16.07.2009

Le Grand Paris, les projets vont bon train.

grand paris 02.jpgLe Président voulait aller vite mais la complexité du projet l’en empêche.

Seule information qui filtre : les membres du Conseil Régional et du Grand Paris pourraient être élus en même temps grâce aux élections régionales, les têtes de liste iraient à la région et les autres,  au Grand Paris.

Nicolas Sarkozy l’a dit et répété, il veut aller vite. Cela me rappelle le Maire de Paris qui voulait qu’à la fin de sa  première mandature, les Parisiens puissent constater que le tramway étaient sur ses rails et que des vélos gratuits étaient à leur disposition.

Un premier texte pourrait donc être présenté en Conseil des Ministres fin juillet, dans lequel sera scellée la carte des intercommunalités en 2011.

Pourtant, la bataille sera difficile et fera grincer des dents. Il faudra régler la fusion des élus départementaux et régionaux, la répartition des compétences entre les collectivités, la suppression de la Taxe professionnelle et la vive polémique qui entoure la réflexion autour de la taxe carbone. Autant de dossiers que le Chef de l’Etat compte bien prendre seul, à l’écart des élus.  

grand paris 01.jpgParis Métropole, cette association d’élus regroupant 92 communes, s’est réunie le 8 juillet dans la quasi-indifférence pour aborder le sujet des transports. On peut se demander qu’elle légitimé à ce syndicat alors que le Conseil d’Administration du STIF et que Nicolas Sarkozy avaient de leur côté, dès le 30 juin, annoncé les grandes lignes du projet ?

C’est Philippe Dallier, le Sénateur UMP fut l'un des premiers à avoir rendu public début 2008,  un rapport au nom du Sénat, qui proposait de créer un Grand Paris sous forme de collectivités locales de plein exercice qui consacreraient la fusion des départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine Saint Denis et du  Val de Marne. Pour constituer à terme, une nouvelle collectivité locale qui aurait pour but de porter des compétences élargies, afin de répartir  la richesse fiscale produite dans ce périmètre. Pour financer les politiques sociales, la politique de la ville, être plus efficace en matière de logements, en matière de transports, en matière de sécurité. L’idée étant  de se doter des outils de décisions politiques pour être plus efficace sur ces grands problèmes.

Les élections régionales porteront aussi sur cet enjeu là. Il faudra donc que tous les démocrates conservent une vigilance accrue et soient sources de propositions afin d’entrer dans un débat dont les choix transformeront la Région et détermineront les compétences politiques des élus pour les trente ans à venir.

 Source le Figaro

JPB

28.06.2009

Je quitte le MODEM et passe au Haut-débit

 

 

roadtrip1.jpg Deux ans et être revenu au point de départ.

 Deux ans et devoir à nouveau plancher sur des problématiques de gouvernance et dénoncer les déficits démocratiques d’un mouvement qui se voulait exemplaire en la matière.

 

Deux ans et devoir à nouveau reconquérir un électorat qui s’est distillé entre le Centre-gauche et les Ecologistes.

 

Deux ans depuis que d’élections nationales en élections internes, chacun s’est placé, s’est positionné, a trouvé un petit strapontin, n‘a parlé que de cela, s’est arraché les tripes avec son voisin pour savoir qui prendrait la place de l’autre à la présidence d’un petit département dont tout le monde se fout ! Rejouant dans toute la France le même psychodrame.

 

Deux ans où personne n’a jamais parlé sérieusement de politique, ayant pour unique consigne de relayer la parole du chef. L’homme « présidentiel ».

 

Deux ans d’épuisement au bout desquels il nous faut aujourd’hui signer une pétition et adhérer à un collectif pour être entendu.

 

Petite anecdote : Il y a 3 jours j’appelle Karine, la secrétaire de François Bayrou, pour lui dire que j’aimerais parler au Président, le rencontrer. Qu’il m’accorde au moins 2 minutes d’attention par téléphone. Nous sommes nombreux à penser que le jeu du chat et de la souris a assez duré et qu’il serait bien qu’il s’exprime, qu’il nous reparle enfin.

Nous savons que notre démarche ne lui a pas fait spécialement plaisir, même si cette dernière se voulait constructive et ne remettait pas en cause les fondamentaux auxquels nous croyions.
Et s’il est mécontent, qu’il le dise !

