01.06.2009
Europe et discriminations
Il y a cinquante ans, une des motivations qui poussait chacun à vouloir soutenir l’intégration européenne, était la volonté de réduire à néant tous les conflits d’origine nationaliste et ethnique qui avaient divisé l’Europe.
Si on se tient aux faits divers qui se déroulent actuellement en Europe, comme cet Indien brûlé vif dans une gare de Rome, ces violences racistes qui se banalisent ; ces reflexes communautaires qui augmentent et l’islamophobie croissante dans des populations européennes qui identifient l’Islam au terrorisme, il était nécessaire que notre Mouvement s’interroge sur les remparts que proposent l’Europe contre les discriminations et que cette réflexion se situe dans le cadre de la campagne européenne pour être au plus proche des questionnements des uns et des autres.
A l’invitation de Jean-Pierre Bozzonne et pour répondre à ces questions, Fadila Mehal est intervenue dans le cadre d’un Cinéma Démocrate qui s’est tenu jeudi soir à Châtenay-Malabry.
Assistée de Marie Virapatirin, cette réunion-débat se proposait de faire le point sur les positions du MODEM contre toutes les formes de discriminations et faire le panorama des directives européennes qui nous protègent des tentations nationalistes.
Fadila Mehal a rappelé les 6 formes définies dans la Charte européenne
L’origine ethnique
La conviction
la pratique religieuse
Le handicap
L’âge
Et l’orientation sexuelle
Fadila Mehal a rappelé que L’histoire de l’Europe, c’est l’histoire d’affrontements permanents, tandis que l’idée de l’Europe, c’est au contraire l’utopie d’une paix perpétuelle, d’une communauté de culture et d’intérêts communs renouvelés.
Il a été aussi question du handicap avec Nicolas Mansier, membre de la Commission handicap du MODEM.
Nicolas a rappelé le travail de réflexion remarquable fait par la commission et l’idée d’inclusion qui doit être à la base de tout projet politique économique, d’éducation, d’urbanisme et d’habitat, afin de prendre en compte toute personne en situation de handicap en amont, afin que les progrès en matière de Haute qualité d’Usage devienne une véritable « méthode de gestion de projet » centrée sur la qualité et le développement de l’ensemble des « conforts d’usage » au service de tous les usagers.
Pour conclure, Fadila Mehal a rappelé le projet de François Bayrou de replacer l’homme au cœur de toutes les questions sociales, économiques, culturelles qui animent la France et l’Europe et d’offrir une proposition politique qu’il appelle à un « humanisme radical », à l’inverse de ce qui se pratique aujourd’hui par le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui s’enquière de la seule valeur marchande des individus et mènent des réformes économiques et sociales dans lesquelles seul l’indice de productivité est pris en compte.
Fadila Mehal est actuellement directrice de la culture et de l'information de l'Agence Nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances
Fadila Mehal est présidente fondatrice des Marianne de la diversité, association de femmes et d’hommes engagés, républicains convaincus pour qui la diversité est un cadeau et non un fardeau.
Fadila Mehal est candidate aux élections européennes du 7 juin 2009. troisième de la liste MoDem pour la région Île-de-France, menée par Marielle de Sarnez.
Marie Virapatirin est vice-présidente du Mouvement Démocrate des Hauts-de-Seine. Spécialiste des politiques publiques, elle assure également un enseignement de management public notamment auprès de l’école de commerce ESCP-EAP et a créée l’Association « Mieux Vivre à Bagneux ». Elle est conseillère municipale de Bagneux et conseillère d'agglomération.
Nicolas Mansier est membre de la commission nationale du handicap pour le MODEM.
Jean-Pierre Bozzonne est élu local de Châtenay-Malabry, conseiller départemental des Hauts-de-Seine et membre du bureau exécutif.
