09.05.2009

La fête de l'Europe, la cérémonie du 8 mai 1945

8 mai 09 CM-1.JPGNe pas oublier celles et ceux qui se sont sacrifiés pour nous et nous ont laissé la liberté en héritage.

L’Europe est issue de ce drame là. Cette cérémonie du 8 mai 1945 pourrait paraître dérisoire et porter à sourire, après tant d’années écoulées. La paix semble tellement la chose la mieux partagée en Europe.

Mais, méfions-nous. Soyons vigilants encore et toujours.

Contre toutes celles et ceux qui ne souhaitent pas que l’Europe se fasse.

Contre toutes celles et ceux qui importent en France un conflit qui n’est pas le nôtre dans le but de monter les communautés entre elles.

Contre toutes celles et ceux qui parlent de pornographie mémorielle et de détails de l’histoire.

L’Europe est libre et nous fêtons aujourd’hui sa victoire.

 Grace à celui et celle dont le nom est gravé sur le mur d’un monument, ou au cœur d’une petite croix blanche.

JPB

Crédit photo : Daniel Gruaz, tout droit réservé

09.02.2009

Newsletter de Février 2009

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21:46 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne dans 00 Newsletter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, europe, conseil national

14.06.2008

Nil to Lisbon

article_photo_1213367969334-1-0.jpgL’Europe n’en finit pas de se construire dans la douleur. Le non irlandais vient encore de nous le démontrer. Motivé par une série de raisons n’ayant rien à voir avec les nonistes de gauche français, il montre bien toute la difficulté à fédérer des états souverains qui répondent selon leurs critères culturels et non sur le contenu d’un traité.

C’est l’organisation LIBERTAS qui s’oppose à une harmonisation fiscale et sociale. Viennent ensuite les groupes religieux qui à la simple évocation d'une éventuelle obligation par Bruxelles d'imposer le mariage gay ou l’avortement aux habitants de ce pays ô combien catholique, agit comme un repoussoir au traité de Lisbonne.

Le Sinn Fein qui voit dans l’Europe telle qu’elle se développe comme un danger à la neutralité irlandaise et s’oppose vigoureusement à une Europe de la défense.

Lorsqu’un référendum est proposé à un pays membre, force est de constater que souvent sa population rejette le projet européen. Et comment pourrait-il en être autrement avec 27 pays souverains dont les intérêts économiques et la culture sont souvent opposés, lorsqu'ils ne s'affrontent pas ouvertement. C’est la raison qui explique le  "non" que vient d'essuyer la Constitution et le traité de Lisbonne. Il est urgent que les eurocrates considèrent ces fins de non recevoir comme autant d’avertissements venant de populations lassées par le manque de clarté et de démocratie « directe » qui entourent la construction européenne à cette étape décisive de son évolution.

 

article_photo_1208169422310-1-0.jpgInvités à se prononcer sur le traité le de Lisbonne par référendum, les Irlandais se sont prononcés pour le «non». François Bayrou, président du MODEM revient pour 20 minutes.fr sur ce revers, et expose sa vision d'une issue pour l'UE. Interview

Les résultats du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne donnent le «non» vainqueur. Avec ce nouveau revers, que doit envisager l’Europe pour s’en sortir ?

Il est temps de regarder les choses en face. Un fossé s’est creusé entre les peuples européens et les institutions. Ce fossé est devenu un gouffre. À Lisbonne, on a voulu éluder les questions essentielles. Mais les peuples veulent avoir leur place dans les décisions et savoir ce qui se décide en leur nom. Ils n’acceptent pas que l’UE soit seulement un projet commercial qui ne parle que de concurrence.

Comment retrouver le chemin de la construction européenne?
Au lieu de faire les sourds, il faut répondre aux questions que les peuples se posent : comment protéger leur identité, leurs valeurs, leur projet social…

Le même scénario a eu lieu avec le traité de Nice en 2002 : l’Irlande l’avait rejeté dans sa version initiale par référendum… L’option retenue avait alors été l’octroi de clauses dérogatoires. Quelle issue pour le traité de Lisbonne ?
Le Premier Ministre François Fillon l’a dit jeudi soir : si la réponse irlandaise est non, il n’y a plus de traité de Lisbonne. Je ne souhaite pas qu’on fasse comme si rien ne s’était passé.

Est-ce un échec pour la France et pour Nicolas Sarkozy?
Il y a eu une grave erreur de méthode. Je défendais l’idée d’un texte court, simple, lisible, compréhensible par tous et soumis au référendum du peuple. Au lieu de cela, on a fait 350 pages d’amendements illisibles ! Quand ils ne comprennent pas, les peuples votent non…

Que suggérez-vous comme solutions concrètes?
Il faut repartir sur des bases nouvelles. Il faut dresser la liste des questions que se posent les citoyens et y répondre, simplement, de manière compréhensible par tous.

L’Union européenne devient-elle une utopie ?
C’est un idéal dont chacun de nous a besoin, qui concerne chacune de nos familles. Une voix européenne qui nous défende et pèse aussi lourd que les Etats-Unis et la Chine, tout le monde en a besoin. Mais cela ne peut pas se faire contre les citoyens ou sans eux.

Comptez-vous vous impliquer dans cette reconstruction?
Oui, les élections européennes en 2009 serviront à proposer un autre chemin.


Propos recueillis par Valérie Zoydo

 

21:28 Ecrit par Jean-Pierre Bozzonne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, traité europeen, traité de lisbonne