissent constater que le tramway étaient sur ses rails et que des vélos gratuits étaient à leur disposition.
Un premier texte pourrait donc être présenté en Conseil des Ministres fin juillet, dans lequel sera scellée la carte des intercommunalités en 2011.
Pourtant, la bataille sera difficile et fera grincer des dents. Il faudra régler la fusion des élus départementaux et régionaux, la répartition des compétences entre les collectivités, la suppression de la Taxe professionnelle et la vive polémique qui entoure la réflexion autour de la taxe carbone. Autant de dossiers que le Chef de l’Etat compte bien prendre seul, à l’écart des élus.
Paris Métropole, cette association d’élus regroupant 92 communes, s’est réunie le 8 juillet dans la quasi-indifférence pour aborder le sujet des transports. On peut se demander qu’elle légitimé à ce syndicat alors que le Conseil d’Administration du STIF et que Nicolas Sarkozy avaient de leur côté, dès le 30 juin, annoncé les grandes lignes du projet ?
C’est Philippe Dallier, le Sénateur UMP fut l'un des premiers à avoir rendu public début 2008, un rapport au nom du Sénat, qui proposait de créer un Grand Paris sous forme de collectivités locales de plein exercice qui consacreraient la fusion des départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine Saint Denis et du Val de Marne. Pour constituer à terme, une nouvelle collectivité locale qui aurait pour but de porter des compétences élargies, afin de répartir la richesse fiscale produite dans ce périmètre. Pour financer les politiques sociales, la politique de la ville, être plus efficace en matière de logements, en matière de transports, en matière de sécurité. L’idée étant de se doter des outils de décisions politiques pour être plus efficace sur ces grands problèmes.
Les élections régionales porteront aussi sur cet enjeu là. Il faudra donc que tous les démocrates conservent une vigilance accrue et soient sources de propositions afin d’entrer dans un débat dont les choix transformeront la Région et détermineront les compétences politiques des élus pour les trente ans à venir.
Source le Figaro
14:46 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 01 Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grand paris, régionales 2010, paris métropole, voguehaleine, blog politique, jean-pierre bozzonne
09.07.2009
Ma nouvelle vie politique
Il va falloir vous y faire. En toute transparence, j’ai expliqué les raisons qui m'ont amenées à rejoindre l’ Alliance Centriste de Jean Arthuis.
Le 18 juillet 2009, un séminaire de travail nous conviera au Sénat où nous préparerons les élections régionales de 2010.
Au programme
• Les réformes des collectivités territoriales en 2014 : quelles orientations ?
• Comment nos concitoyens perçoivent-ils la région et quelles sont leurs attentes ?
• La région : quelles compétences, quel budget, quelle fiscalité ?
Nous serons en mesure de montrer notre capacité à mener des débats de fond, être force de propositions, construire un véritable projet politique qui rassemble la famille Centriste.
Il faudrait arrêter cette hypocrisie qui consiste à laisser croire que Modem ou Alliance Centriste seraient dirigés par des présidents opposés entre eux. Chacun veut peser dans la vie politique de façon différente. Je suis content lorsque des gens montrent des ambitions qu'ils assument et dont ils ont quelques dispositions à pouvoir exercer le cas échéant.
Il n’y a qu’à observer comment le groupe Centriste du Sénat, composer en grande partie de MODEM, de N.C. et d’Alliance Centriste a voté unanimement le projet de la Loi Hadopi II. Je sais, ça fait mal, cela ne fera certainement pas plaisir à quelques uns d’entre vous, mais c’est pourtant la réalité.
Je me battrai toujours pour ma part contre l’enfumage permanent de certains hommes politiques qui pour des raisons électoralistes nous font croire qu’ils sauveront le monde dès qu’ils seront au pouvoir.
Si la presse parle d’une majorité UMP et Centriste, ce n’est pas pour discréditer le Modem de François Bayrou mais pour informer les français qu’une ligne politique cohérente ce dégage du tout jeune groupe Centriste du Sénat.
Jean Arthuis se fiche de l'Elysée et l'annonce clairement en préambule. Il ne rentrera jamais, en tant que Président de son parti, dans un quelconque gouvernement. Lorsque la famille centriste sera réunie à nouveau, Alliance Centriste se dissoudra.