18:52 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 12 Elections Européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe et discriminations, fadila mehal, elections européennes, modem, chatenay-malabry
25.05.2009
Une invitation pour participer au débat sur l'Europe et les discriminations au REX de Châtenay-Malabry
Europe et discriminations
téléchargez le tract ICI
Nous aurons le plaisir d’accueillir à cette occasion trois invités principaux :
Fadila Mehal
Numéro 3 sur la liste Ile de France conduite par Marielle de Sarnez aux élections européennes, Présidente fondatrice des Mariannes de la diversité, militante pour la parité et la représentation de la diversité de la France
Jean-Louis Fontaine
Candidat sur la liste Ile de France conduite par Marielle de Sarnez aux élections européennes
Président du Collectif des démocrates handicapés
Marie Darves-Bornoz Virapatirin
Candidat sur la liste Ile de France conduite par Marielle de Sarnez aux élections européennes
Conseillère Municipale de Bagneux
Vice-présidente du Mouvement Démocrate des Hauts-de-Seine
Fondatrice de l’Association «Mieux vivre à Bagneux»
Le débat sera animé par:
Jean-Pierre Bozzonne
Conseiller Municipal MoDem de Châtenay-Malabry
Membre du Conseil départemental des Hauts-de-Seine
Membre du Bureau exécutif des Hauts-de-Seine
appeler le 06 08 37 32 10 pour plus d'informations.
08:12 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 12 Elections Européennes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe et discriminations, châtenay-malabry, monchatneay.com
21.05.2009
Propositions du MODEM en matière d'Europe 1/ Europe économique
Le premier volet des propositions du Mouvement Démocrate concernent ce que nous appelons l’Europe durable. En voici le détail.
I - L’Europe durable : Économie, social, environnement.
1. Crise économique et financière
Grand emprunt européen de 3% du PIB, orienté vers les PME et les grands équipements.
Gouvernance économique européenne avec régulateurs européens.
Création d’une monnaie de réserve mondiale en remplacement du dollar
Éradication des paradis fiscaux.
Organisation des marchés à terme pour éviter les dérives.
Taxe sur les transactions internationales de type Tobin.
Suppression des stock-options pour les entreprises cotées en bourse afin de favoriser l’économie réelle.
Instauration d’une autorité européenne des marchés financiers.
Harmonisation fiscale pour éviter le dumping qui provoque la concurrence des États au lieu de leur coopération.
Le protectionnisme est une mauvaise réponse, en revanche les produits importés doivent être soumis aux mêmes règles que nos propres produits, c’est la justice la plus élémentaire. Si ce n’est pas le cas, on peut et on doit taxer ces importations de façon compensatoire afin de rétablir la juste compétition.
Élargissement de la zone euro comme geste politique aussi fort que la réunification de l’Allemagne. Les conséquences seraient un renforcement de la solidarité intra-européenne et du poids de l’Union.
Sources : 14 engagements. Discours du 29 mars. Site de campagne du MoDem. Intervention de Marielle de Sarnez au Parlement européen le 22 avril.
Institution d’un pouvoir économique au niveau de la zone euro (gouvernance économique européenne).
Mise en place d’une commission bancaire européenne.
Élargissement de la mission de la BCE à l’action en faveur du plein emploi.
Sources : Propositions anti-crise KGW. Site de campagne du MoDem.
3. Emploi
Élargissement de la mission de la BCE à l’action en faveur du plein emploi.
Favoriser les revalorisations salariales par des baisses de charges plus fortes sur les salaires représentant une fois et demi à deux fois et demi le smic afin d’éviter les trappes à bas salaires.
Accepter les règles du libre-échange sauf lorsqu’il devient un moyen avéré et avoué de faire « baisser le coût du travail », donc les salaires, ce qui, en comprimant la consommation, est l’une des causes principales de la crise que nous traversons.
Sources : Propositions anti-crise KGW.
4. Europe sociale
La vocation sociale doit être placée au cœur du projet européen.C’est une faute que l’Europe ait été enfermée sur la seule organisation du marché. L’Europe était une construction pour défendre des valeurs. La crise vient de ce que les considérations uniquement économiques et financières l’ont emporté sur toutes les autres : il faut que l’Europe réhabilite le modèle solidaire.
L’exigence sociale, démocratique et écologique doit être reconnue comme le fondement des politiques de l’Union.
Droit du travail européen apportant de nouveaux droits : santé, droits sociaux, protection des publics fragiles.
L’éducation et la santé ne sont pas des domaines dans lesquels la concurrence doit passer en premier. Ce n’est pas le marché qui doit les gouverner mais le choix politique des citoyens.