 

Nous avions été jusqu’ici de bons petits soldats, mais nous avons le sentiment que la déroute électorale a quelque chose à voir avec la façon dont les décisions sont prises au 133 rue de l’Université.

Je donne mon numéro de portable à Karine, pour qu’il me rappelle….

J’attends toujours.

 

Qu’est ce que je fiche dans l’histoire personnel d’un homme qui a des comptes à régler avec ses anciens amis dont il fustige les méthodes ?

Le doute m’assaille lorsqu’il ne prend même plus la peine de s’expliquer avec quelqu’un qui, quelques mois plus tôt, avait passé avec quelques autres, des nuits entières à lui bâtir sa communication électronique ? Gracieusement ! Quel mépris !

Deux ans depuis qu’il a mis en place ce parti.

Car il sait plus qu’un autre, qu’aucun homme politique dans ce pays, aussi doué soit-il, ne peut prétendre à la magistrature suprême sans une force politique derrière lui.

 

Mais à l’évidence, le truc l’emmerde, même s’il sait qu’il lui faudra se résigner à passer par cette étape.

Tout ceci va contre sa nature de solitaire.

 

Il l’a compris à l’instant même où il a réunit son congrès à Villepinte.

Tous ces militants brandissant leurs amendements, qui pinaillaient chaque fin de phrase, sur chaque point virgule oublié ! Il devait certainement penser à François Mitterrand à ce moment-là. A Epinay en 1971. L’homme avait créé le PS ; la machine de guerre qui l’amènerait au pouvoir dix ans plus tard. Dix ans qu’il avait attendu ! Et comme aux Guignols, « putain, dix ans c’est long ! »

Le soir de sa gamelle électorale, au 133 rue de l’Université, il ne serrera aucune poignée de mains, n’aura aucun mot de compassion pour les militants venus le soutenir.

Il rechigne même depuis à offrir des autographes de son fameux bouquin écrit contre Sarkozy avec lequel il s’était rependu sur tous les plateaux télés, pendant toute la campagne électorale européenne.

Quel titre déjà ? Ah oui, Abus de pouvoir, ça me revient !



Bien sûr, il avait sans doute raison lorsqu'il affirmait que les rédactions des JT ne voulaient que lui sur leurs plateaux. Le reste du MODEM n’était pas assez vendeur pour TF1 et le Service Public.

D’ailleurs n’était-il pas le premier à se plaindre qu’il était seul aux commandes ? « Maintenant, j’ai quelques élus derrière moi » avait-il confié après les élections. Comme si cela n’avait pas été toujours le cas !

 

Mais qu’est ce qui l’empêchait de dire :

« Eh, vous savez les gars, vous qui êtes derrière votre poste, là ! Il y a des tas de cafés démocrates qui ont lieu un peu partout dans toute la France en ce moment où on parle politique et d’Europe en particulier ! Allez sur notre site ! Je suis certain que vous trouverez un lieu de rencontre près de chez vous ! C’est formidable ce qu’il s’y passe. Soyez curieux ! Ils sont animés par des gens formidables qui sont de véritables démocrates et des européens convaincus !

Le MOuvement DEMocrate ne tourne pas autour de ma seule personne vous savez!!
Le MODEM est un collectif d’auteurs. Les Commissions sont des espaces démocratiques géniaux, soyez curieux, informez-vous, venez-nous rejoindre ! »

Qui l’empêchait de tenir un tel discours ?

 

Bon bref, je ne vais pas me répandre davantage et je n’écris pas non plus pour me justifier.

Deux ans déjà ! Pas une minute de plus.

J’ai envie de faire de la politique pour faire passer quelques idées auxquelles je suis viscéralement attaché. Notamment, celles qui concernent les discriminations et les minorités visibles. Je veux faire de la politique sans plus attendre. De la politique dans ma commune, dans ma circonscription et dans ma région.

La Loi sur la régionalisation va redéfinir les cartes et les pouvoirs des élus !

Y aura-t-il encore des Conseillers généraux et régionaux dans deux ans ? Ou bien se confondront-ils en Conseillers territoriaux ?

Et les élus dans les conseils municipaux, que deviendront-ils ? Verront-il s leurs attributions transformées ? Deviendront-ils des élus intercommunaux au pouvoir plus élargis ?

Toutes ces questions demandent de la réactivité, qu’on fasse de la politique dès à présent !