Et pour être très franc avec vous, je pense que François Bayrou n’écarte nullement la possibilité au second tour des régionales d’entrer à nouveau dans le giron centriste et rejoindre l’Alliance en cas d'une débâcle électorale majeure au premier tour. Cela lui donnerait la possibilité de limiter la casse en sortant la tête haute d’une troisième élection qui lui serait fatale, et d’éviter de fusionner avec des listes PS ou écologiques, qui, en homme de centre droit qu’il est resté, lui paraitrait insupportable. C’est aussi ça la realpolitik.
Pardon pour ma brutalité de ton. Mais un peu de vision cartésienne de ce qu’est la politique lorsqu’elle s’éloigne du romantisme militant, ne fait pas de mal de temps à autre.
JPB
16:43 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 04 MODEM | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : alliance centriste, régionales 2010, modem, jean arthuis, jean-pierre bozzonne, monchatenay.com, blog politique
08.07.2009
Nicolas About, un véritable homme politique
Nicolas About, sénateur des Yvelines, membre du Mouvement Démocrate (MoDem), a été élu mardi 7 juillet président du groupe parlementaire Union centriste au Sénat, en remplacement de Michel Mercier. Nicolas About a été élu au premier tour par 16 voix contre 11 voix à Jean-Léonce Dupont, sénateur du Calvados (NC).
Je suis ravi de sa nomination et aimerais lui rendre hommage. Son score est sans appel et marque à la perfection, l’esprit de rassemblement qu’il incarne et qui n’aurait jamais du cesser de nous animer.
Imaginer qu’un groupe centriste au Sénat ait pu se former, sans qu’aucunes querelles de courants ne viennent le diviser.
Il serait bon que chacun d’entre nous médite cela à sa juste valeur.
Le groupe centriste pourra faire valoir des contre-propositions pertinentes dans un hémyclique où aucune majorité absolue ne se dégage.
Nicolas About est aussi Président de la commission des affaires sociales et Membre de la Mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale.
Nicolas est un homme exemplaire en politique. Il travaille dans l’ombre et met en lumière par son travail, des sujets importants et sensibles.
Son dernier rapport concerne les dispositifs d'assistance aux joueurs dans le cadre des jeux de hasard. Il s’est penché avec ferveur dans un travail profond d’analyse sur l’addiction dans les jeux de hasard.
Nicolas About aime son travail de Sénateur et n’a pour ambition politique que de rassembler. Il n’est à la recherche d’aucun portefeuille ministériel.
Il m’a reçu, à ma demande, très gentiment dans son bureau de sénateur le mardi 30 juin 2009.
Je me posais des questions sur le Mouvement Démocrate, sur ma place au sein de ce mouvement et sur la personnalité de François Bayrou. J’avais besoin d’une vraie pointure pour m’aider à réfléchir sur des décisions que je souhaitais prendre.
Nicolas, malgré un emploi du temps surchargé ma consacré une heure. Ce fut une heure d’échange, une heure pendant laquelle, nous sommes allés à l’essentiel et avons devisé en tout liberté. Il connaissait l’existence des Promoteurs, savait ce que nos demandes recouvraient, savait qui j’étais.
Je ne trahirai pas les quelques confidences qu’il m’a faite sur les uns et les autres ; mais il y avait à chaque fois assez de retenu et de non-passion pour m’aider à y voir plus clair. Cet homme est un sage.
Voilà ce que devrait être un homme politique. Un homme qui décroche son téléphone, ait le goût de l’autre, prenne de son temps pour l’écoute et le dialogue. Un homme qui s’intéresse à ce qui se passe.
C'est-à-dire l’exact inverse d’un François Bayrou qui n’a d’intérêt que pour lui seul.
JPB
07:37 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nicolas about, union centriste au sénat, commission des affaires sociales, blog politique, jean-pierre bozzonne, monchatenay
06.07.2009
Jean-Pierre Bozzonne F.A.Q.
Certains m'ont fait le reproche de ne me pas être assez expliqué sur les raisons de mon départ du modem.
Voici un entretien réalisé à ma demande pour tenter d'apporter des réponses aux questions qui m'ont été posées, le plus fréquement.