L’harmonisation sociale pose des problèmes en raison des grandes différences de couverture sociale : un SMIC européen est impossible à définir. Mais on peut se fixer des règles de convergence sociale sur le même modèle que les convergences monétaires qui ont permis l’euro, afin de construire un modèle social européen à horizon 10 ans. La solidarité ne s’arrête pas aux solidarités à l’intérieur d’une même génération, mais doit s’étendre aux
solidarités entre les générations. Il faut donc prendre en compte les intérêts des générations futures.
Sources : 14 engagements. Site de campagne du MoDem. Discours du 9 avril. Discours du 29 avril. Discours du 25 avril.
Grands travaux d’infrastructure et d’équipements (transports, éducation, santé, logement social, économie numérique)
Small Business Act européen
Défense des services publics, qui ne doivent pas être soumis à la loi du profit.
Sources : Propositions anti-crise KGW. Manifeste du Parti démocrate européen.
Le savoir et la connaissance, priorités de l’Europe
Doublement du budget européen pour la recherche
Coordination et mutualisation des politiques de recherche
Aide pratique au dépôt de brevets, en liaison avec les États-membres.
Nécessité d’une puissante coordination des politiques énergétiques nationales.
Politique énergétique préparant les énergies du futur.
Le débat sur l’énergie nucléaire est essentiel. Le contrôle de l’industrie nucléaire doit rester l’affaire des citoyens et ne pas passer aux mains d’intérêts privés.
Source : Site de campagne du MoDem. Discours du 29 avril.
Les contraintes environnementales sont inéluctables. Les ressources naturelles ne sont pas infinies. On n’a le choix qu’entre subir l’inéluctable et construire le monde qui tiendra compte de ces contraintes. Arrêtons de subir et commençons à construire.
Véritable politique de développement durable : les conséquences à long terme doivent être prises en compte dans toute décision. On doit se poser la question : cette politique est-elle tenable sur le long terme ?
Une industrie propre, ce ne sont pas que des sacrifices à faire, mais aussi un grand potentiel de création et de richesse.
Le maintien de notre niveau de vie ne peut se faire que si on accepte le passage à une société plus sobre, qui privilégie le qualitatif au quantitatif.
Faire le lien entre l’entrepreneurial, le social, l’environnemental et le développement durable.
Industrie verte : par le levier économique on peut réorienter des productions qui sont aujourd’hui impactantes sur l’environnement.
Protection de la biodiversité, pour des raisons de qualité environnementale et pour des raisons économiques (des études prouvent qu’à long terme, sa préservation produit plus de richesses que sa destruction).
Exemplarité : l’écologie ça commence par les petits gestes concrets. Par exemple, que les députés européens se donnent les moyens de compenser les émissions de CO2 liées à leurs déplacements.
Un commissariat européen au plan. L’économie planifiée est un instrument incontournable pour penser le long terme, et ce plan doit être pensé au niveau européen. Il y a une « ardente obligation du plan en matière environnementale et en matière énergétique » (François Bayrou).
Source : Convention du 29 avril.
Développer les lignes de chemin de fer de liaisons directes entre métropoles européennes.
L’accès aux transports doit être le même tout le territoire de l’Union.
Sources : Propositions anti-crise KGW. Site de campagne du MoDem.
10. Réforme de la politique agricole
La PAC n’a plus d’objectifs, il faut lui donner de nouvelles ambitions.
Nous défendons une politique européenne d’agriculture de qualité : sécurité alimentaire, exigence environnementale, exploitations de taille humaine.
L’agriculture est un enjeu de dimension mondiale, parce que l’équilibre de la planète dépend de la situation des paysans du Tiers-monde. Or il n’y a d’accès aux enjeux mondiaux que par l’Europe.
Poser la question des paysans, pas seulement celle de la production. Il faut éviter le délitement du tissu agricole avant que ce soit irréversible.
Défendre l’organisation des marchés pour obtenir des prix rémunérateurs. Régulation des marchés à terme. Défense des quotas laitiers qui permettent aux petites exploitations de survivre, en particulier dans les zones de montagne.
Utiliser les surplus céréaliers (inévitables à cause de la variabilité de la production) pour les nouvelles applications industrielles : agro-carburants, agro-industrie, biomasse.