 

Je crois à l’espace démocratique qu’on appelle le Centre qui ne se situe ni à droite et ni à gauche et je ne veux pas attendre 2012 ou, 2017 pour entrer dans l’action politique.

D’ailleurs à ce propos, je dois demander pardon à Simone Veil. J’ai pensé qu’elle devenait gâteuse le jour où elle a affirmé que François Bayrou était obsédé par le pouvoir ! Vous savez l’histoire de l’alcool fort qu’il nous avait sorti ! Madame Veil avait raison et lui était en rémission !

Partir avant de regretter. Partir pour mieux revenir après. Plus fort et organisé. J’ai fait la connaissance de gens remarquables au MODEM. Je n’oublie personne et j‘ai noué des histoires affectives. Heureusement qu’il y a les hommes. Mais je ne me sens pas obligé d’être fidèle à son leader, somme toute assez médiocre et tout aussi bonapartiste qu’un Nicolas Sarkozy.

 

Tout compte fait, j’ai fait le job, je n’ai rien à me reprocher.

J’observe qu’on organise des tables rondes pour réfléchir à ce qui n’a pas fonctionné durant cette campagne. Un devoir de vacances : PASSEPORT pour le MODEM - Saison 3 !

Un brainstorming pour réfléchir à un scénario qui a foiré et dont tu n'es ni le réalisateur ni même le preneur de son. Imagines le truc : Jamais on n’est allé te chercher pour te dire comment on allait faire et ce que tu en pensais, toi ? Tu ne t’es occupé de rien, on n'est pas venu te chercher.

 

Et puis une fois la campagne passée, on te demande de réfléchir sur ce qui a cloché ! Et dénoncer le séditieux !

Et puis, j’avais une autre bonne raison de ne pas m’y joindre. Le collectif des Promoteurs était assez précis dans l’avancée de ses propositions et de ses analyses !

Et comme j’en suis l’un des premiers signataires, je ne me voyais pas à nouveau réfléchir, alors que j’avais apposé ma signature au-bas d’une feuille électronique sur laquelle étaient inscrites un certain nombre de propositions claires et concises!

 

Il faut rester cohérent dans la vie! Faire plancher des militants sur des trucs qui ne serviront qu’à remplir les tiroirs ! Il me semble que chacun d’entre nous à une petite anecdote à ce sujet.

En politique comme ailleurs, je n’aime pas les doubles vies ! Je n’aime pas les mensonges, même par omission.

J’ai fait la connaissance de personnes qui parlent de politique et d’égalité sociale et de meilleure répartition.

Eux aussi veulent remettre l’individu au centre de toute préoccupation politique et économique.

Ils sont très ouverts et veulent rassembler.

Ils ne sont pas drapés de vertus du style « Mains propres et têtes hautes » .

J’ai tendance à les croire, ils ne donnent pas de leçon.

Ils vous passent d’emblée leur numéro de téléphone et leur e-mail.

Il faut que je vous dise (autrement ce serait malhonnête) que depuis quelques heures, je suis l’un de leur membre : l’Alliance Centriste.

Deux ans déjà. Je n’ai pas une minute supplémentaire à perdre, je quitte le MODEM, je passe au Haut-débit.

Je vous dis à bientôt et vous embrasse affectueusement.

JPB

 

 

 

30.04.2009

l’Europe et les politiques énergétiques.

EE01.jpgEn marge des élections européennes, l’association Générations-Démocrates, proposait hier soir, une réunion débat sur le thème de l’Europe et les politiques énergétiques.


Pour l’occasion, Collette Gissinger avait réuni un plateau d’invités experts venus confronter leurs analyses face à des personnalités politiques venus de différents horizons.


L’hydrogène fut au centre du débat.
Si au XXème siècle l’Europe s’est créée sur le charbon et l’acier, l’Europe du XXIème siècle se développera sur l’Énergie durable et la matière grise.
Face aux enjeux d’indépendance énergétique, de réchauffement climatique, de création d’emplois et de pouvoir d’achat, l’Alternative Hydrogène est un choix politique européen majeur, dont la France devrait être le fer de lance selon les invités présents sur le plateau.

Entre autres invités :
Julien Irondelle et Max Stellmacher et Thierry Alleau de l’Association Française de l’Hydrogène et
Pierre Beuzit de l’Association Alphéa et ancien Directeur de la Recherche de Renault.