Le mode de l'interview est direct, sans concession. Un exercice dont j'ai pris plaisir à réaliser et que je recommencerai à l'avenir.
12:01 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 04 MODEM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : départ modem, jean-pierre bozzonne, interview, blog politique, monchatenay, faq
30.06.2009
Un pique-nique pour la tolérance
A l’heure où le racisme et l’antisémitisme pointent à nouveau le bout de leurs bottes, je suis très attaché au collectif, Shalom, Paix, Salam.
Ce collectif a pour but de rappeler le bien vivre ensemble entre communautés de différentes religions dans le respect et le partage.
Nous devons continuer le dialogue et affirmer que ce qui se passe en Israël et dans les pays du Proche-Orient sont des problèmes de politique étrangère mais ne doivent en aucun cas s’installer dans nos cités et diviser nos communautés et notre jeunesse.
Nous devons lutter contre des KEMI SEBA, des SORAL et autres M’BALA et se battre pour le respect d'autrui.
A cette fin, un pique-nique sera organisé le dimanche 5 juillet 2009
Adresse : Parc Itzhak Rabin, Paris 12e Métro : Bercy, Cour-Saint-Emillion Bus : 24, 87
Il faut s’y rendre nombreux, en famille, avec vos amis. Et apportez vos spécialités, orientales, ashkenazes, goyes, ou tout autre délice (plus vos guitares, derbouka, violons, flute, etc.) à faire découvrir et partager!
Les musiciens, artistes et les associations sœurs et amies sont chaudement invités à nous contacter. En espérant que le soleil sera aussi de la partie!
But: se retrouver, ou faire connaissance, échanger idées et idées de projets pour la rentrée.
Pour ceux qui regrettent de ne pouvoir venir, un 2e pique-nique aura lieu au même endroit et à la même heure le dimanche d'après, 12 juillet.
C'est l'été et pour se réunir et parler projets, mieux vaut un pique-nique gratuit au soleil, qu'une salle de réunion payante :-)
JPB
Inscrivez-vous sur Facebook ou rejoignez-nous spontanément.
15:35 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 05 Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shalom, paix, salam. pique-nique, rencontre, racisme, tolérance, monchatenay, jean-pierre bozzonne, blog politique
29.06.2009
Un emprunt d'Etat au doux parfum pompidolien
François Fillon a réuni dimanche le gouvernement pour lancer un débat sur les priorités qui seront financées par l'emprunt national annoncé lundi dernier par le Président Sarkozy.
Cet emprunt nous rappelle les vieilles ficelles économiques qui tenaient lieu de pratiques courantes en France, sous de Gaulle, Pompidou et Giscard d’Estaing. Le Franc était en compétition avec d’autres monnaies en Europe et nombreux économistes français s’accommodaient des mécanismes inflationnistes récurrents pour en diminuer les effets.
Que cette époque me parait lointaine
Aujourd’hui, l’Euro a remplacé le franc, la banque centrale européenne impose son La, l’inflation est proche du zéro absolu et le la dette dépasse 7% du Produit Intérieur Brut. On se demande dans ces conditions si l’emprunt national imaginé par le shadow cabinet de Nicolas Sarkozy et médiatisé par le Premier Ministre (qui n’aurait pas été consulté sur son bien fondé) pourrait relancer la machine économique ?
A voir comment les choses se mettent en place, nous nous situons surtout dans la communication politique plutôt que dans la volonté de réduire les déficits structurels. Comme nous savons encore que très peu de choses sur cet emprunt, notamment à combien il s’élèvera, on ne peut qu’émettre quelques réserves de bon sens et s’en remettre au calendrier de Matignon pour en connaître davantage.
Disons pour finir qu’une hausse des taux d’intérêts fortuite (même si ce n’est pas la tasse de thé de J-C Trichet) enraierait définitivement le peu d’oxygène que cet emprunt serait supposer apporter et qu'enfin, Il n’est pas non plus certain que les français répondent à l’élan national demandé et y souscrivent en masse.