Soutenir de façon plus incitative l’installation ou la réinstallation de jeunes agriculteurs en protégeant mieux leurs revenus des aléas du marché et des pressions monopolistiques, qu’il s’agisse de la grande distribution ou des abattoirs.
Encourager l’agriculture biologique qui donnent un meilleur équilibre économique à l’agriculteur et de meilleurs produits aux consommateurs.
Permettre l’organisation des producteurs comme rééquilibrage nécessaire dans le rapport de forces avec les centrales d’achat.
Co-expertise : associer les représentants du monde agricole à toute décision les concernant. L’expertise scientifique doit inclure des scientifiques désignés par les professionnels en plus des scientifiques désignés par les autorités politiques européennes.
Politique de la pêche : maintenir une activité économique durable sur le littoral, tout en préservant la ressource.
Changer le calendrier des quotas de pêche pour que l’adaptation nécessaire se fasse sur les grandes pêches de l’hiver et pas sur la pêche des petits artisans locaux. Ça ne coûte rien au contribuable et ça change tout pour le pêcheur.
Favoriser les moyens de propulsion nouveaux (hydrogène, pile à combustible) par rapport aux moteurs à combustible fossile (polluants et non durables).
Source : 14 engagements. Site de campagne du MoDem. Propositions anti-crise KGW. Discours du 15 avril.
11. Budget de l’Union européenne
Un budget limité à 1% de la production annuelle, c’est infiniment trop bas. Il faut une augmentation significative du budget de l’Union
Le Parlement européen doit décider du volume.
Budget alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’Union (par exemple un impôt uniforme sur les entreprises ou un prélèvement sur les transactions bancaires et boursières).
Source : 14 engagements.
20:34 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 12 Elections Européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : programme du modem pour les européennes, monchatenay.com, modem, bozzonne jean-pierre, châtenay-malabry
09.05.2009
La fête de l'Europe, la cérémonie du 8 mai 1945
Ne pas oublier celles et ceux qui se sont sacrifiés pour nous et nous ont laissé la liberté en héritage.
L’Europe est issue de ce drame là. Cette cérémonie du 8 mai 1945 pourrait paraître dérisoire et porter à sourire, après tant d’années écoulées. La paix semble tellement la chose la mieux partagée en Europe.
Mais, méfions-nous. Soyons vigilants encore et toujours.
Contre toutes celles et ceux qui ne souhaitent pas que l’Europe se fasse.
Contre toutes celles et ceux qui importent en France un conflit qui n’est pas le nôtre dans le but de monter les communautés entre elles.
Contre toutes celles et ceux qui parlent de pornographie mémorielle et de détails de l’histoire.
L’Europe est libre et nous fêtons aujourd’hui sa victoire.
Grace à celui et celle dont le nom est gravé sur le mur d’un monument, ou au cœur d’une petite croix blanche.
JPB
Crédit photo : Daniel Gruaz, tout droit réservé
08:57 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 07 Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cérémonie du 8 mai, châtenay-malabry, europe, fête de l'europe, monchatenay.com
26.04.2009
La journée nationale de la déportation
Aujourd’hui avait lieu la journée nationale de la déportation à l’issue de laquelle la municipalité de Châtenay-Malabry a rendu un hommage recueilli à la mémoire de tous les déportés.
A cette occasion, le secrétariat général pour l’administration, la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives, publie dans son N°13 Collection « Mémoire et Citoyenneté » un fascicule de 8 pages évoquant l’importance de préserver la mémoire de la déportation.
Il est téléchargeable ICI.
Au moment où cette période sombre de l’histoire de l’Europe va basculer dans la mémoire collective, il est essentiel de rappeler pourquoi il est nécessaire que les plus jeunes générations n’oublient pas comment le projet d’un état raciste, mener jusqu’à son paroxysme et à une échelle d’économie de mort jamais réalisée jusqu’alors, est parvenu à briser la vie de millions d’individus avant de les plonger vers la souffrance et l’extermination, aux seules raisons de leurs origines ethniques, de leur foi, de leur convictions politiques ou encore de choses relevant de leur vie plus intime.