A ce jour, l’hydrogène est le seul vecteur d’énergie capable de mouvoir des voitures, des bus, des camions, des tracteurs, des navires, des bateaux pêcheurs, des avions, voire de chauffer des habitations. En dehors de l’aéronautique, le stade du prototype est maintenant dépassé. Nous sommes aujourd’hui dans la phase des démonstrateurs. Au niveau des voitures individuelles, les performances des véhicules utilisant de l’hydrogène gazeux rejoignent ceux des véhicules à essence.


Les différentes démonstrations furent convaincantes au point de se demander pourquoi la France, et au-delà, l’Europe de pariait davantage sur cette nouvelle forme d’énergie.


EE02.jpgSans doute manquait-il à ce plateau un invité apportant la contradiction à une assemblée trop acquise à la cause.
Toutefois, cette première réunion marque le démarrage citoyen de notre association.

Ce débat sera suivi par beaucoup d’autres qui permettront de penser la politique autrement, au-delà des clivages habituels.

JPB

20.02.2009

Outre-mer : face au mépris et aux approximations… vers une autre politique.

afp-photo-174040.jpgUltra-marins, ultra-mépris.

 

 

Mépris…

 

Depuis plusieurs semaines la Guadeloupe s’enfonce dans une crise progressive dont les signes avant coureurs n’ont pourtant pas manqué.

 

Quiconque est allé travailler dans les DOM  a été confronté aux nombreux problèmes dont souffrent ces différents départements.

 

Coexistence de bidonvilles et de résidences de luxe favorisées par la « défiscalisation », faiblesse de certaines infrastructures…

Environ 1 600 000 personnes vivent dans trois des quatre DOM (Guadeloupe, Martinique et La Réunion) sur une superficie de 5 300 km carrés, soit une densité de près du triple de la métropole.

 

Quel est le nombre de kilomètres de voies ferrées ? Réponse : 0.

 

L’absence de concurrence, des sociétés privées en position de monopole ou de quasi-monopole et bien d’autres facteurs expliquent bon nombre de rentes de situation et des prix totalement exorbitants.

 

A titre d’exemple, ne cherchez pas dans les DOM le moindre prix sur les carburants dans les stations service car il n’y a qu’un seul importateur et qu’un seul distributeur.

Face à une situation de plus en plus tendue, Yves Jégo, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, a multiplié les déplacements et les réunions avec les principaux acteurs politiques, économiques et sociaux.

 

C’est visiblement une méthode de travail qui déplaît en haut lieu.

 

Pour seul remerciement, celui-ci s’est fait convoquer à Paris en pleines négociations (le téléphone et les vidéoconférences entre la Préfecture de la Guadeloupe, Matignon et l’Elysée ne fonctionnent donc pas aux Antilles ?), s’est visiblement fait « remonter les bretelles » et est revenu encadré par deux « médiateurs ».

 

Premier mépris y compris pour le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer.

 

Lors de son avant-dernière et très longue intervention télévisée, ni les deux journalistes ni le Président de la République n’ont eu l’idée d’évoquer la situation aux Antilles qui pourtant se dégradait de jour en jour.

 

Deuxième mépris.

 

Lors de sa dernière intervention télévisée, le Président de la République n’a évoqué la situation Outre-mer que tout à la fin de son discours et ce, en quinze secondes en convoquant une future réunion.

 

Troisième mépris y compris pour le Premier ministre et de nouveau pour son secrétaire d’Etat.

 

Alors que la nouvelle du meurtre d’une personne, lié d’une certaine façon au climat d’insécurité régnant dans l’île était connue depuis plusieurs heures, aucun mot de condoléances de la part du Président de la République dans sa dernière intervention télévisée ni envers sa famille ni envers ses collègues.

 

Quatrième mépris.

 

Approximations…

 

Alors qu’il avait su avec talent sortir de la crise de la Nouvelle-Calédonie avec un remarquable courage politique, Michel Rocard a donné à un récent journal télévisé de RFO une interview consternante sur l’avenir de Mayotte.

 

Dans un langage peu compréhensible, celui-ci a multiplié les approximations du genre « la départementalisation va coûter cher aux Mahorais car il faudra payer un Président du conseil général, une assemblée et des locaux… ».

 

Rappelons simplement que le Président de l’actuelle collectivité territoriale existe déjà, que l’assemblée de l’actuelle collectivité territoriale existe déjà, que les locaux existent déjà, que tout cela fait d’ores et déjà l’objet de paiements et que nul ne s’émeut en termes de confusion des genres que le conseil municipal de la ville de Paris siège aussi parfois en tant que conseil général du département de Paris.