JPB
13:49 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 02 Politique en France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : emprunt d'etat, pompidou, monchatenay.com, jean-pierre bozzonne, blog politique
28.06.2009
MUTATIS MUTANDIS
Certains ont cru déceler dans mon précédent article, un besoin de justifier mon départ du MODEM et mon ralliement à Alliance Centriste. J'ai voulu avant tout informer et rester factuel.
Il ne m'a pas semblé manquer de cohérence. Et ceux qui me font l'amitié de me lire, on senti le malaise s'installer et un glissement vers cette rupture. Il me semble que j'avais annoncé assez tôt "la couleur".
Je dis ce que je fais, et je fais ce que je dis.
Pour le reste :
En 2007, Jean Arthuis n’a ni voulu rejoindre le MODEM, ni le Nouveau Centre d’Hervé Morin, partenaire de l’UMP. Il juge comme catastrophique le morcellement des centristes en plusieurs partis. Une association se crée quelques temps plus tard, « Rassembler les Centristes » dans ce sens. Son objet vise à réunifier la famille centriste
Cette Association rencontre un fort succès, se démultiplie dans toute la France. Mais rapidement, ses statuts limitent ses champs d’actions politiques. Il convenait naturellement que ces associations se retrouvent sous la bannière d’un même corps politique. C’est dans le prolongement de son association qu’est née Alliance centriste.
L'article premier des statuts de ce nouveau parti précise que "sa durée est conditionnée par sa vocation à promouvoir l'unification des formations centristes". Ce qui signifie en clair que ce parti sera dissout le jour où le Centre sera à nouveau réuni sous une même bannière, autour d’un seul Chef.
Il est précisé que le Président ne peut en aucun cas faire parti d’un gouvernement de n’importe quelle sensibilité, à n’importe quel poste.
La charte éthique souligne les valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes que revendique le mouvement tout en mettant l’accent sur le développement durable et l’économie sociale de marché.
En fait, je suis adhérant de l’association de Jean Arthuis depuis quelques jours. Dès lors que le statut associatif tombe et transforme ses adhérents en « encartés politiques », il ne m’apparaissait pas honnête de le taire (ne serait-ce que vis-à-vis de tous mes amis politiques restés au MODEM) : cela aurait été triché.
Si l’Alliance Centriste admette qu’on puisse être encarté au MODEM et membre d’A.C, il me semble que les statuts du Mouvement Démocrate rejettent tout cumul dans ce sens.
Je vais donc envoyer une lettre de démission de mes fonctions de Conseiller départemental et de membre du bureau exécutif du MODEM.
Il n’est pas question maintenant d’avoir une attitude hostile et ironique face au MODEM ainsi que vers les militants que je respecte et qui restent mes amis dans leur grande majorité.
Je ne me suis pas transformé dans la nuit du vendredi au samedi.
Il n’y a d’ailleurs pas grand-chose qui différencie les deux mouvements. La grande différence réside sûrement sur une éventuelle alliance que le MODEM serait prête à tenter avec des partis de gauche. Ce qui semble être rédhibitoire pour Alliance Démocrate (dont le seul but, je le répète est de rassembler au Centre). Mais cela ne m’apparaît pas être une cause suffisante pour me sentir en désaccord idéologique avec Alliance Centriste.
Je ne veux plus entendre parler de François Bayrou. C’est le rejet de l’incarnation politique d’un homme qui a fait que je quitte ce mouvement et rien d’autre. Si le sens de mon engagement en 2007 vers François Bayrou avait eu encore un sens en 2009, je n’aurais pas fait ce pas de deux.
J’estime que si on ne croit plus en celui qui incarne un parti politique, il faut se retirer. Pour ce qui est du MODEM, l’incarnation est totale. Je suis en désaccord avec cela, donc je pars.
Un militant PS me fait remarquer que chez eux, ils ont des courants qui évitent la multiplication des partis. Il y a les Fabusiens, les Hollandistes et les Strauskahnien. Le Centre n’a pas cette tradition. Pour lui, vu de sa fenêtre, je suis devenu Hollandiste ! Ca m’a beaucoup amusé mais cela n’engage que lui, bien évidemment.
JPB
Artiste : levi van helen
20:17 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 04 MODEM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, alliance démocrate, jean arthuis, blog politique, monchatenay.com, jean-pierre bozzonne