Il n’est pas un jour sans que l’actualité nous rappelle qu’il est ténu le fil de la liberté et de la démocratie qui nous protège de replonger dans une telle barbarie.
JPB
22:55 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la journée nationale de la déportation, châtenay-malabry, monchatenay.com
L'Europe et le Handicap - Premières conclusions de ce premier débat.
Oui, j’ai été très fier de cette rencontre thématique sur le Handicap et L’Europe. Même si la salle semblait disparate, parce que trop grande. La qualité de mes invités et la qualité de mes amis venus soutenir ma démarche m’ont fait chaud au cœur.
Et puis, rassembler un samedi soir, 25 personnes pour un premier débat de ce genre était déjà une réussite en soi. Cela prouve qu’on peut faire de la politique intelligente, hors des petites querelles intestines. Il y a des causes nobles qui me font dire que mon engagement n’est pas vain, mais mué pour vaincre quelques préjugés nocifs et faire reculer les obscurantismes.
Et puis il y a eu La grande absente de la soirée, la section fantôme de Châtenay-Malabry qui ne s’est même pas fendue d’un mail ou bien d’un sms d’excuse ou d’encouragement à mon égard. Celle que personne ne connaît, dont aucun militant MODEM à deux kilomètres à la ronde ne saurait nommer ne serait-ce que 3 noms tellement son non-engagement en creux fonctionne à lui seul, comme une action militante inversée.
Merci aux 4 représentants de la liste européenne conduite par Marielle de Sarnez qui étaient dans la salle. Merci à celles et ceux de Villiers Le Bel, de Boulogne, de Montrouge, d'Asnières, de Clamart, de Sceaux et d’Antony qui ont fait le déplacement pour m’encourager, mes amis indéfectibles.
Merci à la bienveillance de Thibaut, à Michel et à quelques autres qui ne sont pas affiliés au MODEM, mais qui ont eu à cœur de répondre à mon invitation.
Merci à Oliver qui a accepté au pied levé de jouer l’invité inattendu et qui par sa bonne humeur et son sens de l’à-propos nous a touché par son témoignage.
Enfin, merci à Jean-Louis et à Arnaud de leur confiance dans cette entreprise que nous aurons très rapidement à cœur de reproduire pour faire avancer une cause qui nous semble juste et essentielle.
Merci à Sylvie, vice-présidente de la section MODEM de Châtenay-Malabry, dans son soutien quotidien à mes côtés.
JP
Crédit photos : Julien Thivet - Tous droits réservés.
22:48 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 01 Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : l'europe et le handicap, campagne européennes, modem, monchatenay.com, châtenay-malabry
08.04.2009
Une certaine idée du développement du savoir.
Faire d’une pierre deux coups :
1/ régler son compte à l’Université dans laquelle tous les gouvernements successifs de droite comme de gauche se sont cassés les dents dès lors qu’ils avaient pour ambition d’en réformer ses structures.
2/ Rentabiliser l’Université en créant un cluster scientifique et technologique, présenté comme une silicon Valley à la française qui rassemblera plusieurs campus, 100 000 chercheurs, élèves, ingénieurs et étudiants. Un établissement de type nouveau qui englobera 49 communes dont la gouvernance sera partagée par l’Etat, les collectivités territoriales et les entreprises. Avec un exécutif désigné par l’Etat, comme de coutume en Sarkoland.
Voici les deux raisons majeures pour lesquelles le réaménagement du plateau de Saclay est devenu un enjeu majeur pour Nicolas Sarkozy.
L’OIN (Opération d’Intérêt National) ne fait pas que des heureux. Philippe Laurent Conseiller Général des Hauts-de-Seine, divers droite et Maire de Sceaux, s’inquiète dans son blog pour l'avenir du pôle universitaire existant dans le Sud du 92 constitué principalement par la cité universitaire internationale, l'ENS Cachan, l'ENS de Fontenay, la faculté Jean-Monnet, la faculté de pharmacie, l'Ecole centrale de Paris et le CEA des sciences du vivant à Fontenay-aux-Roses.
On sent bien que des relocalisations sont à l’ordre du jour et qu’elles viendront mettre à mal un écosystème universitaire qui s’était greffé dans le tissu urbain de villes comme Chatenay-Malabry, Sceaux et Fontenay-Aux-Roses depuis plusieurs décennies.