 

Par-dessus le marché, il est aussi navrant que l’ancien Premier ministre mette en exergue les insuffisances en matière d’éducation et d’hôpital alors que précisément l’effort de l’Etat a été colossal pour développer l’hôpital de Mamoudzou et les établissements d’enseignement secondaire.

 

Une autre politique

 

Ni mépris ni approximations, l’Outre-mer vaut bien mieux que cela.

 

Partout des hommes et des femmes mettent en œuvre leur volonté, leur savoir faire pour faire évoluer leur cadre de vie, moderniser leurs infrastructures.

 

A simple titre d’exemple la région Réunion est en voie d’achever deux projets capitaux à savoir la desserte par voie rapide entre Saint-Denis et Saint-Pierre et la mise en place d’un « tram-train » entre l’aéroport et Saint-Paul via Saint-Denis.

 

Il reste une tâche énorme à mener à bien dans les DOM tant le clientélisme, l’esprit clanique ou corporatiste y sévissent parfois au détriment des lois de la République.

 

Mais il existe aussi une énorme richesse faite de la jeunesse de sa population, des remarquables potentialités de ces îles, des politiques à mettre en œuvre notamment dans le cadre de la protection de l’environnement, de l’équité fiscale et foncière…

 

C’est cette autre politique fondée sur la prise en compte des spécificités mais aussi sur le respect de la loi républicaine que François Bayrou a raison de vouloir promouvoir Outre-mer comme en métropole.

 

Les prochaines élections européennes ne sont nullement déconnectées de l’Outre-mer.

 

Qualifié selon la terminologie officielle de « régions ultra-périphériques » de l’Union européenne, l’Outre-mer peut obtenir à ce titre aides et conseils pour un développement enfin plus harmonieux.

 

Et il nous appartient à nous tous de faire en sorte que nos concitoyens vivant loin de la métropole ne fassent plus l’objet de mépris ou d’approximations.

 

 

820639972.jpgPatrick Dessen

Vice-président de la section MODEM de Châtenay-Malabry

10.02.2009

Générations Démocrates

IMGP1282.JPGA l’issue de la Conférence Nationale qui s’est tenue au Palais de la mutualité de Paris, je suis rassuré par la pêche et la réelle volonté d’en découdre de nos têtes de liste. A commencer par le premier d’entre eux dont le discours à été d’une qualité exceptionnelle. François Bayrou a, de façon didactique démontré à quel point il était fondamental que le Mouvement Démocrate s’affirme comme la seconde force du pays.

Il a rappelé  avec quel discernement, avant toutes les autres représentations politiques confondues,  que nous fûmes les premiers à dénoncer le poison de cette politique néolibérale qui devenait le mètre étalon incontestable et incontesté des projections et raisonnements politiques et médiatiques dominants de ce pays.

Nous sommes aujourd’hui  convaincus que des valeurs particulières à la France sont mises à mal par le pouvoir en place qui recherche l’alignement sur un modèle anglo-saxon usé et contestable.  Que ce choix se fait paradoxalement à un moment où ce modèle est au bord de l’implosion et tire la planète dans une spirale de tous les dangers.

Le réalisateur Québécois  Denys Arcant en ayant successivement évoqué le déclin de l’empire et des invasions barbares qui s’en suivraient, avait trouvé avant tous les autres, par une fulgurance intéressante, les formules que nous semblons reconnaitre aujourd’hui comme des évidences certaines.

C’est maintenant que l’Europe doit montrer à nouveau le chemin. C’est aujourd’hui que l’Europe doit affirmer son leadership intellectuel et moral. C’est à l’issue des grandes crises que notre Continent a de tous les temps existé plus fort.

 « Une nouvelle génération se lève et prend en main l'avenir de la France et de l'Europe. Oui la politique d'aujourd'hui est pervertie, mais pour vivre ensemble et construire l'avenir du monde, il va falloir y mettre les mains, de l'énergie et de la force de conviction ! Exemple de ces militants qui vont à contre courant des idées reçues sur notre génération tant décriée ! »

Celle qui a écrit cela vient de prendre ses distances avec notre mouvement. Je reviens une seconde fois là-dessus car je ne comprends pas que Quitterie Delmas  se sente si résigner après moins de deux petites années (pourtant si riches) passées à la mise en place des instances de notre parti ?