La crainte d’une désertification, le mot est lâché.
Malgré les méthodes toujours critiquables dans lesquelles se construisent les projets sous la mandature de Nicolas Sarkozy et le manque de concertation qui les entourent, ce projet ne doit pas pour autant être boudé. Il est nécessaire et indispensable. La question est de savoir si nous pouvons en faire l’économie.
Le Lycée Lakanal a beau avoir plus d’un siècle et être un prestigieux établissement, c’est justement parce qu’il a plus d’un siècle qu’il faut songer aussi à l’avenir.
Et puis, les lycées Scéens ne sont pas des modèles d’accession à la connaissance des plus ouverts et des plus démocratiques. Celles et ceux qui ont essayé d’y placer leurs enfants en savent quelque chose. C’est le parcours de combattant et le regne de l’arbitraire et du pistonnage.
En ce qui me concerne, je suis toujours très ennuyé de défendre un modèle existant élitiste et inégalitaire.
Quant à Châtenay-Malabry, le choix fait par l’ancienne municipalité de privilégier les structures universitaires hétéroclites au développement d’entreprises, a toujours été un choix qui a coûté cher à notre ville et empêché son développement. Si on pouvait dégager quelques hectares pour y implanter un pôle d’entreprises qui respecterait les normes du développement durable, je n’en serais pas fâché.
C’est la raison pour laquelle j’accueille d’un œil plutôt bienveillant ce projet universitaire qui ne pourra, in fine que favoriser le développement économique et universitaire du Sud du département à une autre échelle que celle connue et réalisée jusqu’ici.
JPB
09:05 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 01 Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oin, cluster de saclay, philippe laurent, lycée lakanalnt, sceaux, châtenay-malabry, monchatenay.com
28.03.2009
L'avenir en marche
Il y a plus d’un an, je suis entré en politique. J’y suis entré en citoyen libre, en réaction à la victoire de Nicolas Sarkozy. J’avais l’impérieux besoin d’entrer dans l’arène, transformer mes pensées en actions. J’ai mené cette campagne de mars 2008 en tête de liste. L’expérience était nouvelle pour moi. J’y ai pas mal appris et finalement commis peu d’erreurs. Etais-je fait pour le métier sans le savoir ? L’avenir me le dira, je ne présage de rien et j’arrive à me raser sans y penser chaque matin.
Aujourd’hui je suis devenu conseiller municipal, conseiller départemental et membre du bureau exécutif du mouvement démocrate sur les Hauts de Seine. Finalement, les choses sont allées assez vite.
Le travail de conseiller de l’opposition en mairie est très enrichissant. J’y ai fait la connaissance de pas mal de monde. Plutôt des gens bien.
Aujourd’hui, ma satisfaction est de savoir que je suis resté un citoyen libre. Je fais de la politique en accord avec mes convictions. J’ai la marge de manœuvre que je me donne.
Vendredi 26 mars, le budget prévisionnel 2009 a été mis au vote en conseil municipal.
Je me suis abstenu.
Certains ont été déçu par ma démarche, d’autres on regretté que je ne vote pas contre. J’ai fait comme j’ai souhaité, en accord avec moi-même. Mais aussi en lien avec toutes les observations que j’ai faites ces derniers mois, à travers les commissions auxquelles j’ai participé.
La mandature qui s’annonce, va marquer un véritable tournant dans l’histoire de notre ville. Je pèse mes mots et en suis persuadé.
Jusque là, il y a eu un pénible travail de redressement après l’état catastrophique dans lequel, l’ancienne équipe municipal avait laissé les lieux. Il fallait faire une pose, prendre ses marques et rassurer les Chatenaisiens, dans une continuité contradictoire. L’assainissement des lieux ne pouvaient pas laisser la place à de vraies actions concrètes de celles qui marquent un tournant politique.
Ces prochains mois, dans deux ans d’ici là, une transformation des lieux, de la typologie de l’habitat, de l’espace, de la géographie humaine, socio-culturel va apparaître.
Une politique de grands travaux, d’aménagements, de transformations radicales est menée dans ce sens. Tout le monde le pressant. Cette transformation sera portée aussi par la réforme des collectivités, par un désengagement de l’Etat vers plus d’autonomie des villes et la révision de la Taxe Professionnelle.
De quoi s’inquiéter. D’envisager aussi une redistribution politique des cartes, d’aller vers de nouveaux possibles.
C’est la raison majeure qui m’ait poussé à tenter l’abstention dans le vote de ce budget. Même si sa validation ne dépendait pas de moi pour être entérinée, même si je n’étais pas tenu à une solidarité d’engagement, comme le sont tous les membres de la majorité municipale.
Laisser un peu de temps au temps pour voir comment cette ville va s’élever, se transformer, grandir vers plus de solidarité ou plus d'indifférences.
JPB
01:28 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 01 Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vote budget primitif 2009, chatenay-malabry, monchatenay.com, jean-pierre bozzonne, modem
27.09.2008
L'inauguration du centre Culturel Firmin Gémier
J’ai renoué hier avec le calendrier des manifestations Châtenaisiennes.
En effet, les élections départementales du MODEM et plus particulièrement le débat qui s'est tenu en salle Jean Lecanuet au siège de la rue de l’Université, entre les deux prétendants à la présidence du 92 m’ont fait rater un Conseil Municipal : ... je me présente comme conseiller sur l’une d’elles.
Je m’en excuse auprès des habitants de ma ville et je ferai en sorte que ce genre d’absence soit exceptionnelle.
En revanche, je n’ai pas loupé l’inauguration du Centre culturel qui s'est tenue hier soir, vendredi et qui a donné lieu à un spectacle multimorphe intéressant. Le but étant de démontrer la polyvalence et la plasticité de la salle : C’est chose faite.
L’accoustique est excellente, le rapport salle-scène est remarquable. Seul bémol, il faudra certainement réfléchir à la climatisation de la salle ; en effet on peut vite s’y enrhumer.
Les volumes du bâtiment et le jeu architectural du rapport volume-lumière sont optimisés. Ce bâtiment a coûté certainement assez cher, 18 millions d'euros, de mémoire, financés à 80% par le Conseil Général. Le budget avait certainement un plafond dont l’architecte a du tenir compte. Pourtant, à aucun moment, l’offre culturelle proposée ne donne l’impression d’un rabais d'aucune sorte.
La scène centrale est véritablement originale : Imaginez un panier d’osier renversé en dedans duquel s'élaborerait l'espace scénique où se loveraient les spectateurs. Au-dessus, c’est-à-dire, tout en haut de la salle, une sorte de fente électrique semblable à un œil, se déploie à ciel ouvert. Il y a de l’africanité et du chamanisme là-dedans. Un espace habité donc.
J’ai dit ailleurs ce que m’inspirait l’édifice extérieur et surtout son positionnement géographique sur la ville qui en fait une passerelle culturelle inespérée entre la Cité Jardins et le Centre.
Je ne m’étais pas trompé. Le décloisonnement se fera et l’envie des jeunes d’investir cette espace se produira à n’en pas douter : j'en prends ici le pari.
J'exprime toujours ce que pense : je salue donc l'allocution de Monsieur le Maire qui, en reprenant sur le fond la thématique de la lultte contre l'acculturation de nos jeunes, est sorti de la clause de style qui sied à ce genre d’exercice. Le discours fut un discours fort. Après tout, si la lutte contre la discimination culturelle était le pré carré de la gauche et pas celui de la droite (ou l'inverse), les résultats auraient été visibles sur le terrain de la banlieue et notamment sur celui confié à la gestion des villes de gauche : ici comme ailleurs, les choses ne sont pas blanches ou noires, mais sont le résultat d'une volonté politique des acteurs municipaux et régionaux en place. Notre Mouvement Démocrate ne verse pas dans l'idéologie et ceci me va tout à fait.
Je souhaite donc bonne route à cette aventure culturelle qui se fera de rencontres et, je l’espère, créera des vocations.
Pour ma part, j’irai entendre et applaudir Abdel Malik qui se produira très bientôt sur la scène centrale.
NB: Aujourd’hui samedi, c’est porte ouverte sur les coulisses du bâtiment avec visites guidées.