Deux ans à peine nous séparent de la naissance de ce formidable espoir qu’est le Mouvement Démocrate ?

Comment en si peu de temps pense-t-elle en avoir fait le tour pour elle-même et écrire ne plus avoir le force d’attendre plus ?

Comment à l’âge de trente ans, elle qui se voulait être la porte-parole d’une nouvelle génération politique, elle puisse en avoir déjà assez et remettre en cause ce magnifique élan qui ne fait que commencer ?

Je réponds à Quitterie Delmas que cette volonté de renouveau politique et moral ne serait être la seule ambition et le seul apanage d’une génération de trentenaire. Mais que cet espoir est partagé et ressenti par tous les véritables démocrates qui se retrouvent dans le message de François Bayrou et ceci, dans une diversité transgénérationnelle.

Je dis à Quitterie Delmas que se sont différentes générations démocrates qui sont prêtes à se battre ensemble et retrousser leurs manches. Qu’elles se sentent prêtes  à partager leurs  savoirs, leurs expériences et  préparer  avec la fougue des plus jeunes l’alternance à laquelle nous aspirons tant.

Ces générations démocrates sont prêtes mais ont l’impérieux devoir de travailler ensemble main dans la main.

Que ce sont ces générations de démocrates qui vont s’attacher à promouvoir un projet politique différent construit dans le sillage du message de François Bayrou.

Que ce sont ces générations démocrates qui incarneront très prochainement le nouveau visage des français.

Que ce sont ces générations démocrates qui jetteront les bases avec pacifisme et rigueur d’une nouvelle exigence politique et morale.

Et que oui, elles seront aux côtés de la jeunesse pour y œuvrer mais que tout ceci  ne sera possible qu’ensemble et non de façon clivée.

L’hymne à la joie de Beethoven a pris à la fin de cette conférence un relief particulier, chanté avec force par l’ensemble de démocrates convaincus qui s’étaient pour l’occasion réunis dans cette salle afin de  marquer  le coup d’envoi des élections européennes de 2009. Mais ils avaient tous les âges, venaient d’horizons politiques différents, partageaient des fois différentes, incarnaient toutes les catégories sociales de notre pays.

JPB

(*) Crédit photographique : Sylvie Brenez - Toutes reproductions réservées. (sylviebrenez@yahoo.fr)

 

05.11.2008

La Boucle est bouclée

Je voudrais avoir une pensée  pour Rosa Parks qui à la fin des années 50 s'est assise dans un bus à une place réservée aux blancs.

Il y a une toujours une femme aux origines de l'humanité, il y a sans doute cette femme à l'origine de la victoire de Barack Obama.

C'est ce qu'on pourrait appeler, l'effet papillon.

904483987.jpg

 

 

 

 

 

16.10.2008

Tous ensemble, tous unis

DSCF9429.JPGHier jeudi 15 octobre, les conseillers départementaux nouvellement élus étaient conviés au siège du Mouvement, salle Jean Lecanuet, à une rencontre conviviale, dont le but, me semble-t-il, était de les tenir informer sur l'organisation de la présidence collégiale et sur la tenue des élections de section, selon un ordre du jour qui nous avait été remis auparavant.

Or le ton de la réunion dhier soir pose questions.

Comment se fait-il,  la campagne pour la présidence départementale étant passée, avec les résultats quon connaît, qu’il y ait encore un antagonisme si palpable entre les deux anciens candidats et leurs colistiers ?

Les différents  lapsus de Pierre Creuzet tout au long de la soirée de cette réunion en disent long sur son positionnement vis à vis de la présidence collégiale  dans laquelle il siège au même titre que les 5 autres vice-présidents, si on omet la place particulière de la présidence tenue par Antoine Dupin.

Il affirme devant une salle comble par deux fois, être dans l'opposition de celle-ci. Que peut-on espérer d'une telle attitude, sinon une débauche d'énergie de la part des autres membres de cette présidence collégiale, pour réparer les dégâts collatéraux de ces positions extrêmes qui ne sont jamais justifiées en réalité, sinon  par le déni pur et simple du respect des règles édictées et acceptées par tous ?

Je me suis demandé ce qui se serait passé si Antoine Dupin s’était présenté contre Philippe Trotin par exemple.