JPB
10:27 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 05 Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : centre culturel firmin gémier, la piscine, chatenay-malabry, monchatenay.com, jean pierre bozzonne, culture locale
12.07.2008
Le départ de Thierry Olive de l'IDSU
Le Conseil d'Administration de l'IDSU qui s'est tenu hier a validé le départ de Thierry Olive de ses fonctions de Chef de Projets.
Je voudrais profiter de l’occasion pour rendre hommage au travail réalisé par l’IDSU et tout particulièrement pour exprimer en tant que Châtenaisien mes remerciements à Thierry Olive qui en a été le capitaine depuis son origine.
Le courage politique est aussi de dire lorsque les choses vont dans le bon sens et de saluer les hommes pour le travail accompli.
Les élections municipales de mars dernier semblent déjà bien loin. Elles ont été passionnantes de rencontres, de projets et de débats. Le suffrage universel a parlé, il a souhaité la continuité.
A l’issu du scrutin, l’une des demandes qui me semblait importante de formuler en tant qu’élu conseiller municipal MODEM était en tout premier lieu de rencontrer Thierry Olive. Sans doute parce qu’étant né à Gennevilliers, d’une famille modeste, entre deux barres H.L.M., j’ai été le jeune cobaye d’une politique d’urbanisation volontariste et outrancière qu’on présentait dans les années soixante comme le sésame aux problèmes de déficit de logements sociaux mais dont les conséquences s’avéreront catastrophiques quelques décennies plus tard, se traduisant par des lieux de tensions, de non droits et de ghettoïsation interethnique. Le courage des acteurs politique de cette ville est de s’être retroussé les manches pour envisager des solutions innovantes plutôt que de raser l’espace de l’habitat social en le remplaçant par un Disneyland locatif.
Thierry Olive et Patrice Couderc m’ont accueilli avec simplicité et accepté de répondre à toutes mes questions de nouvel élu en prenant tout le temps nécessaire pour m'expliquer les différentes étapes qui ont abouti à ce que nous reconnaissons aujourd’hui comme la mise en œuvre d’une véritable politique sociale d’intégration au cœur de la ville.
Les facteurs essentiels étaient réunis pout garantir le succès de cette entreprise sociale :
- D’abord le temps. Essentiel pour la réalisation, l’observation et la correction des différents dispositifs mis en place.
- Puis, les moyens financiers, renouvelés chaque année afin de pérenniser le travail déjà accompli.
- Mais aussi la passion : Car il faut savoir que la tâche est ingrate lorsqu’on n’a pas la passion qui va avec. Car cet argent et cette énergie ne sont pas destinés aux éclats festifs des illuminations de noël ni à la satisfaction manifeste des Anciens après que la municipalité ait organisé des sorties champêtres ou des goûters aux allures de thé dansants. On sait, d’emblée que lorsque les choses iront bien, personne ou presque sera présent pour vous féliciter mais que dès que les choses iront mal, que le climat se crispera tout à coup, ils seront nombreux à monter au créneau pour vous descendre. Quant aux jeunes eux-mêmes, perdus dans leurs difficultés, ils seront rarement conscients de l’énergie développée pour les maintenir hors de la nasse.
- Et j’en viens naturellement à la quatrième disposition qu’il faut posséder pour diriger cette entreprise sociale : je veux parler de l’humilité. Car au fond ils sont trop peu nombreux les châtenaisiens qui connaissent le travail réalisé par Thierry Olive et son équipe bien que beaucoup de monde ait noté qu’il ne s’était rien passé ou presque à CM pendant les grandes émeutes de l’hiver 2005. Et comme je viens de l’évoquer les liens de confiance créés avec les jeunes sont longs à mettre en place, ténus, fragiles et tout peut-être remis en cause du jour au lendemain : La ville n’étant pas à l’abri d’une dégradation économique et sociale nationale.
Voilà ce que je souhaitais rappeler. Fort heureusement T.O. ne part pas bien loin. Il est maintenant le DIR CAB de monsieur le Maire et gardera, j’en suis sûre une vigie bienveillance sur les activités de l’IDSU et sera toujours présent pour aider l’ensemble de ses collaborateurs.
19:36 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 10 Politique Sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thierry olive, patrice couderc, idsu, mous, conseil d'administration, chatenay-malabry
