Il est fort à parier que les deux hommes, travailleraient déjà ensemble et auraient oublié les joutes  oratoires et les positionnements pris  pendant la campagne.

Cela dit, en discutant avec des militants de Strasbourg ou bien de Nice, lors de mes rencontres de Cap Esterel, des histoires comme celle-ci, comme celle qui se passe dans notre fédération, pullulent et polluent les débats internes départementaux,  empêchent et retardent la mise au travail des militants, qui sont las des querelles de personnes, entretenues savamment par des petits noyaux qui refusent le verdict des adhérents du 92.  Ces histoires donnent le champ libre et offrent un boulevard aux partis adverses.

Toute cette agitation est contre productive dès lors quelle installe une concurrence malsaine : une concurrence saine devant logiquement toujours se trouver à l'extérieur d'une équipe et non à l'intérieur.

Une amorce de réponse serait de considérer qu’avec l’arrivée de la seconde vague de militants du MODEM, proche de la gauche socialiste et des verts, un profil de militants s’est dégagé, plus amènes aux combats fratricides, et disons le tout net, plus versés dans   une culture de courants qui n'existe pas au sein de notre mouvement.

 

Mais pouvons-nous nous permettre un tel luxe ?

 

 

Personne hier n'était capable d'apporter un argument valable pour démontrer d'hypothétique faille statutaire tant dans la démarche de cette invitation, ni dans le mode électif retenu par la collégialité.

 

 

Nous devons raison garder à la veille des échéances qui nous attendent et à quelques semaines de la mise en place des sections locales,  au risque de voir obérer l'avenir politique de notre mouvement et avec lui, la chance de porter François Bayrou à la présidence, dès 2012.

28.09.2008

Résultat des élections Département 92

 

Le résultat des élections dans le 92... que des gens que j'aime ! C'est que du bonheur :)

 

Présidence :
Suffrages exprimés : 930

antoine.jpgListe Vraiment MoDem (Pierre Creuzet) : 340 - 2 Sièges

Liste Démocrates du 92 en Action (Antoine Dupin) : 589  - 5 sièges *

 

 

 

 

 

 

 

 

 Conseil Départemental
alex.jpgSuffrages exprimés : 918


Liste Collectif Vraiment Orange (Aurélie Marchand) :
340 - 83 Sièges

Liste Rassemblement démocrate (Alexandre Harmand) : 577 - 142 Sièges *

 

* résultats provisoires en attente de validation par la CCC

Conférence Nationale
Suffrages exprimés : 846

pascal.jpgListe Pascal Hureau : 834


Suffrages exprimés : 2.694
Bulletins blancs : 14
Bulletins nuls : 45

 

14.09.2008

Le côté obscure de la Force

1269659872.pngCe qui me gène personnellement est que la liste de Pierre Creuzet joue sur des mots qu’elle souhaiterait s’approprier.
En se désignant VRAIMENT ORANGE – VRAIMENT MODEM, elle marque un état d’esprit qui voudrait laisser croire que les autres le seraient moins.
Il y a ici un abus de langage qui se doit d'être dénoncé et qui dénote un profond mépris pour les autres, ..de moi par exemple qui concours pour l'autre liste.
Car cela laisse penser que notre mouvement est déjà traversé par des courants contraires.

Alors que la spécificité du MODEM est que nous sommes épargnés par des querelles de pouvoir internes au sommet de notre direction ce qui est le contre exemple du PS. Notre direction est unie.

Alors pourquoi les seconds couteaux devraient-ils pour des raisons purement électoralistes user de procédés qui n’appartiennent pas à notre famille politique ?

Jusqu’ici on a vu des gens rester ou partir mais pas polémiquer sur leur supposé légitimé d’être à un poste plutôt qu’à un autre.
L’élection est une compétition entre membres d’un même mouvement qui partagent des valeurs communes.

Le choix repose sur des personnalités différentes.

Ceux qui ont oublié cela ne savent déjà plus que  nous sommes dans un mode d’élection qui se jouera à la proportionnelle.
Ce qui veut dire que quelque soit la liste gagnante, elle travaillera en étroite collaboration avec une partie des membres qui composent la seconde liste.

Ceux qui on oublié cela pensent certainement qu’ils représentent le tout d’une partie ; alors que le mode de scrutin fera de cette liste et de son représentant (quelque soit le résultat), une partie du tout.

 

Voir le tout nouveau blog de Sébastien

Orange Politic